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Défi un, sur quatre….

Bon, alors est-ce qu’il est réussi?… je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que de mon point de vue, j’ai, cette nuit, en achevant cette colo, réussit le premier de mes quatre défis. Que je vous explique…

Y’a de ça un moment, j’ai fais plusieurs dessins, que je n’ai jamais achevé. Ils étaient destinés à être mis en couleur, spécifiquement, et je n’y parvenais pas du tout. Il me manquait des techniques, des méthodologies, des reflèxes. Celui-ci, Mizu, est le second de la liste en ancienneté, il y en a un encore plus ancien à attendre. En tout, c’est quatre dessins que je veux voir en couleur tel que je souhaitais leur donner vie. Polaris, par exemple, en est un autre. Si je réussis ces quatre là, j’aurais réussi à relever un défi qui m’a énormément frustrée il y a un moment.

Alors, j’espère que celui-ci vous plaira.

Mizu est un terme Zoraï, qui signifie foyer, famille, maison. Les Zoraï , c’est ce peuple imaginaire portant un masque dont on voit une représentante sur le dessin. Ce thème, et cette scène, sont issus de l’inspiration de Saga of Ryzom, et aussi des avatars d’amis joueurs de ce MMORPG, à qui je dois beaucoup en terme de travail, et de créativité.  Seule entorse flagrante à ce monde, les homins -habitants de cet univers- craignent beaucoup le feu, et évitent de s’en servir. Sauf un peuple qui n’en a pas peur, les Fyros, ici, sur cette scène, les second et quatrième personnages en partant de la gauche.

Je pense que les joueurs dont j’ai représenté l’avatar se reconnaitront facilement. Je vais leur envoyer un lien vers ce post, pour qu’il le découvrent, après… hmmm… plus d’un an d’attente, si je me rappelle.

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Polaris, études de mode et autres speedpaintings

Bon, le taff pour Polaris avance bien, enfin, autant que possible. Comme des tas d’éléments visuels étaient un peu vagues, je les ai défrichés, et cela a fourni de la matière pour les auteurs, ainsi, je sais déjà pas mal de données sur comment créer la scène commandée, et ainsi être sûr de pas tomber « à coté ». Ça a un peu supris un de mes commanditaires qui pendant un moment a eu peur que je m’égare, alors que je faisais des études sur les looks typiques des gens. Après rapide discussion, tout est nettement plus clair. Et je vais faire le premier dessin pour la fin de la semaine -si la Convention m’en laisse le temps. Et si le moral me le permet, car c’est pas trop la joie, là. La vie s’arrange toujours pour nous rappeler à la réalité de manière abrupte. On fait avec, mais ce coup-ci m’a fait mal, faudra que je gère avec cette douleur.

Mais bref, trêve de tristesse, ça arrangera pas mes affaires, ni celles de personnes, et hop… speedys!

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Dédicace Djoul en mode « speedpainting »

En fait de speedpainting… mais en fait, si…  Moins de quatre heures pour faire cette colo est relativement raisonnable pour moi, surtout de la manière dont j’ai bossé, c’est à dire quelque peu sans méthode, pour me détendre, bien plus que pour obtenir quelque résultat que ce soit.

Coté boulot, y’a eu des choses, vous verrez sans doutes cela demain. Là, je vais faire une commande pour Djoul et Le Yan, une feuille de personnage, un truc que j’aime bien faire.

Un truc que j’aime bien, dans ma boite mail, le matin, c’est avoir des notifications de commentaires. C’est un point qui m’encourage, sans compter que cela me file des coups de mains, puisque j’ai aussi besoin d’avis critiques, et de conseils. Je dois dire que ces derniers temps, c’est pas l’extase de ce coté là. Vos claviers sont cassés?

Trbute to Cyberpunk, dédicace Djoul

Hier, partie de Cyberpunk, où j’ai pu jouer, en devant gérer contre l’état zombie/grippal, mais ce fut fort chouette, Le Yan fait partie de ces meneurs de jeu que j’adore, qui savent jongler sur deux paradoxes: faire jouer les actes des personnages-joueurs comme les héros d’aventure qu’ils sont, même dans les scènes les plus extrêmes, mais ne jamais cependant leur mâcher le travail, et leur faire faire bien sentir les conséquences de leurs erreurs.
En bref, parfois, quand nous en sortons vivants, on se demande comment on a fait!

Et comme en JDR, on est quand même pas toujours à coin, j’ai gribouillé, en toujours selon le principe de lâcher sur la feuille une scène en tête sans essayer d’atteindre un objectif de qualité précis, mais plutôt simplement une ambiance, un instantané, et quand c’est appliqué à un portrait de PJ, ça donne ça:

Kitty est une fixer à Cyberpunk, une spécialiste de la négociation d’affaires louches. On croirait pas en la voyant, mais elle se trimballe dans les pires quartiers, a des potes dans la vente d’armes et le trafic et peut tremper dans les trucs les plus glauques. Mais son look exprime aussi que 1) elle y est pas forcément discrète. 2) elle a un sens de l’esthétisme fait pour se faire remarquer, séduire, et surprendre, 3) elle a un caractère de chat, mauvais cotés compris.
C’est le leader de notre groupe, et son ciment, bien que cette situation ai été décidé par le groupe d’origine lui-même, dont deux des quatre membres sont des cyborgs assez peu « humains », et avec qui les gens tendent à discuter avec des efforts notoires de politesse…

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Quelques visages…

A mon grand étonnement, ils sont venus seuls, sans difficultés, nés de roughts à main levée, tandis que je cherchais le sommeil. Ce sont des visages des personnages d’Erdorin, le numéro zéro, en fait, tiré du scénario écrit sous forme de nouvelle par Alias et moi et que vous pouvez trouver ici. J’ai croqué 12 visages, voici les 8 que j’ai conservé, bien que tous soient sur mon carnet de croquis. Je suis surprise, agréablement, de la façon dont le trait s’est exprimé de lui-même, me permettant de trouver des solutions à des problèmes de visages, comme celui d’Eylwen, surtout, qui en un seul récit a trois visages différents, trois âges pour trois époques, des problèmes qui me hantaient depuis un an. Comme quoi, en une nuit, même malade, tout peut basculer… on verra quand je me serai réveillée, mais j’avoue être émue d’avoir réussi cela…

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Maintenance de PC…

… et ouais, je bosse sur un *censuré* de PC… j’aime ma machine, pourtant. La petiote -elle s’appelle Erdorin- supporte mes frasques et mes injures, et tant bien que mal se soumets à toute sorte d’exactions qui ferait mourir d’apoplexie un bataillon entier e techniciens de maintenance informatique. Mais de temps en temps, faut bien que je m’occupe de son cas, donc là, mode entretien complet -c’est à dire plus que d’habitude, et, sans rire, d’habitude j’en prend déjà fort soin, seule alternative à griller ma machine en trois mois.

Donc, petit dessin du jour, issu de mon boulot pour Polaris, des études de mode Corallienne histoire d’avoir de quoi parler avec mes commanditaires sur des illustrations d’un futur supplément web. Si les looks leur plaise, il faudra encore déterminer à quoi ressemble les bijoux et implants de coraux vivants, je pense aller voir vers les bijoux vivants façon Mezière.

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Crayonnage, crayonnage

Autre crayonné comme ça parce que, mais aussi pour étudier un cockpit dans Tigres Volants, voici:

Je voulais vous montrer Polaris ou Mizu finis,  les deux colos n’étant pas loin de l’achèvement, mais mon épaule a décidé que non. J’ai une vieille tendinite jamais bien soigné à l’omoplate gauche, et ma posture de travail dessin/tablette graphique est très très mal choisie pour mon épaule. Résultat, régulièrement, si j’ai pas pris garde, bobo, et je dois attendre un peu avant de reprendre le dessin, si je veux que les séquelels s’estompent, et éviter trois ou quatre jours « intéressants ».

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Tribute to Cyberpunk

… et les années 80-90, de toute façon mon style en est signé, alors faut bien assumer, mais bref… Ayant laissé la tablette graphique à mon ange ce matin, et mon ordi étant en train de faire un rendering qui n’en finissait pas -pour rien, mais normal, quoi- j’ai pris un crayon et…

… En fait, j’avoue avoir eu la forme, et avoir aussi pris le parti d’assumer mon style, en laissant faire. Partant d’une scène imaginaire de la campagne de Cyberpunk du Yan, où je joue la cyborgette du dessin, j’ai simplement testé sans aucun effort spécial mes propres avançés en terme de travail et style. Et en fait, j’aime bien.

Une fois avancé le boulot que j’ai en ce moment (un logo, une commande pour Polaris, une commande perso), ou quand j’en aurais marre de ma tablette graphique, je l’encrerais avec mon pinceau japonais.

Adobe Demonstrates Content-Aware Fill in Future Version of Photoshop – Mac Rumors

C’est énorme, c’est monstrueux, et je veux un Mac!

Adobe Demonstrates Content-Aware Fill in Future Version of Photoshop – Mac Rumors.

Comics and Design, quand l’élève a dépassé le maitre…

Comics and Design.

… le maitre peut aller se rhabiller.

C’était moi… y’a trèèèèès longtemps, quand je pouvais me la jouer devant lui qui n’avait pas encore décidé de faire du graphisme sa propre voie, et que Photoshop voyait sortir toute fraiche sa troisième version à peine -et que mon PC ne tournait pas encore sur un windows 95.

depuis, j’ai ramassé mes dents avec mes petits doigts cassés, j’ai été pleurer dans mon coin sur ma misère, et, malgré ça, je l’ai de temps en temps pourri sur une anatomie foirée ou un encrage approximatif, parce que non mais, c’est lui le petit scarabée. Bon, sincèrement, ça ne fait plus illusion, jugez par vous-même.

Que dire d’autre, si ce n’est que c’est un de mes plus anciens et chers amis, qui a la malheureuse idée d’aller vivre à Paris quand moi je viens me coller en Suisse, et qu’il est en ce bas-monde une des personnes qui a mérité le plus grand, sincère, et profond des respects que je puisse avoir pour quiconque. Mais si vous vous demandez pourquoi, lui le sait, et c’est bien assez!

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Murphy Rules…

Un ennui ne va jamais seul, il entraine en général derrière lui une ribambelle de copains, dont certains si habilement dissimulés derrière la banalité de l’existence que vous ne les prenez en pleine face qu’au tout dernier moment, un peu comme le piano sur la tête en ouvrant la porte de ce si sympathique hotel parisien donnant sur une rue douce et ensoleillé et ZBLAraOUingGGggrinnnnncroc

Hier, c’était pareil, et j’ai cru ce matin avoir réussi à éviter les derniers copains à Murphy, hé ben non. Dernier en date, l’analyse anti-virus de mon PC a généré un plantage généralisé le temps d’un aller-retour café, réduisant en miette ma retouche colo sur photoshop commencé une heure avant -oui, le plantage a bel et bien mangé la dernière sauvegarde, et je n’avais sauvegardé qu’une fois- et en profitant pour envoyer en villégiature prolongée à Wagadougou la playlist que je réalisais avec soin et amour depuis la veille sur Atunes, et qui s’élevait à une grosse centaine de titre.

Alors ce bilan après une nuit blanche dont les débuts furent peu agréables, et les relents encore pénible d’une crêve -je devrais remercier le Grand Humoriste dans le Ciel, Lou, un de nos amis, a choppé une angine ces derniers jours, et visiblement, je n’ai PAS d’angine. Il y a une justice!- sans compter un ratage de colo hier, je me demande comment Murphy va me faire encore coucou le reste de la journée…

Mais c’est clair, je gaffe aux pianos volants, là.

Critiques demandées: Ce dessin me pose soucis, donc j’aimerais vraiment que vous puissiez donner votre avis, point de vue, conseil, voir tips ou liens, sur la panière dont se présente le travail, y compris et surtout la partie concernant le fond sous-marin et l’engin. Celui-ci ne sera pas seul sur l’image, mais je suis un peu refroidie à peindre les autres, là, donc, merci par avance.

Le Prestige

Il y a des trucs qu’on rate parfois, et des années plus tard, on se sent con. Pour certain c’est des tendances de mode, pour d’autre l’occasion unique de se taire, ou de l’ouvrir. Pour moi, c’est des films.

Mais, ô joie, ô miracle, ô grand écran dans le salon, je me rattrape. Bien installé, notre écran peut concurrencer modestement un ciné coté image. Bon, on a pas d’installation sono 5.1, mais je pense que c’est une sorte d’instinct de survie… C’est aussi sur cet écran que les gens jouent à la console, je ne suis pas sûr que je survivrai -ou laisserai mes colocs survivre- à la voix de cruche fière de l’être de Vanilla, l’un des personnages principaux de FF XIII. Elle m’agace tellement que je songe à lancer le mouvement « Kill Vanilla ».

Mais donc, j’avais vaaaguement entendu parler d’un film, comme ça, sorti y’a quelques années, et puis, bon… Jusqu’à ce que Le Yan ne vienne un soir avec le DVD, l’air fier comme Bartabas, et visiblement sûr qu’il allait me faire craquer.

Deux heures et huit minutes plus tard, il eu ce commentaire: merde, première fois que je te vois regarder un film sans ni te lever, ni gigoter, ni parler.

Je me suis faite scotcher. Y’a pas d’autres mots.

Autant le dire, ce film rassemble trois choses essentielles:

Un sujet, un vrai, de ceux qui font la beauté des films d’auteurs, enfin tant que le réalisateur ne se prend pas pour un intellectuel de haute volée. De ce point de vue, on est en plein art. Je vous laisse trouver celui-ci, mais comme tout bon film qui se respecte, on peut deviner le sujet dans les 5 premières minutes…. reste ensuite à le comprendre!

Un thème, qui ici est une rivalité amoureuse/vengeance/c’est moi qui ai la plus grosse, mais poussé à son paroxysme, car entre deux hommes vivant pour mentir, tricher, tromper, voiler le réel… en bref, deux magiciens. Et en plus, c’est au débuts du 20ème siècle.

Et enfin une ambiance… celle d’un monde qui ne connait rien de la science, et n’y est pas préparé, et qui croit encore en la magie… et ici, il y a un adage qui prend tout son sens: « parvenu à un certain point, la technologie n’est plus discernable de la magie ».

Alors si je rajoute que les acteurs sont géniaux / Hugh Jackman, Christian Bale, Michael Caine) et que le réalisateur (Christopher Nolan quoi!) les drive avec un don remarquable, c’est bon, c’est le pompon.

Bref, trouvez-le, louez-le, piratez-le (hein, quoi, c’est interdit?… oui, bha si vous le trouvez pas à l’achat, rhôô^), mais allez voir ce pur bonheur… il est magnifique.

Le Prestige (2006) – AlloCiné.