Les dessins de la semaine en retard (pour changer)

Comme cela a bossé et bosse encore dru sur la dernière ligne droite rédactionnelle pour Les Chants de Loss, le jeu de rôle, je prends assez peu mes crayons/stylets/tablette graphique. D’où un certain silence sur ce blog. Bon, je pourrai vous partager certains billets d’humeur récents, mais franchement, arroser au kérosène un incendie qui brûle déjà fort bien et dont l’éclat attire les pires trolls et connards sexistes du monde du jeu de rôle, je préfère éviter. Quand la lueur baisse un peu, ce sont le genre de cons à vouloir aller cramer autre chose : moi par exemple. Alors, je garde ça pour Facebook et ici, je reviendrais dessus plus tard et sur certains éléments plus intéressants que parler des cons.

Et donc, quelques dessins !

Une peinture numérique pour Les Chants de Loss, le JDR

Un fanart Dr Who, cadeau d’anniversaire pour Yann Décombaz

Mise en couleur d’illustration pour Les Chants de Loss, le JDR. Elles seront toutes colorisées.

Un personnage masculin pour Les Chants de Loss, le JDR

Un autre personnage masculin pour Les Chants de Loss, le JDR

Lisa, héroïne des romans Les Chants de Loss, aquarelle du Dimanche

Ringstadt, supplément et ville Européenne dans l’univers de Tigres Volants, disponible gratuitement !

Ringstadt est un supplément et une campagne de jeu de rôle dans dans le monde du JDR Tigres Volants, écrite et mise en page par Matthias Wiesmann, qui en parle ici sur son blog. La ville se trouve là où Berlin était situé jusqu’à la troisième guerre mondiale et une bombe qui a changé la cité en lac circulaire fumant et irradié. Plus d’un siècle plus tard, la ville fut rebâtie sur les ruines enterrées et encore radioactives parfois et ce n’est toujours pas achevé en 2300, par des concepteurs géniaux et fous, mais en devant aussi faire avec la population nomade, réfugiée et mutante de l’Europe de l’Est de la Terre dévastée de Tigres Volants.

Bref, un décor parfait pour des aventures échevelées. Ringstadt n’est pas un supplément officiel Tiges Volants de l’avis de son auteur. Normal, quand la campagne parle de pouvoirs psis incontrôlés et de portails dimensionnels. C’est selon moi pourtant toujours du Tigres Volants, simplement à une échelle et une signature typique de son auteur, comme moi qui ne me suis jamais gênée pour interpréter le monde de Tigres Volants à une sauce héroïque et mystique.

Ringstadt est un des meilleurs, sans doutes le meilleur, décor pour aventures urbaines jamais écrit pour TV. Je suis moins fan de la campagne, mais elle bourdonne de très bonnes idées et de scènes géniales.

Et puis, ô joie, en plus, je l’ai illustré en partie ! Alors, profitez-en, et puis, c’est gratuit, de quoi allez vous vous plaindre ?

Ringstadt supplément Tigres Volants, PDF, 170 pages, 70Mo

Ringstadt, supplément Tigres Volants, EPUB, 60 Mo

Une nouvelle révolution d’accomplie

Nous sommes étranges, nous humains, occidentaux et d’ailleurs. Nous aimons à compter et fêter la date où nous vieillissons d’une année, et à festoyer et ripailler pour exprimer notre satisfaction à avoir réussi une nouvelle révolution complète autour du Soleil, sur notre petite planète bleue.

Et puis, on enterre l’histoire de l’année précédente, et on espère mieux pour la suivante. Mais la même petite boule bleue fera le même circuit d’environ 1 milliard de kilomètre dans l’immensité de l’espace, autour de notre douillet Soleil, sauf anicroche qu’on préfère éviter : de celles qui mettraient abruptement fin à notre perpétuelle ronde et nos souhaits de nouvelle année.  Mais  notre planète ne s’intéresse pas au défilé de ces années. L’histoire des hommes, la Terre s’en moque ; les souhaits des hommes, elle ne les entends pas ; les gesticulations des hommes l’indiffèrent. Sans doutes râle-t-elle peut-être à nos atomes qui pètent et nous cheminées qui fument en masse, mais en fait, cela ne la regarde même pas. Ça ne va jamais arréter sa révolution et ce qui se passe à sa surface, à cette échelle de temps, lui est totalement vain.

Nous sommes des fourmis  déconnant sur des tas de sable. Nous nous croyons des géants- je suis sûr que les fourmis croient l’être- mais nous sommes minuscules et fugaces. Même notre espèce l’est toute entière : apparue y’a quoi ? 100 000 ans ?…  Qui a développée un semblant de civilisation depuis, allez,  à peine une glaciation ?… Une paille à l’échelle de la vie, du temps, du cosmos. Un battement de paupière et un demi-bâillement pour la bonne grosse Terre qui poursuit sa révolution indifférente. Une durée de fourmis, un impact de fourmis.

Mais nous avons besoin de croire que nous changeons le monde et que nous importons. Et nous changeons le monde, en tout cas le notre, de la plus humble à la plus grande des échelles. C’est notre raison d’être et de fêter cette révolution : une nouvelle année pour changer le monde, en bien en mal, qu’importe, ces mots endossent  tant de sens que bien malin qui pourra faire mieux qu prétendre en faire le tri.

Pour beaucoup d’entre nous sans doutes la grande majorité, changer les choses veut dire  les améliorer, sortir au bout de ces 365 jours un quart avec moins d’injustice, plus de bonheur, plus de paix durable et à manger, à dormir et à lire pour tout le monde.

Moi, je vous souhaite donc pour cette nouvelle année de changer le monde en bien, que ce soit juste pour une personne, ou pour toute l’humanité, qu’importe. Je vous souhaite d’y arriver, ou d’être sur la bonne voie. Je vous souhaite que d’autres le fassent en pensant à vous et pour veiller sur vous. Je vous souhaite enfin de tenir bon toute l’année qui vient et qui ne sera pas facile et d’avoir envie de recommencer à la prochaine révolution !

Je vous aime tous très fort.

Axelle.