Archives de catégorie : Un dessin par jour

Un cheval, une Zoraï, deux colos, et une brouette…

Donc, non pas un dessin du jour, mais un peu plus… et je pourrai dire aussi le dessin de la nuit, mais ce soir, je compte bien me coucher avant minuit -mais les bonnes résolutions, on sai ce que c’est.

Donc, pour commencer, et avant de vous montrer la suite de mon travail de commande avec têtes de dadas et couleurs, j’ai repris un vieux dessin inachevé: « mizu » (foyer, dans la langue Zoraï). Le dessin est un fanart, puisqu’il s’agit d’un groupe d’avatar des joueurs de ma guilde du MMORPG Saga of Ryzom. Il trainait sur mon disque dur depuis longtemps, alors je me suis décidé de m’en servir pour entrainements de technique de colorisation rapide -pour ne pas dire torchée.

Mais en fait, voyez vous même:

A peu près 5 mn plus tard, cela donne ça:

Mais ca restait facile, donc on passe au corps…

Je m’étais dis que le fait que les zoraïs aient la peau bleue allait arranger mes affaires… en fait, non, et je n’ai pas vu la différence. Le problème avec la peau humaine -même bleue- c’est d’en rendre la texture satinée, tout en essayant de s’interdire de s’éterniser sur les détails et le travail de lissage.

On va constater avec les vétements que le principe en effet est d’essayer de ne pas s’arrêter sur les détails. Le truc est qu’ils peuvent attendre, souvent c’est en voulant les perfectionner que je perd le sens de l’ensemble… alors que ces détails peuvent etre tous repris après l’ensemble du travail. C’est un gain de temps, et aussi de naturel, au final.

Voilà ce que cela donne à l’heure actuelle:

Temps écoulé: 45 mn environ (si je ne me trompe pas).

Quand au dada…

Alors une fois fini l’encrage, on lâche les couleurs en vrac. Ici, je ne m’occupe encore que de sa robe:

Après, commence le travail de colorisation. Le truc est qu’avec la brosse ronde la plus classique de photoshop, tout ce que l’on va faire est de changer de couleur, d’opacité, et de diamètre. Avec une palette de base, on commence à travailler la couleur copmme on traite une peinture avec des pinceaux simples. C’est sur le cheval même et les mélanges que nous créons entre les nuances que les opacités différentes multiplient, que l’on a finalement notre palette complèmentaire:

Hop! Mais en fait, j’ai appris en cours de route qu’avec un tel nez, et la partie blanche si étendue, il aurait les naseaux et les lèvres roses. On en revient d’ailleurs au soucis élémentaire de tout illustratreur: tout ce qui peut être cohérent face à la réalité doit l’être. Le détail du museau rose est par exemple typique: sans, ça ne change rien, en apparence, mais notre mémoire visuelle a vu des tas de chevaux, et ce détail lui sera familier, et lui dira « tiens, il est correct, ce cheval », sans même que nous en ayons conscience. C’est pour cela qu’on parle en illustration du diable dans les détails, une chose que j’essaye toujours de garder à l’esprit.

Arrêt du travail de la robe, tant que je n’ai pas jeté les fonds du harnais et de la crinière… et on y reviendra alors.

Temps écoulé: environ 20 mn.

Heu, je me demande si…

… je n’avais pas posté un dessin aujourd’hui, déjà?

Bon, pas bien grave, personne ne viendra se plaindre.

Toujours sur la lancée du travail de plaque pour randonnée dada, voici le second des deux chevaux à apparaitre sur la plaquette. Il a été nettement plus chiant à encrer, il m’a fallu plus d’une heure, la faute au harnachement d’attelage, nettement plus complexe que celui de monte, ce qui, je pense, se voit de suite. Je ne pense pas que la couleur pose vraiment soucis, par contre, mais pour l’encrage, cela a demandé pas mal de précision, sur un travail que je préfère réaliser en général assez vite.

Il est tôt

… ou tard, ça dépend comment on tient la montre. Voici donc mon premier post « un dessin par jour » sur mon nouveau blog, et on commence fort, puisqu’il s’agit de l’avancée d’une commande professionnelle… Alors là, si je détaille pas un peu, pas sûr que vous sachiez d’ailleurs de quoi je parle.

Tout les milieux ont leurs coutumes, et le milieu du canasson n’échappe pas à la règle. Il est de coutume par chez eux de gagner une plaque commémorative de chaque événement auquel on a participé. Plutôt que la petit médaille en simili-toc offerte aux jeunes coureurs -je ne pense pas qu’un cheval s’intéresse à cela en fait- ici, on offre aux participants et au staff une petite plaque qui rappelle qu’il y était.

Vous penserez ce que vous voudrez, je trouve personnellement cela sympa. Inutile, mais sympathique, et c’est en fait tout ce qui compte.

Donc, je sis sur le travaille d’une de ces plaques, dont le dessin sera imprimé sur un petit rectangle de métal peint et imprimé. Mon commanditaire -coucou Rose!- m’a quelque peu laissé le champs libre, tant que je ne lui faisais pas des petits poneys, alors, voici ce que cela donne.

Un détail fort réjouissant pour moi, j’en ai profité pour executer la couleur avec une unique brosse ronde par défaut de photoshop, dont je réglais simplement les niveaux d’opacité. Aucune autre technique. Et en vitesse de wip… donc de rien à dernier dessin que je vais exposer ici, il s’est passé deux heures…

Etape 1: 20 petites minutes, je vous passe sur le croquis, ici c’est l’encrage final… mis à part que j’ai appris plus tard qu’il avait des yeux placés de manière trop anthropomorphe, tant pis pour moi…

Etape 2: 40 minutes depuis le début du travail.

Etape 3: un peu moins d’une heure et demi.

Etape 4: et donc, au bout de deux heures…