A travers espace et temps.

C’est le titre de cette illustration qui en fait va de pair avec le futur chapitre 14 du roman Les Chants de Loss… que je pensais fini hier… sauf que.

J’ai fais la maladroite, et depuis deux jours j’ai la main gauche qui pose quelques soucis, le temps que ma blessure guérisse. Pas trop gênant pour le dessin (encore que, une main gauche c’est vachement utile !) mais par contre pour écrire c’est un peu plus pénible… et douloureux. Ou alors long avec une seule main. Bref, la seconde partie de mon taff -écrivain- est très ralentie, et la première -illustratrice- n’est pas aidé non plus !

Mais donc : exécuté en 9 heures environ, j’ai placé la barre un peu plus haut, mais si j’ai appris des choses, il s’avère que le résultat finale est un peu en dessous de mes aspirations… Y’a du progrès à faire !

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Et voici les étapes, comme toujours, depuis le premier coup de crayon :

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Lisa est dans un bateau… ou encore peinture mode détente.

… et je ne ferai pas de chute à cette blague, je suis sur que certains de mes amis s’en chargeront avec joie !

Mais donc, hier pour me détendre, j’ai peint entre la fin de journée et l’heure du dodo… en fait pas exactement, car à l’heure du dodo, j’avais pas sommeil donc j’ai fais aussi un rough pour une illustration pour Les Chants de Loss, le jeu de rôle. Bref,  cinq heures de colo et peinture, plus 15 minutes pour le rough, ce qui était une bonne idée, ça fait du bien et ça me manquait vraiment. Mais hop, voici la chose, et je retourne à la rédaction de mon dernier chapitre. Vous trouverez plus bas quelques screens du processus de création : oui, vraiment, j’ai fais ça mode détente !

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Les étapes de Lisa dans un bateau :

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Orc’idée 2016 bilan et un immense merci !

Vous raconter Orc’idée 2016 vu par mes yeux et mon expérience sera un peu tronquée, je vous préviens. D’autres le feront mieux que moi, dont Stéphane Gallay (EDIT : et il l’a fait, l’article est ici, il est excellent, et il parle de surprises rôlistiques en plus !) ; pour ma part, je n’en ai pas forcément vu grand-chose. Pourquoi ?

Parce que d’une part, j’étais quand même un peu à l’ouest, toujours affecté par les restes de la belle crève choppée juste avant la Convention. Donc, j’ai navigué au radar. Merci d’ailleurs à mon Ange qui a assuré la maintenance et m’a secondé mais aussi à Stéphane Jeanin qui a passé le WE chez nous et qui a prêté main-forte. On était pas trop de trois, surtout avec moi qui n’était pas trop vaillante.

Et parce que d’autre part, j’ai passé quasi la journée de Samedi penchée sur le papier, à aligner dédicace sur dédicace. Environ une trentaine, pas encore un rythme industriel, ce qui m’a permis de passer un peu de temps à parler avec curieux, visiteurs, fans, copains et collègues, mais un quasi record que je n’ai dépassé qu’une fois.

Et si donc, là, vous vous dites déjà : « ha bha ce fut un succès », la réponse est oui ! Deux fois oui !

Orc’idée, cette année fut apparemment, de mon point de vue donc un peu limité, un beau succès, confirmé par l’annonce après rédaction de cet article que la convention a battu des records de participation et fréquentation ! Beaucoup de tables de JDR et de jeux de plateaux, beaucoup de gens en profitant pour s’amuser, beaucoup de visiteurs, et une belle collection de stands de créateurs, éditeurs et boutiques, quand on considère la convention comme un événement local. Ça semblait ne pas désemplir, sauf une fois passé environ 18h30 où la fréquentation s’est calmée. J’ai pu y saluer un de nos amis du Grog (l’autre tombé malade alors qu’il était chargé de transporter le matos, le Grog n’a donc pu avoir son stand), mais aussi les copains de Fumble Zone ainsi que Olivier « Akae » Sanfilippo qui était venu avec ses œuvres imprimées sur toile et les livres qu’il a illustré. Sans oublier 2 dés sans face (Tigres Volants, Nobilis, etc…), Insectopia, Lapin marteau (Ryuutama, sortir de l’Auberge) Hélvétia Games, Johan Scipion et Sombre que j’ai à peine eu le temps de saluer, et la bande des Ecuries d’Augias (Crimes, Within)… et j’en oublie plein !

J’étais tellement occupée par notre propre stand que je n’ai même pas pu aller discuter un peu avec d’éventuels éditeurs pour prendre contact pour Les Chants de Loss le jeu de rôle ! Dur dur !

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Et c’est en fait tout le bonheur de cette journée, et pas du tout un problème. Et une raison de vous remercier de tout mon cœur au nom de toute notre équipe. Car disons-le simplement : ça n’a pas arrêté ! Devant notre petite table exposant les romans, les kits de découvertes et les posters, il y avait toujours du monde. J’ai découvert avec étonnement que tout le monde avait entendu parler des Chants de Loss et voulait en savoir plus, ou savoir quand sortirait ou serait fini le tome 2 des romans après avoir acheté et lu le premier… ou qu’est-ce que nous avions fait avec le jeu de rôle, où en était sa production. Sans compter nombre de gens nous sautant dessus heureux de nous trouver en chair et en os, pour acheter un roman, un kit de découverte, me regarder dédicacer et repartir ravis de pouvoir plonger dans le monde de Loss !

Bref, plus qu’une petite célébrité, nous avons touché du doigt quelque chose de bien plus précieux : une reconnaissance véritable. Un engouement de dizaines de personnes intéressés, fascinées et touchées par l’histoire des héros des romans ou le récit et la description de notre univers de Da Vinci-punk adulte et si différent de ce qu’offre la fantasy classique du jeu de rôle.

Ces propos sont revenus souvent, avec enthousiasme, dans nombre de variantes. Nous avions fait un pari. J’avais pris ce pari, de faire de Loss un jeu de rôle qui soit le reflet de mes romans, un monde complexe et riche, difficile et cruel autant que merveilleux, un monde qui ne cesse de questionner celui qui y joue sur ce que nous avons de morale contemporaine face à un univers dont la morale est totalement différente par bien des aspects injustes, gênants, voire révoltants. Et c’est cela, qui vous fait envie !

Ho, je sais aussi que c’est cela qui fera fuir bien d’autres personnes. Mais on ne peut pas plaire à tout le monde quand on a décidé de créer un jeu de rôle dont le monde est la partie la plus importante et dont l’univers a la profondeur et la complexité que nous lui avons données ; une complexité telle que parfois elle peut même amener ceux qui le arpentent à se questionner eux-mêmes.

Les Chants de Loss a un public, des curieux, des fans, des amoureux, des gens fascinés ou simplement heureux de ce que nous sommes en train de créer.

Et impatients !

Une énorme motivation pour travailler d’arrache-pied pour finir le tome 2 du roman et la rédaction du livre de jeu de rôle.

Ha oui !… Et nous avons pu faire assez de bénéfices pour lancer l’impression cette semaine d’une nouvelle série de kits que vous pourrez nous commander, au prix de 20 CHF/€ (plus les frais de ports qu’on doit vérifier, sans doutes 3.- de plus) et bien sûr dédicacés !

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Si vous voulez voir Orc’idée en images, il y a des galeries photos partagées par les différents adeptes de ces merveilleuses machines à faire des clichés, ici Stéphane Gallay et Gabriel Chevrier, bientôt celles d’Alysia Lorétan, faites-vous plaisir, les voici !

Stéphane Gallay :

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Gabriel Chevrier :

https://www.facebook.com/gabriel.chevrier/media_set?set=a.10209363662794970.1073741842.1425799868&type=3&pnref=story

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Ma dernière illustration, et encore une fois en noir et blanc, j’avoue que je pousse un peu les choses pour voir comment je les maitrise, mais le résultat devient vraiment sympa.

Et sinon, aujourd’hui journée mariage, deux proches amis vont convoler ensembles, coucou Yann et Pernelle !

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Orc’idée 2 et 3 Avril et le nouveau kit de découverte Les Chants de Loss

Hier nous avons donc achevé avec Alysia la maquette du nouveau kit de découverte Les Chants de loss dont nous aurons quelques exemplaires pour la convention Orc’idée à Lausanne d’ici une semaine. Et… celui-ci est disponible gratuitement en PDF sur le site internet www.chantsdeloss.com, ou par le lien direct ici :

Les Chants de Loss, kit de découverte V2 pour le web, PDF 4 Mo.

 Il fait 40 page, richement illustré et en couleur, nettement plus aéré et abordable que le pavé indigeste que nous avions réalisé la première fois. Entretemps, j’ai gagné des XP en « résumer des textes ». La version papier sera trouvable sur nos stands de conventions, et d’ici quelques semaines, vous pourrez aussi la commander chez Stellamaris.

Vous pouvez partager et diffuser à loisir le kit, sur vos pages web et réseaux sociaux préférés, pensez juste à créditer les Chants de Loss ou les auteurs, merci !

Et pour le plaisir, quelques-unes des illustrations réalisés  pour le kit et quelques screens de pages pour vous donner envie !

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Boulot, boulot, boulot !

Et pour le plaisir des yeux, un de mes derniers noir&blanc, une illustration pour les Chants de Loss, mais en fait inspirée d’une photo d’art qui m’a marquée. Je pensais en faire une bichromie et un fond couleurs, mais je vais devoir reporter cela, car j’ai peu de temps pour revoir et réorganiser l’entièreté du kit de découverte Les Chants de Loss, le jeu de rôle, et préparer tous le matos de la convention Orc’idée à Lausanne les 2 et 3 Avril, sans compter d’ici mi-Avril une séance de dédicaces de mon roman, je vous en reparle très bientôt !

Bref… boulot boulot boulot, car je vous ai pas parlé des commandes clients à coté de ça, hein !flower-1100

Et comme toujours, les étapes de sa réalisation, parce que je sais que vous aimez voir cela. Pour le coup, cette fois, j’en ai screené assez peu…

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Le PotCommun Les Chants de Loss à Orc’idée, et déjà, mille remerciements !

Merci…. merci de tout mon coeur. Patrick Arbus à ce sujet et devant ma surprise me disait : on récolte ce qu’on sème. Je ne sais pas ce que j’ai semé pour un tel cadeau. Peut-être et là pour citer mon Ange : tu les fais rêver, alors cela a marché.

A l’instant où je vous écris ces lignes, nous avons dépassé les 150€ de dons et de contributions depuis le lancement hier du PotCommun « Les Chants de loss à Orc’idée ». D’ors et déjà, une situation qui paraissait financièrement tendue et qui, j’avoue, m’angoissait, est devenue une opportunité. Nous allons pouvoir tirer des posters, des flyers, et parmi ces posters, il y aura bien sûr les dernières illustrations des Chants de Loss, dont les cartes du monde et d’Armanth, mais aussi tout le reste, les plus belles illustrations faites pour le livre du JDR. Et nous pouvons déjà sortir le Kit d’Initiation de sa boite, le préparer pour le remettre au propre, car je sais que nous allons atteindre les 200€, peut-être les dépasser, et alors, nous serons sûrs de pouvoir vous attendre au stand d’Orc’idée les 2 et 3 Avril avec quelques exemplaires imprimés.

Moi qui n’aime pas parier sur moi, et avait peur de parier sur nous, car les Chants de Loss, le jeu de rôle, c’est une équipe, je ne suis pas seule, et je tiens ici à saluer Alysia Lorétan et Emilie Latieule qui savent comme je les aime, je réalise, grâce à vous, ô combien vous croyez en nous. Et ô combien vous nous aimez, pour nous soutenir ainsi.

Alors on va pas vous décevoir ! Rendez-vous dans trois semaines, merci infiniment, merci de participer encore : le PotCommun, vous pouvez le retrouver à cette page, et pour chaque contributeur, il y a une contrepartie pour vous remercier : une dédicace, une aquarelle, un dessin original… allez voir. Il se finit dans une grosse semaine, vous avez le temps. Et très bientôt, vous aurez des nouvelles des Chants de Loss, le jeu de rôle.

En attendant, portez-vous bien, vous tous. Je vous aime, plus que j’ai de mot pour le dire, vous que je fais rêver, que nous faisons rêver et qui me faites pleurer d’émotion par votre soutien et votre manière de nous le dire, et nous le montrer.

Merci, de tout mon cœur.

Ca ne dessine pas beaucoup, mais ça dessine.

La reprise est un peu dure, après un hiver qui m’a carrément cloué au lit (enfin au canapé et sous la couette, mais cela revient au même) quasi deux mois. Surtout dès mon retour en relative forme, j’ai croulé sous les urgences, et dans pas mal de cas, c’est du boulot que je ne peux pas vraiment vous montrer de suite, et d’ailleurs pas toujours du dessin ou de l’illustration.

Mais je dessine quand même, et voici une illustration pour Les Chants de Loss, le jeu de rôle, que j’ai faite il y a quelques jours, en guise de reprise en main.

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Et vala à quoi ressemblent les étapes pour en arriver là, comme toujours (enfin non, mais presque !) :

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Et voilà, à très bientôt pour un autre, ou plusieurs !

Tu m’a battu au Go !… Mais tu reste quand même plus con que ma tortue… ou pas ?

En ce moment a lieu dans un coin du monde un duel qui me passionne pour des raison d’ordre technologique et progressiste (parce que innovation est encore un mot dont le sens commun me gave… mais c’est un autre sujet, on sait depuis longtemps que le meilleur moyen de régler les maux de la terre consiste à appeler un chat un chien).

Ce duel, disais-je donc avant de m’éparpiller, c’est celui qui oppose Lee Se-Dol, champion du monde et maitre 9ème Dan de Go, une brute qui joue dans le monde professionnel depuis 12 ans, une sorte de dieu vivant du Go, et AlphaGo, un programme informatique présenté comme une intelligence artificielle, crée par Google.

Le terrain de lutte ?… le damier d’une partie de go, un des jeux classiques les plus complexes qui existent, certains disent le plus complexe de tous, car en terme de force brute, on ne peut pas calculer toutes les combinaisons de dispositions possibles pour les comparer et les éliminer pour choisir la meilleur (comme le fait un programme d’échec). Il y en a simplement trop ! Il y en a plus que le nombre d’atomes estimés dans l’univers !

Et comme aujourd’hui, les news vont toutes êtres sur le même sujet, la grève et manif fort légitime et que je soutiens contre la cynique et désastreuse Loi El-Khomry, je vais vous distraire en vous parlant d’intelligence artificielle et de raisonnement intuitif…

Ce matin donc, première manche :  la machine vient de branler l’homme, Lee Se-Dol a jeté l’éponge au bout de trois heures et demi en constatant qu’AlphaGo dominait la partie. Le Champion du monde perds la première manche directe. Ok… mission remplie pour Google, quels que soient les résultats suivants.

Pourquoi ?

Parce qu’elle peu ainsi prétendre qu’il est donc possible de parvenir à simuler et donc apprendre la capacité de raisonnement abstrait et intuitif du Go à une machine. Moi je dirais programmer. Mais dans le cas de la complexité effroyable d’une partie de Go, le mot apprendre n’est pas galvaudé… la puissance de calcul brut ne sert à rien, il faut calculer autrement. Pour un humain, il faut penser, et à un très haut niveau d’abstraction…

Mais soyons clairs. Google est parvenu à simuler pour une machine  la capacité de raisonnement abstrait et intuitif du Go ! Du Go, hein… non, pas du reste !

Je m’explique, même si j’ai des amis qui vous expliqueraient cela mieux que moi, bien que peut-être avec plein de mots compliqués et sans humour à la con : le raisonnement intuitif, la capacité d’analyse déductive et d’anticipation, cela a un nom vulgaire : le sens commun. Le truc qui fait que nous n’avons pas besoin de réfléchir pour savoir que si la plaque vitrocéramique est rouge et irradie du chaud, ça veut dire que tout ce qui va la toucher va cramer. Un processus déductif facile et immédiat dans nos cerveaux biologiques spongieux, qui découle d’un rapport entre apprentissage, données brutes, analyses de celles-ci, et déductions de conséquences à des actions anticipés, mais que vous pouvez très bien apprendre sans mal à minou, toutou, ou au perroquet. En fait, et d’expérience, même une tortue comprends ça très bien et une fois l’expérience faite, elle se repose pas la question : si ça brille et que c’est très chaud, ça brûle : mauvaise médecine.

Une machine, elle, doit observer, enregistrer les données capturées, les traiter depuis ses capteurs pour les analyser, et déduire des informations, interprétés par son système de reconnaissance, puis en tirer une donnée finale de ses banques de données…

… ou alors elle ne sait pas ce que c’est, et elle se brûle. Et comme elle ne sait pas ce que c’est, il est même possible qu’elle ne puisse pas faire un lien entre ce qui la brûle, et le fait qu’elle brûle, et donc, meurt… enfin… le mot équivalent pour une intelligence artificielle.

Si elle a de bons systèmes de capteurs, et sait mémoriser et traiter vite des informations issues de capteurs externes, elle va se rappeler que CETTE configuration produit CET effet. La prochaine fois, la plaque vitro irradiante et chaude, elle se fera plus avoir, ha ha ha !

Mais si la plaque vitro est chaude mais n’irradie pas de rouge ? Autre configuration, rebelote apprentissage. Multipliez cela par tous les risques domestiques et vous commencez à mettre le doigt sur la complexité de ce qu’on appelle sens commun, et qu’on a tous, sinon on serait tous morts depuis longtemps. Bien qu’en voyant le film Idiocraty et les décisions de masse aberrantes de mes contemporains, je m’avance peut-être beaucoup sur l’espoir que l’humanité ai un sens commun développé.

Tiens, c’est marrant au fait : les mamans qui me lisent viennent TOUTES de tilter et acquiescer avec de looongs soupirs.

Ok… ben nos ordinateurs, ils en sont à peine à ça… de sont des super-génies plus idiots que des tortues (et Magalie ma tortue, elle était adorable, adorait les gratouilles et faire chier le chat, mais elle était un peu con quand même) qui nous pougnent de plus en plus -et est-ce surprenant ?… nos cerveaux ne peuvent pas rivaliser dans ce domaine- dans tous les cas où la vitesse de calcul+la force de calcul+le traitement brut de données  est dominant dans l’exécution d’une tâche.

Un ordinateur pilotera mieux une voiture ou un avion supersonique que tout être humain. C’est une évidence. Pour le moment, et à raison, on ose à peine leur confier des tâches complexes. Car nous savons que dans ces tâches complexes il y a un moment où il faut improviser vite et prendre une décision qui ne peut être bâtie que sur un raisonnement intuitif, une anticipation action/conséquences qui a tellement de variables… que l’analyser est vain. Il faut se fier à l’instinct et la prise de décision intuitive.

Et si on ose pas, croyez-moi, ce n’est pas parce qu’on ne sait pas apprendre cela à des machines : la preuve, au Go. Mais parce que toute situation imprévue est…. imprévue.

Et un ordinateur est un surdoué plus bête qu’une tortue. Il sera meilleur que n’importe quel humain. Dans ce qu’il sait faire. Mais il n’a aucune élasticité cérébrale lui permettant soudain d’improviser quoi que ce soit à partir de ces données et de sa capacité d’analyse et de raisonnement. Il ne peut faire de raisonnement intuitif que dans le cadre de la tâche pour laquelle son programme a été conçu.

Il ne pense pas. Il calcule toujours. C’est juste une grosse machine à calculer très, TRÈS très performante. Plus que nous. Mais pour le moment, ça n’est guère au delà de cela.

AlphaGo a gagné la première manche d’une partie de Go contre le Champion du Monde. Que peut-on en déduire désormais ?

Disons pour être raisonnable… que désormais, les ordinateurs savent nous battre au Go.

PS : elle n’est peut-être pas plus con que ma tortue… vraiment pas :

Donc, pour parler de DeepMind, notre machine à jouer au Go. ce n’est PAS une machine à gagner au go. E tje vais tenter de vulgariser rapidement les explications que j’ai pu glaner, et celles qu’on a pu me fournir :
Deepmind apprends. Avec un principe d’essai/erreur qui ressemble parfaitement à la logique de notre propre évolution culturelle. Il test, il rate, il reteste, il rate moins, etc… le système qui lui permets de savoir qu’il progresse est un système de notation que je n’ai pas très bien compris, mais qui si je devais simplifier est le principe de quel % de l’exercice final tu est parvenu à faire à chaque essai. Tu finit par savoir que tel procédé a le meilleur score, tu garde ça comme base et tu recommence… tu augmente ainsi ton score, et au fur à mesure, tu apprends et maitrise ton sujet. DeepMind a donc besoin d’un truc à apprendre et des capteurs pour pouvoir interagir et percevoir ce qu’il a à apprendre, plus un système de notation pour savoir quel score il fait à chaque fois qu’il essaye.
Ça veut dire quoi ? Que DeepMind peut aussi bien apprendre à jouer au Go, que te poutrer la gueule à counterstrike, ou apprendre à cuire des oeufs. Il ne fera rien de tout cela tout seul, et sans capteurs et outils pour interagir avec son environnement, il ne voit rien. D’ailleurs, il ne peut avoir conscience de rien, il ne sait qu’une chose : le sujet qu’il étudie et apprends, et l’exercice à finalement réussir et maitriser.
Ok.
Il est con,
On est d’accord. Mais il faut alors prendre conscience qu’il est aussi con qu’une bestiole qui vient de naitre et qui doit TOUT apprendre et expérimenter. Il a une cognition très très simple et très limité, une perception de son environnement faible, de toute évidence aucun « MOI » (bien que là, je pense qu’on entre dans la philosophie et plus la science), mais il est capable de faire ce que fait tout animal : apprendre. Le premier pas vers la prise de conscience de son environnement, et de soi-même. le tout premier pas avat la grande question des gamins : pourquoi çi et pourquoi ça ?
AlphaGo n’a pas été programmé pour apprendre le Go. Il est DeepMind, il a été programmé pour savoir comment on apprends, et pour apprendre. Et il a appris le Go.
Et il a maitrisé le Go.
Et il peut faire sans doutes cela avec tout… et 4a ne va pas tarder qu’il sache un jour parfaitement réussir un tounedos Rossini, en regardant comment des cuisiniers ont fait, et la tête du gars qui va le gouter et lui dire si c’est bon ou si le sucre à la place du sel est une très mauvaise idée…
Avec des bras, des jambes et un corps (c’est très compliqué mais posons l’idée), il pourrait apprendre à marcher, puis courir tout seul.
Et c’est juste le début.

Je suis une geekette, et il y en a plein.

Des fois où vous ne l’auriez pas remarqué. Je dis ça, parce qu’aujourd’hui, c’est la Journée  Internationale du Droit des femmes (une date dont l’histoire est fort sulfureuse, plus héroïque, et aussi nettement moins glamour que vous le croiriez), et parce que dans le vaste monde des ludophiles, des video-gamers, des rôlistes et des fans de l’imaginaire de tous les acabits, il semble que les geekettes -j’adore le terme- soient encore trop souvent vues comme des aliens, voir avec autant d’étonnement qu’apercevoir le Cerf Blanc.

Messieurs, ceusse parmi vous qui ne seraient pas au courant, je vais casser vos illusions : des geekettes, y’en a plein.

Pire! Il y a même des geeks gay, des geekettes lesbiennes, une tripotée de geeks transgenres, des geeks de toutes les couleurs, et surtout, incroyablement, les geeks en général s’en contrecognent !

Je soupçonne que si on faisait un sondage dans la population des geeks à grande échelle, on se rendrait compte que leur rapport au genre, à la liberté sexuelle, à la construction de l’unité familiale et tous ces charmants débats-paravents actuels dont la politique française nous a tartine, et nous ressert encore jusqu’à écœurement indigeste de la confiture de basse qualité, pourrait se résumer simplement: tant que cela conduit à être heureux, et rendre heureux, ils se foutent bien de savoir comment.

Mon dieu, les geeks seraient permissifs, prônerait une totale égalité de genre, et une société ouverte à toutes les différences ?

Oui.

D’accord, pas tous. Mais oui.

Mais pourquoi je vous parle de ça, quand on parle de la Journée Internationale du Droit des Femmes (Et PAS la Journée de la Femme, connards !) et que je suis une geekette?

Parce que ce n’est pas si simple non plus et que cela n’a pas non plus été exactement facile pour la gente féminine dont je suis représentante. Personnellement, mis à part quelques mésaventures malheureuses dans ma carrière de rôliste, et d’illustratrice, j’ai peu à me plaindre. J’ai surtout constaté que cette ouverture d’esprit, dont je parle plus haut, ne s’est pas du tout faite d’un claquement de doigts, et est encore à faire dans certains milieux. C’est marrant, ici je pense tout de suite aux gamers pour qui les rapports hommes-femmes sont aussi fantasmés dans le ridicule que la valeur de leurs exploits virtuels. A toutes choses égales, ils ne sont cependant pas les seuls à avoir l’esprit aussi coincé qu’un militant de Famille pour Tous.

Mais il a fallu du temps, depuis les années 80 – oui, j’ai commencé tôt, je ne suis pas ludosaure pour rien- pour que ce milieu s’ouvre un peu à autre chose qu’un cercle fermé fort masculin. Je me rappelle de mes années de lycée et de mon club de JDR en Corse ; on parle ici du début des années 90. Y trouver une fille faisant du jeu de rôle et participant au club, tenait du statistiquement improbable. Gag magistral, c’est en initiant à notre activité favorite un club de troisième âge enthousiaste, que j’ai vu jouer ma première fille rôliste. Elle se prénommait Thérèse (ça ne s’invente guère) avait 71 ans, et je vous dis pas l’enquêtrice de l’Appel de Cthulhu qu’elle nous a incarné, planquez-vous, elle arrive!

C’est au milieu des années 90 tandis que je vivais à Nice que j’ai commencé à voir des rôlistes de tous les bords (voir plus haut). Avec, toujours pourtant cette claire tendance de certains cercles à regarder avec étrangeté l’arrivée de femmes dans leur groupe, et un évident mal-être, qui s’exprimait soit d’une manière amusante, voire touchante -c’est drôle de voir de jeunes gens rivaliser de chevalerie et de galanterie- soit de façon clairement hostile et sexiste. J’en garde deux expériences désagréables datant de l’époque, qui me valurent d’exploser assez bruyamment, n’étant pas vraiment d’un naturel à la garder bouclé. Mais, en même temps que l’arrivée de Magic The Gathering, jeu de cartes à collectionner, et ses héritiers, tellement nombreux que je vais pas tenter de les citer (Vampire la Mascarade en jeu de cartes ne fut pas le dernier), nous vîmes une invasion de geekettes se découvrant une passion pour les jeux, les univers de l’imaginaire, les jeux de rôle grandeur-nature, et le plaisir enfin de se tenir égal à égal avec les mecs dans une activité où elles pouvaient tout aussi bien se lâcher, qu’afficher des bolloques aussi grosses que celles des mecs ; à eux de devoir rivaliser à armes égales sur ce terrain qu’elles conquéraient avec joie et sans autre objectif que de s’y amuser.

Moi, à cette époque, j’avais déjà quelques expériences professionnelles dans ce domaine, qui ne firent que se confirmer plus tard. Je constaterai avec le recul, que jusque vers 2005, Il y avait toujours de la part de mes interlocuteurs un étonnement complet à tomber sur UNE illustratrice ou encore collaboratrice à tel ou tel jeu. Surprise qui ne durait jamais trop, et passait assez vite et dans de bonnes conditions –sauf dans le milieu du jeu vidéo, encore une fois ; là c’était plutôt la guerre ouverte. Cependant, être une femme, et être fan d’Everquest, leader de raid à World of Warcraft, collaboratrice d’un MMORPG ou de tel ou tel JDR, ou meneuse de jeu à Star Wars, Mage, ou encore Cyberpunk, cela créait toujours un petit effet surprenant dont j’avoue, je jouais avec plaisir.

Mais plus le temps passa, plus je vis de femmes dans les conventions de jeu de rôle, de jeux de sociétés, dans les salons de gamers, dans les festivals de manga et de culture japonaise, chez les fans de dessins animés, de cosplay,  dans les MMORPG, dans les univers virtuels, et j’en passe. En fait, actuellement, c’est ne pas tomber sur une copine en moins de dix minutes qui me surprendrait. Sauf dans les salons de gamers. Ou alors, comme moi, elle se demande ce qu’elle y fout.

Et en matière de leaders dans les mondes de l’imaginaire, je crois que désormais, les femmes y ont une place qui se conforte, même si ce n’est pas encore vraiment à parité avec les mecs. Il faudra du temps, et on n’a pas de Marion Zimmer Bradley, de Tanith Lee ou d’Anne Rice tous les jours.

Après, il y a une sorte de timidité, je vais en parler, à oser s’afficher créatrice dans ce milieu, surtout que dans le cadre professionnel, le machisme et le plafond de verre du sexisme ont encore de beaux jours devant eux.

Finalement, le plus drôle fut de voir qu’en étant curieuse, je réalise que des femmes geekettes, il y en a plein, et le seul dernier véritable frein à se « déclarer » comme telles, est leur peur du jugement. Non des autres geeks, car les réactions hostiles sont une minorité à la marge, mais de leur entourage qui ne connait rien à cet univers, pas plus que de savoir de quoi on parle quand on parle des univers et mondes de l’Imaginaire et des jeux.

Ce n’est PAS sérieux.

Apparemment, moins que ce qu’on attend d’une femme encore aujourd’hui, qui doit s’intéresser à sa carrière, ses enfants, aux news people et aux prochaines tendances de mode maillot de bain de l’été, y’a qu’à voir les opérations spéciales pour la Journée de la Femme, on n’est pas le cul sorti des ronces.

Bref, ce sont les mêmes bien-pensants qui me disaient quand j’étais ado que je ne ferais jamais rien de bien de ma vie, et que je gâcherais ma carrière et mon futur parce que j’avais le malheur de dessiner des petits mickey façon manga, et que je préférais me lire Soljenitsyne, Tolkien ou Arthur C. Clarke, que d’aller faire du foot ou bûcher mes maths.

Ce regard, qui reste encore vivace aujourd’hui, est en fait le principal frein pour les femmes à s’afficher publiquement et assumer sans vergogne leur passion de geekettes. Un frein qui mettra du temps à disparaitre –j’avais cru une dizaine d’années, mais encore une fois on n’est pas le cul sorti des ronces- mais qui, avant tout, doit être combattu par chacun. Autant être fière de ce qu’on est, même si ça fait chier papa, maman, la copine, ou le compagnon/la compagne. Après tout, on n’a qu’une vie.

Quant aux derniers crétins résistants à l’arrivée des geekettes dans leur univers cloisonné, de ceux qui pensent qu’il faut une bite et une grosse voix grave pour pougner sa race à Counterstrike, ces petites bulles sexistes de gamers geeks haineux et odieux, laissons-les crever dans leur coin.

N’oublions pas de se foutre de leur gueule, de dénoncer leur misogynie, et de ne pas laisser passer leurs insultes. Mais traitons-les activement par le mépris le plus complet, et de préférence, méprisons les non entre geekettes, mais entre tous les geeks, les autres, l’immense majorité, mes frères et sœurs, pour paraphraser Desproges, qui n’avons pas tellement de temps à s’occuper de se soucier de crétins, car il y en aura toujours, quoi que l’on fasse.

On a meilleur temps à faire. Comme par exemple prévoir notre prochaine partie de Prophecy entre deux chasses au dragon à Skyrim, et la préparation de la prochaine convention ludique.

Et j’ajouterai une dernière chose : mesdames, quand on vous fait chier, faites chier. Toujours. En fait, cette règle s’applique à toute personne victime de discrimination. Ne jamais se taire, et ne jamais hésiter à être odieux vers qui l’a été, envoyer chier, lever le ton, et pourrir le connard discriminateur pour en dénoncer l’ignominie.

On ne doit jamais se taire.

Fin des enchères originaux Inktober et petit bilan.

J’avais réalisé 20 des 30 dessins du défi Inktober (un dessin à l’encre par jour sur un thème imposé) et sur la suggestion d’un ami et de quelques fans, j’avais lancé l’idée de les mettre aux enchères, ce qui fut fait en deux fois (avec une interruption entre Novembre et Décembre).

La seconde et dernière vente des Inktober prends donc fin aujourd’hui. Sur les 20 originaux, 13 ont été vendus en tout dans les deux séances avec un prix moyen de 50€ sur la base des 35€ de chaque enchère. Et vous avez été en tout 9 à participer. C’est dans tous les cas au delà de mes attentes, et ça fait plaisir.  ce sera à renouveler, avec des aquarelles ou encore des études au crayon pour une prochaine fois. Mais cela demande quand même un sacré travail, avant tout un bon dosage pour en faire la promotion sans spammer les réseaux sociaux, puis un certain suivi des acheteurs et des achats pour ne pas se perdre.

Les enchérisseurs de ce second tour vont donc être contactés aujourd’hui, pour valider leur achat et régler leur enchère et on va envoyer les colis dès la semaine prochaine ! merci à vous tous, ceux qui ont participé, ceux qui ont likés les annonces, ceux qui les ont partagés, merci encore !

Dessins du Lundi et tristesse, Ziggy Stardust est retourné aux étoiles…

Quelques screenshots et finaux de boulots du week-end tandis que je retourne à la rédaction du chapitre 13 des Chants de Loss pour une partie de la journée (l’autre sera consacrée à deux devis et une aquarelle à entamer). Mais Lundi un peu triste -fait chier comme tous les Lundi- car j’y apprends dès le réveil la mort de David Bowie, à 69 ans. Et pis David Bowie, c’est un peu une des stars du rock que j’ai apprécié dès mon enfance, c’est aussi un peu un génie de la musique rock et c’est un grand regret de le voir tirer sa révérence si tôt…

J’ai fait un rapide portrait de David Bowie pour le bandeau de ce billet… L’idée ne me serait pas venue, et j’ai pris une grosse dizaine de minutes pour le faire, ayant une journée chargée mais c’est peu finalement pour l’honorer. Je sais cependant quelle sera ma prochaine étude noire& blanc de célébrité.

Sinon, le travail du WE : un  Work in Progress du Draekya, légendaire félin du monde de Loss :

draekya3

draekya2

Et une illustration finale pour une Armanthienne, personnage pour les Chants de Loss le jeu de rôle, avec une version couleur que j’ai dédicacé à Nicole Loutan, une fan de cet univers, qui craquait sur ce personnage qui ressemble à l’un des siens dans une de ses nouvelles :

 Armanthienne-800

armanthienne-color

Blog artistique d'Axelle "Psychee" Bouet

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