Boulot, boulot, boulot !

Et pour le plaisir des yeux, un de mes derniers noir&blanc, une illustration pour les Chants de Loss, mais en fait inspirée d’une photo d’art qui m’a marquée. Je pensais en faire une bichromie et un fond couleurs, mais je vais devoir reporter cela, car j’ai peu de temps pour revoir et réorganiser l’entièreté du kit de découverte Les Chants de Loss, le jeu de rôle, et préparer tous le matos de la convention Orc’idée à Lausanne les 2 et 3 Avril, sans compter d’ici mi-Avril une séance de dédicaces de mon roman, je vous en reparle très bientôt !

Bref… boulot boulot boulot, car je vous ai pas parlé des commandes clients à coté de ça, hein !flower-1100

Et comme toujours, les étapes de sa réalisation, parce que je sais que vous aimez voir cela. Pour le coup, cette fois, j’en ai screené assez peu…

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Le PotCommun Les Chants de Loss à Orc’idée, et déjà, mille remerciements !

Merci…. merci de tout mon coeur. Patrick Arbus à ce sujet et devant ma surprise me disait : on récolte ce qu’on sème. Je ne sais pas ce que j’ai semé pour un tel cadeau. Peut-être et là pour citer mon Ange : tu les fais rêver, alors cela a marché.

A l’instant où je vous écris ces lignes, nous avons dépassé les 150€ de dons et de contributions depuis le lancement hier du PotCommun « Les Chants de loss à Orc’idée ». D’ors et déjà, une situation qui paraissait financièrement tendue et qui, j’avoue, m’angoissait, est devenue une opportunité. Nous allons pouvoir tirer des posters, des flyers, et parmi ces posters, il y aura bien sûr les dernières illustrations des Chants de Loss, dont les cartes du monde et d’Armanth, mais aussi tout le reste, les plus belles illustrations faites pour le livre du JDR. Et nous pouvons déjà sortir le Kit d’Initiation de sa boite, le préparer pour le remettre au propre, car je sais que nous allons atteindre les 200€, peut-être les dépasser, et alors, nous serons sûrs de pouvoir vous attendre au stand d’Orc’idée les 2 et 3 Avril avec quelques exemplaires imprimés.

Moi qui n’aime pas parier sur moi, et avait peur de parier sur nous, car les Chants de Loss, le jeu de rôle, c’est une équipe, je ne suis pas seule, et je tiens ici à saluer Alysia Lorétan et Emilie Latieule qui savent comme je les aime, je réalise, grâce à vous, ô combien vous croyez en nous. Et ô combien vous nous aimez, pour nous soutenir ainsi.

Alors on va pas vous décevoir ! Rendez-vous dans trois semaines, merci infiniment, merci de participer encore : le PotCommun, vous pouvez le retrouver à cette page, et pour chaque contributeur, il y a une contrepartie pour vous remercier : une dédicace, une aquarelle, un dessin original… allez voir. Il se finit dans une grosse semaine, vous avez le temps. Et très bientôt, vous aurez des nouvelles des Chants de Loss, le jeu de rôle.

En attendant, portez-vous bien, vous tous. Je vous aime, plus que j’ai de mot pour le dire, vous que je fais rêver, que nous faisons rêver et qui me faites pleurer d’émotion par votre soutien et votre manière de nous le dire, et nous le montrer.

Merci, de tout mon cœur.

Ca ne dessine pas beaucoup, mais ça dessine.

La reprise est un peu dure, après un hiver qui m’a carrément cloué au lit (enfin au canapé et sous la couette, mais cela revient au même) quasi deux mois. Surtout dès mon retour en relative forme, j’ai croulé sous les urgences, et dans pas mal de cas, c’est du boulot que je ne peux pas vraiment vous montrer de suite, et d’ailleurs pas toujours du dessin ou de l’illustration.

Mais je dessine quand même, et voici une illustration pour Les Chants de Loss, le jeu de rôle, que j’ai faite il y a quelques jours, en guise de reprise en main.

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Et vala à quoi ressemblent les étapes pour en arriver là, comme toujours (enfin non, mais presque !) :

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Et voilà, à très bientôt pour un autre, ou plusieurs !

Tu m’a battu au Go !… Mais tu reste quand même plus con que ma tortue… ou pas ?

En ce moment a lieu dans un coin du monde un duel qui me passionne pour des raison d’ordre technologique et progressiste (parce que innovation est encore un mot dont le sens commun me gave… mais c’est un autre sujet, on sait depuis longtemps que le meilleur moyen de régler les maux de la terre consiste à appeler un chat un chien).

Ce duel, disais-je donc avant de m’éparpiller, c’est celui qui oppose Lee Se-Dol, champion du monde et maitre 9ème Dan de Go, une brute qui joue dans le monde professionnel depuis 12 ans, une sorte de dieu vivant du Go, et AlphaGo, un programme informatique présenté comme une intelligence artificielle, crée par Google.

Le terrain de lutte ?… le damier d’une partie de go, un des jeux classiques les plus complexes qui existent, certains disent le plus complexe de tous, car en terme de force brute, on ne peut pas calculer toutes les combinaisons de dispositions possibles pour les comparer et les éliminer pour choisir la meilleur (comme le fait un programme d’échec). Il y en a simplement trop ! Il y en a plus que le nombre d’atomes estimés dans l’univers !

Et comme aujourd’hui, les news vont toutes êtres sur le même sujet, la grève et manif fort légitime et que je soutiens contre la cynique et désastreuse Loi El-Khomry, je vais vous distraire en vous parlant d’intelligence artificielle et de raisonnement intuitif…

Ce matin donc, première manche :  la machine vient de branler l’homme, Lee Se-Dol a jeté l’éponge au bout de trois heures et demi en constatant qu’AlphaGo dominait la partie. Le Champion du monde perds la première manche directe. Ok… mission remplie pour Google, quels que soient les résultats suivants.

Pourquoi ?

Parce qu’elle peu ainsi prétendre qu’il est donc possible de parvenir à simuler et donc apprendre la capacité de raisonnement abstrait et intuitif du Go à une machine. Moi je dirais programmer. Mais dans le cas de la complexité effroyable d’une partie de Go, le mot apprendre n’est pas galvaudé… la puissance de calcul brut ne sert à rien, il faut calculer autrement. Pour un humain, il faut penser, et à un très haut niveau d’abstraction…

Mais soyons clairs. Google est parvenu à simuler pour une machine  la capacité de raisonnement abstrait et intuitif du Go ! Du Go, hein… non, pas du reste !

Je m’explique, même si j’ai des amis qui vous expliqueraient cela mieux que moi, bien que peut-être avec plein de mots compliqués et sans humour à la con : le raisonnement intuitif, la capacité d’analyse déductive et d’anticipation, cela a un nom vulgaire : le sens commun. Le truc qui fait que nous n’avons pas besoin de réfléchir pour savoir que si la plaque vitrocéramique est rouge et irradie du chaud, ça veut dire que tout ce qui va la toucher va cramer. Un processus déductif facile et immédiat dans nos cerveaux biologiques spongieux, qui découle d’un rapport entre apprentissage, données brutes, analyses de celles-ci, et déductions de conséquences à des actions anticipés, mais que vous pouvez très bien apprendre sans mal à minou, toutou, ou au perroquet. En fait, et d’expérience, même une tortue comprends ça très bien et une fois l’expérience faite, elle se repose pas la question : si ça brille et que c’est très chaud, ça brûle : mauvaise médecine.

Une machine, elle, doit observer, enregistrer les données capturées, les traiter depuis ses capteurs pour les analyser, et déduire des informations, interprétés par son système de reconnaissance, puis en tirer une donnée finale de ses banques de données…

… ou alors elle ne sait pas ce que c’est, et elle se brûle. Et comme elle ne sait pas ce que c’est, il est même possible qu’elle ne puisse pas faire un lien entre ce qui la brûle, et le fait qu’elle brûle, et donc, meurt… enfin… le mot équivalent pour une intelligence artificielle.

Si elle a de bons systèmes de capteurs, et sait mémoriser et traiter vite des informations issues de capteurs externes, elle va se rappeler que CETTE configuration produit CET effet. La prochaine fois, la plaque vitro irradiante et chaude, elle se fera plus avoir, ha ha ha !

Mais si la plaque vitro est chaude mais n’irradie pas de rouge ? Autre configuration, rebelote apprentissage. Multipliez cela par tous les risques domestiques et vous commencez à mettre le doigt sur la complexité de ce qu’on appelle sens commun, et qu’on a tous, sinon on serait tous morts depuis longtemps. Bien qu’en voyant le film Idiocraty et les décisions de masse aberrantes de mes contemporains, je m’avance peut-être beaucoup sur l’espoir que l’humanité ai un sens commun développé.

Tiens, c’est marrant au fait : les mamans qui me lisent viennent TOUTES de tilter et acquiescer avec de looongs soupirs.

Ok… ben nos ordinateurs, ils en sont à peine à ça… de sont des super-génies plus idiots que des tortues (et Magalie ma tortue, elle était adorable, adorait les gratouilles et faire chier le chat, mais elle était un peu con quand même) qui nous pougnent de plus en plus -et est-ce surprenant ?… nos cerveaux ne peuvent pas rivaliser dans ce domaine- dans tous les cas où la vitesse de calcul+la force de calcul+le traitement brut de données  est dominant dans l’exécution d’une tâche.

Un ordinateur pilotera mieux une voiture ou un avion supersonique que tout être humain. C’est une évidence. Pour le moment, et à raison, on ose à peine leur confier des tâches complexes. Car nous savons que dans ces tâches complexes il y a un moment où il faut improviser vite et prendre une décision qui ne peut être bâtie que sur un raisonnement intuitif, une anticipation action/conséquences qui a tellement de variables… que l’analyser est vain. Il faut se fier à l’instinct et la prise de décision intuitive.

Et si on ose pas, croyez-moi, ce n’est pas parce qu’on ne sait pas apprendre cela à des machines : la preuve, au Go. Mais parce que toute situation imprévue est…. imprévue.

Et un ordinateur est un surdoué plus bête qu’une tortue. Il sera meilleur que n’importe quel humain. Dans ce qu’il sait faire. Mais il n’a aucune élasticité cérébrale lui permettant soudain d’improviser quoi que ce soit à partir de ces données et de sa capacité d’analyse et de raisonnement. Il ne peut faire de raisonnement intuitif que dans le cadre de la tâche pour laquelle son programme a été conçu.

Il ne pense pas. Il calcule toujours. C’est juste une grosse machine à calculer très, TRÈS très performante. Plus que nous. Mais pour le moment, ça n’est guère au delà de cela.

AlphaGo a gagné la première manche d’une partie de Go contre le Champion du Monde. Que peut-on en déduire désormais ?

Disons pour être raisonnable… que désormais, les ordinateurs savent nous battre au Go.

PS : elle n’est peut-être pas plus con que ma tortue… vraiment pas :

Donc, pour parler de DeepMind, notre machine à jouer au Go. ce n’est PAS une machine à gagner au go. E tje vais tenter de vulgariser rapidement les explications que j’ai pu glaner, et celles qu’on a pu me fournir :
Deepmind apprends. Avec un principe d’essai/erreur qui ressemble parfaitement à la logique de notre propre évolution culturelle. Il test, il rate, il reteste, il rate moins, etc… le système qui lui permets de savoir qu’il progresse est un système de notation que je n’ai pas très bien compris, mais qui si je devais simplifier est le principe de quel % de l’exercice final tu est parvenu à faire à chaque essai. Tu finit par savoir que tel procédé a le meilleur score, tu garde ça comme base et tu recommence… tu augmente ainsi ton score, et au fur à mesure, tu apprends et maitrise ton sujet. DeepMind a donc besoin d’un truc à apprendre et des capteurs pour pouvoir interagir et percevoir ce qu’il a à apprendre, plus un système de notation pour savoir quel score il fait à chaque fois qu’il essaye.
Ça veut dire quoi ? Que DeepMind peut aussi bien apprendre à jouer au Go, que te poutrer la gueule à counterstrike, ou apprendre à cuire des oeufs. Il ne fera rien de tout cela tout seul, et sans capteurs et outils pour interagir avec son environnement, il ne voit rien. D’ailleurs, il ne peut avoir conscience de rien, il ne sait qu’une chose : le sujet qu’il étudie et apprends, et l’exercice à finalement réussir et maitriser.
Ok.
Il est con,
On est d’accord. Mais il faut alors prendre conscience qu’il est aussi con qu’une bestiole qui vient de naitre et qui doit TOUT apprendre et expérimenter. Il a une cognition très très simple et très limité, une perception de son environnement faible, de toute évidence aucun « MOI » (bien que là, je pense qu’on entre dans la philosophie et plus la science), mais il est capable de faire ce que fait tout animal : apprendre. Le premier pas vers la prise de conscience de son environnement, et de soi-même. le tout premier pas avat la grande question des gamins : pourquoi çi et pourquoi ça ?
AlphaGo n’a pas été programmé pour apprendre le Go. Il est DeepMind, il a été programmé pour savoir comment on apprends, et pour apprendre. Et il a appris le Go.
Et il a maitrisé le Go.
Et il peut faire sans doutes cela avec tout… et 4a ne va pas tarder qu’il sache un jour parfaitement réussir un tounedos Rossini, en regardant comment des cuisiniers ont fait, et la tête du gars qui va le gouter et lui dire si c’est bon ou si le sucre à la place du sel est une très mauvaise idée…
Avec des bras, des jambes et un corps (c’est très compliqué mais posons l’idée), il pourrait apprendre à marcher, puis courir tout seul.
Et c’est juste le début.

Je suis une geekette, et il y en a plein.

Des fois où vous ne l’auriez pas remarqué. Je dis ça, parce qu’aujourd’hui, c’est la Journée  Internationale du Droit des femmes (une date dont l’histoire est fort sulfureuse, plus héroïque, et aussi nettement moins glamour que vous le croiriez), et parce que dans le vaste monde des ludophiles, des video-gamers, des rôlistes et des fans de l’imaginaire de tous les acabits, il semble que les geekettes -j’adore le terme- soient encore trop souvent vues comme des aliens, voir avec autant d’étonnement qu’apercevoir le Cerf Blanc.

Messieurs, ceusse parmi vous qui ne seraient pas au courant, je vais casser vos illusions : des geekettes, y’en a plein.

Pire! Il y a même des geeks gay, des geekettes lesbiennes, une tripotée de geeks transgenres, des geeks de toutes les couleurs, et surtout, incroyablement, les geeks en général s’en contrecognent !

Je soupçonne que si on faisait un sondage dans la population des geeks à grande échelle, on se rendrait compte que leur rapport au genre, à la liberté sexuelle, à la construction de l’unité familiale et tous ces charmants débats-paravents actuels dont la politique française nous a tartine, et nous ressert encore jusqu’à écœurement indigeste de la confiture de basse qualité, pourrait se résumer simplement: tant que cela conduit à être heureux, et rendre heureux, ils se foutent bien de savoir comment.

Mon dieu, les geeks seraient permissifs, prônerait une totale égalité de genre, et une société ouverte à toutes les différences ?

Oui.

D’accord, pas tous. Mais oui.

Mais pourquoi je vous parle de ça, quand on parle de la Journée Internationale du Droit des Femmes (Et PAS la Journée de la Femme, connards !) et que je suis une geekette?

Parce que ce n’est pas si simple non plus et que cela n’a pas non plus été exactement facile pour la gente féminine dont je suis représentante. Personnellement, mis à part quelques mésaventures malheureuses dans ma carrière de rôliste, et d’illustratrice, j’ai peu à me plaindre. J’ai surtout constaté que cette ouverture d’esprit, dont je parle plus haut, ne s’est pas du tout faite d’un claquement de doigts, et est encore à faire dans certains milieux. C’est marrant, ici je pense tout de suite aux gamers pour qui les rapports hommes-femmes sont aussi fantasmés dans le ridicule que la valeur de leurs exploits virtuels. A toutes choses égales, ils ne sont cependant pas les seuls à avoir l’esprit aussi coincé qu’un militant de Famille pour Tous.

Mais il a fallu du temps, depuis les années 80 – oui, j’ai commencé tôt, je ne suis pas ludosaure pour rien- pour que ce milieu s’ouvre un peu à autre chose qu’un cercle fermé fort masculin. Je me rappelle de mes années de lycée et de mon club de JDR en Corse ; on parle ici du début des années 90. Y trouver une fille faisant du jeu de rôle et participant au club, tenait du statistiquement improbable. Gag magistral, c’est en initiant à notre activité favorite un club de troisième âge enthousiaste, que j’ai vu jouer ma première fille rôliste. Elle se prénommait Thérèse (ça ne s’invente guère) avait 71 ans, et je vous dis pas l’enquêtrice de l’Appel de Cthulhu qu’elle nous a incarné, planquez-vous, elle arrive!

C’est au milieu des années 90 tandis que je vivais à Nice que j’ai commencé à voir des rôlistes de tous les bords (voir plus haut). Avec, toujours pourtant cette claire tendance de certains cercles à regarder avec étrangeté l’arrivée de femmes dans leur groupe, et un évident mal-être, qui s’exprimait soit d’une manière amusante, voire touchante -c’est drôle de voir de jeunes gens rivaliser de chevalerie et de galanterie- soit de façon clairement hostile et sexiste. J’en garde deux expériences désagréables datant de l’époque, qui me valurent d’exploser assez bruyamment, n’étant pas vraiment d’un naturel à la garder bouclé. Mais, en même temps que l’arrivée de Magic The Gathering, jeu de cartes à collectionner, et ses héritiers, tellement nombreux que je vais pas tenter de les citer (Vampire la Mascarade en jeu de cartes ne fut pas le dernier), nous vîmes une invasion de geekettes se découvrant une passion pour les jeux, les univers de l’imaginaire, les jeux de rôle grandeur-nature, et le plaisir enfin de se tenir égal à égal avec les mecs dans une activité où elles pouvaient tout aussi bien se lâcher, qu’afficher des bolloques aussi grosses que celles des mecs ; à eux de devoir rivaliser à armes égales sur ce terrain qu’elles conquéraient avec joie et sans autre objectif que de s’y amuser.

Moi, à cette époque, j’avais déjà quelques expériences professionnelles dans ce domaine, qui ne firent que se confirmer plus tard. Je constaterai avec le recul, que jusque vers 2005, Il y avait toujours de la part de mes interlocuteurs un étonnement complet à tomber sur UNE illustratrice ou encore collaboratrice à tel ou tel jeu. Surprise qui ne durait jamais trop, et passait assez vite et dans de bonnes conditions –sauf dans le milieu du jeu vidéo, encore une fois ; là c’était plutôt la guerre ouverte. Cependant, être une femme, et être fan d’Everquest, leader de raid à World of Warcraft, collaboratrice d’un MMORPG ou de tel ou tel JDR, ou meneuse de jeu à Star Wars, Mage, ou encore Cyberpunk, cela créait toujours un petit effet surprenant dont j’avoue, je jouais avec plaisir.

Mais plus le temps passa, plus je vis de femmes dans les conventions de jeu de rôle, de jeux de sociétés, dans les salons de gamers, dans les festivals de manga et de culture japonaise, chez les fans de dessins animés, de cosplay,  dans les MMORPG, dans les univers virtuels, et j’en passe. En fait, actuellement, c’est ne pas tomber sur une copine en moins de dix minutes qui me surprendrait. Sauf dans les salons de gamers. Ou alors, comme moi, elle se demande ce qu’elle y fout.

Et en matière de leaders dans les mondes de l’imaginaire, je crois que désormais, les femmes y ont une place qui se conforte, même si ce n’est pas encore vraiment à parité avec les mecs. Il faudra du temps, et on n’a pas de Marion Zimmer Bradley, de Tanith Lee ou d’Anne Rice tous les jours.

Après, il y a une sorte de timidité, je vais en parler, à oser s’afficher créatrice dans ce milieu, surtout que dans le cadre professionnel, le machisme et le plafond de verre du sexisme ont encore de beaux jours devant eux.

Finalement, le plus drôle fut de voir qu’en étant curieuse, je réalise que des femmes geekettes, il y en a plein, et le seul dernier véritable frein à se « déclarer » comme telles, est leur peur du jugement. Non des autres geeks, car les réactions hostiles sont une minorité à la marge, mais de leur entourage qui ne connait rien à cet univers, pas plus que de savoir de quoi on parle quand on parle des univers et mondes de l’Imaginaire et des jeux.

Ce n’est PAS sérieux.

Apparemment, moins que ce qu’on attend d’une femme encore aujourd’hui, qui doit s’intéresser à sa carrière, ses enfants, aux news people et aux prochaines tendances de mode maillot de bain de l’été, y’a qu’à voir les opérations spéciales pour la Journée de la Femme, on n’est pas le cul sorti des ronces.

Bref, ce sont les mêmes bien-pensants qui me disaient quand j’étais ado que je ne ferais jamais rien de bien de ma vie, et que je gâcherais ma carrière et mon futur parce que j’avais le malheur de dessiner des petits mickey façon manga, et que je préférais me lire Soljenitsyne, Tolkien ou Arthur C. Clarke, que d’aller faire du foot ou bûcher mes maths.

Ce regard, qui reste encore vivace aujourd’hui, est en fait le principal frein pour les femmes à s’afficher publiquement et assumer sans vergogne leur passion de geekettes. Un frein qui mettra du temps à disparaitre –j’avais cru une dizaine d’années, mais encore une fois on n’est pas le cul sorti des ronces- mais qui, avant tout, doit être combattu par chacun. Autant être fière de ce qu’on est, même si ça fait chier papa, maman, la copine, ou le compagnon/la compagne. Après tout, on n’a qu’une vie.

Quant aux derniers crétins résistants à l’arrivée des geekettes dans leur univers cloisonné, de ceux qui pensent qu’il faut une bite et une grosse voix grave pour pougner sa race à Counterstrike, ces petites bulles sexistes de gamers geeks haineux et odieux, laissons-les crever dans leur coin.

N’oublions pas de se foutre de leur gueule, de dénoncer leur misogynie, et de ne pas laisser passer leurs insultes. Mais traitons-les activement par le mépris le plus complet, et de préférence, méprisons les non entre geekettes, mais entre tous les geeks, les autres, l’immense majorité, mes frères et sœurs, pour paraphraser Desproges, qui n’avons pas tellement de temps à s’occuper de se soucier de crétins, car il y en aura toujours, quoi que l’on fasse.

On a meilleur temps à faire. Comme par exemple prévoir notre prochaine partie de Prophecy entre deux chasses au dragon à Skyrim, et la préparation de la prochaine convention ludique.

Et j’ajouterai une dernière chose : mesdames, quand on vous fait chier, faites chier. Toujours. En fait, cette règle s’applique à toute personne victime de discrimination. Ne jamais se taire, et ne jamais hésiter à être odieux vers qui l’a été, envoyer chier, lever le ton, et pourrir le connard discriminateur pour en dénoncer l’ignominie.

On ne doit jamais se taire.

Fin des enchères originaux Inktober et petit bilan.

J’avais réalisé 20 des 30 dessins du défi Inktober (un dessin à l’encre par jour sur un thème imposé) et sur la suggestion d’un ami et de quelques fans, j’avais lancé l’idée de les mettre aux enchères, ce qui fut fait en deux fois (avec une interruption entre Novembre et Décembre).

La seconde et dernière vente des Inktober prends donc fin aujourd’hui. Sur les 20 originaux, 13 ont été vendus en tout dans les deux séances avec un prix moyen de 50€ sur la base des 35€ de chaque enchère. Et vous avez été en tout 9 à participer. C’est dans tous les cas au delà de mes attentes, et ça fait plaisir.  ce sera à renouveler, avec des aquarelles ou encore des études au crayon pour une prochaine fois. Mais cela demande quand même un sacré travail, avant tout un bon dosage pour en faire la promotion sans spammer les réseaux sociaux, puis un certain suivi des acheteurs et des achats pour ne pas se perdre.

Les enchérisseurs de ce second tour vont donc être contactés aujourd’hui, pour valider leur achat et régler leur enchère et on va envoyer les colis dès la semaine prochaine ! merci à vous tous, ceux qui ont participé, ceux qui ont likés les annonces, ceux qui les ont partagés, merci encore !

Dessins du Lundi et tristesse, Ziggy Stardust est retourné aux étoiles…

Quelques screenshots et finaux de boulots du week-end tandis que je retourne à la rédaction du chapitre 13 des Chants de Loss pour une partie de la journée (l’autre sera consacrée à deux devis et une aquarelle à entamer). Mais Lundi un peu triste -fait chier comme tous les Lundi- car j’y apprends dès le réveil la mort de David Bowie, à 69 ans. Et pis David Bowie, c’est un peu une des stars du rock que j’ai apprécié dès mon enfance, c’est aussi un peu un génie de la musique rock et c’est un grand regret de le voir tirer sa révérence si tôt…

J’ai fait un rapide portrait de David Bowie pour le bandeau de ce billet… L’idée ne me serait pas venue, et j’ai pris une grosse dizaine de minutes pour le faire, ayant une journée chargée mais c’est peu finalement pour l’honorer. Je sais cependant quelle sera ma prochaine étude noire& blanc de célébrité.

Sinon, le travail du WE : un  Work in Progress du Draekya, légendaire félin du monde de Loss :

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Et une illustration finale pour une Armanthienne, personnage pour les Chants de Loss le jeu de rôle, avec une version couleur que j’ai dédicacé à Nicole Loutan, une fan de cet univers, qui craquait sur ce personnage qui ressemble à l’un des siens dans une de ses nouvelles :

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Le genre (les genres !) et les sexualités dans le jeu de rôle

Mon blog un dessin par jour me sert avant tout à parler de mes mickey, mais il relaie souvent des réflexions ou encore des coups de gueule, le plus souvent dans le domaine de ma profession. Mais pas que. Vous aurez noté quelques articles plus divers, dont des articles sur le jeu de rôle, ou encore sur les rapports aux genres et au féminisme dans la société. Dans le domaine du rapport aux genres dans le monde du jeu au sens large, j’ai une expérience pratique qui m’a offert le plaisir discutable de tester de près pas mal des pires dérives imaginables, et de constater avec joie que cela progresse plutôt bien. J’entends par là que les connards sexistes et homophobes deviennent une minorité à la marge. Ils en aboient avec toute leur haine d’autant plus fort qu’ils sont moins nombreux ; c’est un peu comme un organisme qui est d’autant plus bruyant qu’il agonise. Faudrait l’achever un coup.

Mais force est de constater que dans le monde du jeu de rôle, parler du genre mets un peu tout le monde un brin mal à l’aise. Il y a quinze ans que les rôlistes admettent, désormais sans se poser de questions, qu’environ un tiers des pratiquants de jeux de rôle sont des pratiquantes. Cependant, le genre, LES genres, ne se limitent pas au féminin-masculin, le sexisme n’est pas juste un mot et la sexualité ne se limite pas plus non plus à l’hétérosexualité.

Quid dans cela dans les univers de jeu de rôle ?

Je me souviens il y a quelques années (20 ans à la louche) d’une anecdote : un joueur dans une de mes campagnes AD&D qui a crée un personnage féminin. Il le joue fort bien et avec délicatesses et respect de ce rôle de composition, mais avec un archétype de la femme séductrice et irrésistible. Et il réalise que de toute évidence, sa séductrice sulfureuse ne peut que tomber éperdument amoureuse d’un personnage féminin, un des protagonistes de l’histoire. Au point même d’en arriver à tout risquer et sacrifier pour cette femme et son histoire, mettant en péril tout ce que le groupe de personnages tente d’accomplir. Bref, une histoire touchante, non ?

Je me souviens surtout de la peur au ventre de ce joueur du regard des autres joueurs à la table quand ils réaliseraient que y’a une histoire homosexuelle dans leurs aventures, que celle-ci fout le bordel dans leurs péripéties et que derrières les personnages féminins, il y a l’implication intime des joueurs concernés dans une histoire tout aussi intime.

Dans la même période, à Cyberpunk, pour régler le souci de me faire draguer par certains des joueurs à ma table et avec la bénédiction du MJ, ouvert d’esprit, j’avais crée une homosexuelle. Le fait qu’elle soit noire, techie (ingénieur) et surtout lesbienne a été bien pire que si j’avais décidé de supporter les inévitables dragues des joueurs sur le seul personnage féminin de la bande. J’ai testé ainsi en JDR (ce ne fut pas la seule occasion, ce fut juste une des plus marquantes) toutes les remarques débiles que supporte une lesbienne devant certains mecs qui apprennent qu’elle « n’aime pas les hommes ». A commencer par le « tu ne sais pas ce qui est bon, t’as pas essayé avec moi… » J’ai finalement décidé, au grand dam du MJ qui l’a vécu amèrement -ces joueurs étaient ses amis, on a les amis qu’on peut parfois, c’est son choix- de me tirer de ce groupe et j’ai cessé de jouer avec eux, c’était la troisième expérience qui finissait mal d’être la seule nana dans un groupe de mecs.

D’un autre coté à la même époque la première idée de l’un de mes joueurs à Legend of Five Rings fut de faire un samuraï duelliste mortel… et gay. Forcément beau -on n’échappe pas aux archétypes- et irrésistible pour les nanas, mais intéressés seulement par les hommes. Ce fut drôle, amusant et enrichissant, mais devint encore une fois compliqué et houleux face aux autres joueurs quand un couple commença clairement à apparaitre entre ce duelliste et un autre personnage de joueur masculin qui réalisait que finalement, avec ce mec… bha oui, pourquoi pas ?

Ce qui pour moi en tant que meneuse de jeu et créatrice d’univers coule quelque peu de source, c’est à dire la diversité des comportements humains et de la sexualité et des genres, était en général vécu comme une transgression de tabou par les joueurs. Je pouvais leur décrire des scènes de massacre et d’enfants tranchés en deux, les émouvoir par des scènes terribles d’horreur et d’action d’éclats, de mise en abime de leur propre nature et rôle devant le pire de l’âme humaine, faisant de leurs personnages de véritables héros déchirés par leurs choix et responsabilités mais si ça parlait de cul, SURTOUT de relations homosexuelles (et gay, encore pire !) ou de problèmes de genre, c’était tabou.

Le plus amusant est que j’ai réalisé le même tabou concernant le sexisme et le féminisme. Que je décrive par le menu et en détail l’esclavage et les pires sévices, cela horrifie les joueurs mais les motive. Que je leur décrive un bordel ou des femmes répudiées n’ont plus aucun droit après avoir perdu tout ce qu’elles avaient et plus que le choix de vendre leur corps… et les joueurs sont perdus, gênés, me demandent même d’éviter d’aborder ce sujet. Ok… donc je peux massacrer des bébés sous les yeux de vos personnages, mais pas aborder la condition des femmes dans des univers sexistes ?

Depuis, j’ai fais un peu le tour des univers de jeu de rôle (je suis une fan des jeux à univers. C’est ce qui m’intéresse en premier lieu, le reste c’est… secondaire voire je m’en fous totalement) pour réaliser que l’idée de la variété des genres et des sexualités est à peine timidement évoquée -et jamais abordée en détail- depuis seulement quatre à cinq ans, sauf dans quelques projets et jeux à la marge. Ou si elle l’est, c’est de manière caricaturale, que ce soit à dessein ou de manière totalement fortuite.

Pour l’anecdote, c’est sans doutes ce qui m’a frappé quand j’ai rencontré Stéphane Gallay, le créateur de Tigres Volants (qui bientôt connaitra sa 4ème édition sous ENFIN un autre nom). Il y a 20 ans, c’était un précurseur. Son univers impliquait de manière évidente la variété des genres et des sexualités et on y évoquait même le cul et sa diversité ainsi que les rapports au genre comme on évoquerait n’importe quel autre sujet de contexte dans un univers de jeu. Un peu ce qui me parait aller de soi. Mais surtout… on était encouragés à faire ressortir ces points dans l’univers, en y faisant jouer. Mes mêmes joueurs gênés et mal à l’aise dont je parle plus haut purent enfin, parce que l’excuse était clairement : « dans cet univers, ça existe, on peut, c’est une partie du monde » oser rajouter ces questions aux dynamiques de l’interprétation de leur personnage. La question soudain de : « c’est quoi l’orientation sexuelle de ton personnage ? » ne devenait en rien loufoque, mais parfaitement logique. Et dans un univers de science-fiction aux infinies possibilités, il s’est avéré assez vite que la plupart du temps, les personnages à Tigres Volants étaient souvent bisexuels ! Et vous savez quoi ? Pour les histoires des personnages et du groupe, ben ça fait quatre fois plus de possibilités !

Maintenant, je n’ai que peu parlé des genres. Parce que dans ce domaine comme d’autres les rôlistes y sont souvent ignorants. L’idée de se demander quelle est socialement la place des transgenres dans un contexte d’univers, dans une société, comment on les regarde, comment on peut créer un personnage de ce type, comment on peut le jouer et pourquoi cela devient très difficile pour qui ne sait pas ce que c’est et comment cela fonctionne, leur fait peur et leur parait compliqué. Et ce qui est compliqué est rapidement tourné en dérision, en devenant des archétypes de Maurice la Folle. Et forcément, c’est une dynamique qui me donne envie de bosser dessus : me poser la question, c’est réfléchir à comment y répondre, et surtout de quelle manière l’intégrer dans un univers de JDR. Par exemple, toujours dans le JDR de science-fiction Tigres Volants, je l’ai fais en répondant à la question d’un joueur, de manière assez simple : la chirurgie et la médecine sont si avancées que techniquement, accéder à un genre est simplement question de temps et de moyen. Le vrai problème est social et philosophique, mais il a tellement été admis et accepté que finalement, pour n’importe qui, cela n’est plus qu’une information. Être transgenre dans un tel univers n’est pas une case, une minorité. C’est un simple état transitoire ou un état de fait, accepté et intégré par la population, dont une petite minorité y voit les habituelles insultes à un ordre naturel fantasmé ou à un dieu imaginaire.

Mais dans d’autres univers, cela peut être une caste, respectée ou honnie. Un état honteux ou fantasmé. Une situation propre à créer des intrigues et des dynamiques d’histoires et d’interprétation. Dans certaines cultures sur Terre, les personnes transgenres étaient vus comme des intercesseurs entre hommes et femmes, d’autres comme chaman détenteurs dune certaine vérité divine. Ou encore des être érotiquement irrésistibles au point d’en créer de toute pièce en leur imposant de devenir transgenre (si si, une caste en Inde a fonctionné ainsi).

Mais tout cela heurte nos tabous et notre ignorance. Elle heurte notre morale. Qui est a géométrie variable. La violence, la torture, le meurtre, voire le viol et les pires exactions sont des moteurs à l’interprétation et à la lutte. Les genres, les sexualités, le sexisme, la place des femmes et des hommes dans une société sont des murs qu’on n’ose franchir et qui nous arrête, quand ils devraient avoir exactement le même pouvoir narratif.

Si le jeu de rôle, c’est ma conviction, est un formidable outil culturel, en plus d’un loisir exaltant, il y a ici nombres de pistes à oser vraiment explorer, en se débarrassant de ses tabous, et de son inculture à ce sujet. Et en l’occurrence, pour Les Chants de Loss, le jeu de rôle, c’est une chose que je ferai, avec le même traitement que pour le JDR de Stéphane Gallay : c’est un élément du monde, un élément d’importance dans son contexte, on le traite et on en parle comme de tout le reste, car il a des conséquences sur les personnages et leur interprétation, et leur interaction avec leur univers.

Et pour finir, je m’auto-cite (en corrigeant une erreur) depuis un sujet de discussion sur un groupe de rôlistes facebook, concernant la différence hommes & femmes. J’ai corrigé aussi un peu le ton, j’étais fâché que des gens croient encore que naturellement, il soit logique que la femme ait moins de force et plus de charisme que les hommes. Alors qu’il s’agit en grande majorité d’un effet d’évolution culturelle :

La différence entre hommes est femmes (je passe sur certains critères immunitaires et de résistance à la douleur ) est le taux de testostérone, hormone qui assure le développement musculaire. Ce taux, de manière évidente plus faible chez les femmes, crée une différence de masse générale, et de masse musculaire. Cette différence en ne prenant en compte QUE ta testostérone devrait être de 10% environ (les données à ce sujet varient jusqu’à 15% de différence), mais dans les faits, statistiquement, elle est finalement de 5% pour la masse osseuse et de 30% sur la masse musculaire. Pourquoi ?

Evolutionnisme culturel et social. Une femme taillée comme un camionneur est statistiquement moins apte de nos jours et dans notre société à trouver un partenaire sexuel et à se reproduire que la bimbo à gros seins. Cette norme d’évolutionnisme social et culturel change selon les cultures, les contextes et les siècles et ne provient que de tendances sociales. Un exemple : la différence de taille entre les grecs anciens hommes et femme était de 15 cm, et la carrure des femmes bien plus fluette. Pourquoi ? Parce qu’une part de nourriture pour une femme était la demi-part donnée à un homme, depuis son enfance. Ca n’aide pas pour musclée avec cela. A l’opposée, les Scythes et les Sarmates (les peuples qui ont donné naissance à la légende des Amazones) étaient très égalitaire, les responsabilités et les parts de nourriture était équivalentes, résultat… des guerrières badass et la moitié des chefs de clans (choisi par la force le plus souvent) des femmes ! A la Renaissance, en Flandre, une femme belle était une femme large, grande et musclée, et la moyenne de différence de taille était nettement moindre. Comme les écarts de force, eux aussi.

Actuellement, la femme belle et attirante sexuellement doit être mince, plus petite que son mâle et à gros seins de préférence. Pour séduire, et donc avoir un partenaire sexuel qui sera aussi chargé d’élever avec la femme les gosses à venir, tu suis ce modèle, toi qui es une femme, on t’apprends à le suivre dès ton enfance et on te décourage si tu fais autre chose, et tu t’y conforme par conditionnement : 5% de masse osseuse en moins, 30% de masse musculaire.

Mais le gag, c’est que revenons à la testostérone. Les femmes en produisent peu en MOYENNE ! 5% des femmes ont des niveaux aussi ou plus élevés que les hommes dans ce domaine, et peuvent (avec régime alimentaire adapté et non pas restreint), devenir des armoires à glace. Que ces femmes embrassent une carrière sportive ou militaire, et ce sont des brutasses. 5%… une femme sur 20. Pensez-y.

Maintenant, revenons à l’idée que les femmes seraient moins aptes belliqueusement à des carrières résolument masculines. C’est le cas dans le pure strict cadre de la belliquosité : moins de testostérone, moins d’agressivité… en moyenne. Mais ce n’est pas parce qu’on n’est pas agressif qu’on ne va pas savoir apprendre à se défendre. Le dédain des femmes pour les aspects compétitifs et militaires n’existe pas, c’est une évolution culturelle qui dure depuis trois siècles (fin de la Renaissance) : on leur a dit que ce n’est pas leur place, qu’elles n’y ont pas le droit, on les montre du doigt si elles choisissent cette voie, voir on les ostracise, et dès leur enfance, elles sont conditionnés à ne pas désirer suivre ce genre de carrière. Un exemple qui marche pour les sciences dures et les mathématiques, et jusqu’à il y a moins de 40 ans pour la littérature !

Le monde est nettement plus compliqué qu’un clivage naturel hommes-femmes (qui n’est en rien biologique finalement). Celui-ci est né d’une compétition au pouvoir, les deux genres en question se considérant dans une idée d’inégalité et de compétitivité. Les hommes ont gagnés imposant alors un modèle strict aux femmes sous peine d’être exclu de la société humaine…. chez nous. Ce modèle n’a pourtant pas, et N’EST PAS le modèle exclusif, il existe même de nos jours tout son opposé. ce qui différencie hommes et femmes vient d’un modèle culturel. Soyez imaginatif. Créez-en d’autres. Ou si vous décidez de suivre ce modèle, assumez alors qu’il se base sur cette compétition, et des considérations sexistes, et qu’il a donc une origine, des effets pervers, et une philosophie peu plaisante finalement.

Pleasure slave, j’ai gagné un level, chaussette !

Oui, je suis très en joie. Il y a des illustrations qui deviennent un reflet de votre niveau, parce que ce n’était pas si facile et que vous avez réussi malgré tout à le faire, et le faire exactement comme vous le souhaitiez -ou presque, on est jamais satisfait.

Ici, c’est le cas, et surtout, j’ai mis dix heures à la terminer. Je pensais y parvenir en huit, mais je n’avais pas tenu compte de la complexité de certains trucs, genre, les bijoux. Mais dix heures quoi. Woot ! ce n’est pas grand chose pour le résultat final ! Donc, je peux dire que j’ai gagné un level en peinture et illustration, chaussette !! Je suis vraiment, vraiment heureuse, heureuse de vous la partager, et heureuse des gens qui ont suivi sa création et m’ont soutenus pendant que je bossais dessus. Merci à tous !

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Et la version en noir et blanc, qui sera dans le livre de jeu de rôle Les Chants de Loss (sauf si on peut l’éditer en couleurs ) :

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Et petit coucou à Willy Mangin, qui recevra un exemplaire dédicacé de l’illustration en tirage affiche après avoir gagné un concours Les Chants de Loss !

Un voilier lévitant, le premier !

Enfin non, pas le premier, mais le premier qui soit une étude de looks pour l’univers des Chants de Loss, pendant que je finis une colo chiadée, et que je suis en train de faire des roughs pour les illustrations de peuples Lossyans.

Ce modèle apparait plus tard dans la série des romans (tome 4 environ), c’est la seconde version de la Callianis. Je parle sous l’image des spécificités des navires lévitant et donc, pourquoi cette forme, bien qu’elle soit très moderne pour le monde de Loss.

Et j’ai donc pondu ceci, qui regorge atrocement de détails. Et encore. Je me suis retenue…

Illustration en grand format, cliquez dessus pour la voir :

callianis-final1

Les navires lévitant de l’univers des Chants de Loss ne volent pas. navrée pour les fans de Spelljammer et les autres. Ils lévitent, à environ en moyenne 6 mètres du sol, 15 mètre pour les plus performants et les plus gros. Ce qui assure cette lévitation sont ce qu’on appelle communément des moteurs à loss, c’est systèmes de lévitation employant les propriétés antigravitationnelles du loss-métal.

Techniquement, ils pourraient voler. Les moteurs à Loss créent une répulsion depuis le sol, et allègent la structure, bien qu’elle conserve une masse et donc une inertie. Mais il faudrait pour s’élever et hauteur d’une part une force de lévitation supérieur ou un allègement général de la masse (avec des ballons par exemple), et d’autres part un système de propulsion plus performant que l’usage du vent, comme des hélices. Sans compter des formes et concepts plus aérodynamiques. Bref, des dirigeables et des avions. Deux choses que les lossyans n’ont simplement pas inventées, et dont ils ignorent presque tout (sauf les Apostats, mais c’est un cas à part).

Mais surtout, un navire lévitant est aussi et avant tout un navire ! il doit pouvoir naviguer et se comporter sur l’eau comme un bateau. La lévitation au dessus d’une surface comme l’eau est hasardeuse, pour ne pas dire carrément casse-gueule. Ainsi les navires lévitant sont avant tout des bateaux qui peuvent aussi naviguer sur terre. Ce qui explique leur concept général, leur forme, et les limitations quant à leur design.

Dur, le Lundi, et une explication par Nebezial du pouvoir des super-guerrières en bikini

Rien à ajouter… surtout quand on se réveille à 13 heure après panne de réveil matinal, et qu’on a QUAND MÊME la tête profondément enfoncée dans le fondement.

Mais histoire de bien commencer le premier Lundi de l’année, le partage d’un rough d’études des navires lévitant des Chants de Loss, fait à la main ce WE, et qui me permets de constater avec joie qu’en gribouillant, j’ai pris la main pour le dessin de voiliers et assez d’assurance pour commencer à vraiment pouvoir étudier des looks et formes un peu exotiques qui vont donner le moyen de sortir dans les jours qui suivent des illustrations pour ces machines un peu symboles de l’univers de Loss :

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Et un petit plaisir et le partage d’un auteur qui m’est très cher, Stjepan Sejic (oui, je mets pas les accents Croates, mon clavier râle), qui en un strip nous révèle tout le secret des femmes combattantes et autres super-guerrières en mini-bikini et tenue minimale. Maintenant, vous saurez !

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« It’s juste Science ! »

Merci infiniment, Stjepan Sejic. Je vous invite aussi à découvrir son travail merveilleux sur son autre chef-d’œuvre dont je vous ai souvent parlé : Sunstone (la page est réservée adulte, donc si vous voulez la voir, il vous faut un compte Deviant Art, cela prends 3 mn pour s’inscrire)

Parce que c’est elle…

On m’a bien sûr demandé ce que je pouvais souhaiter dans la vie, et vu que nous sommes au début de l’année, c’est l’occasion de vous faire un aveu :

Je ne souhaite rien.

Ho, je ne vais pas vous retenir de me faire vos voeux de bonheur, de bonne santé, d’amour et tout le reste. Je vous les ai fais aussi. Mais je ne souhaite plus rien. Que pourrais-je souhaiter ? J’ai tout ce dont chaque être humain rêve ; ce bonheur qui n’existe que sous une seule forme : l’amour, inconditionnel, entier, si fort et si doux, puissant et chaleureux, si fusionnel et si simple à la fois, que nous avons tous souhaité et rêvé.

Elle se nomme Alysia. Je n’en parle que très peu. Elle aime sa vie privée, elle est discrète et réservée et elle fuit la célébrité. Du reste si un jour elle l’avait, je pense qu’elle commencerait par s’en débarasser. Elle est mon Ange, de toutes les façons possibles de le décrire. le A majuscule n’est pas plus là pour rien que ce mot auquel on donne tant de sens. Elle est un ange-gardien, paré d’ombres et de lumières. Elle est la personnification de l’adage qui dit qu’il faut aimer les gens avec des failles, car c’est par là qu’entre la lumière. Elle est une émanation de paix et une source de colère infinie. Elle est une personnification de l’amour et ne peut s’aimer elle-même. Elle est la modestie quand elle aurait tout pour s’onergueillir. Elle est mon pendant et pourtant ne me ressemble guère. Elle est ma chiralité.

Je n’ai rien à souhaiter. Je l’aime, infiniment. Je me drogue à son parfum, que je cherche dans ses vétements quand parfois elle me quitte quelques jours. Je me réveille en pleine nuit pour la chercher, et j’entends son souffle tandis qu’elle dort, me surprenant à sourire de bonheur, parce que ce son si simple devient à cet instant tout le sens de ma vie. Je la regarde rire, parler pour elle-même tandis qu’elle discute avec je ne sais qui sur son écran et le monde pourrait aller pourrir en enfer dans un déluge de feu que j’en aurais sans doutes à cet instant rien à foutre ; elle est là, je la vois vivre et c’est comme recevoir en prix la récompense d’une vie qui a trop souvent ressemblé à une bataille en zone de combat.

Que voudrais-je de plus ? Je ne veux rien pour moi, je n’ai pratiquement plus de rêves à réaliser, il n’en reste qu’un, le plus intime, partagé avec elle, et le reste ?… Le reste réponds seulement à la question que me posa un fantôme quand j’avais 15 ans et que je mourrai : qu’as-tu fais de ta vie ? Elle n’est pas la réponse à cette question, la réponse, c’est la raison d’être de ce blog, où je vous partage mes rêves écrits et dessinés.

Non… elle en est le moteur, elle en est le socle, elle est le colosse qui me tient à bout de bras, toujours derrière moi, me couvrant de sa chaleur, de sa protection et de son amour. Elle n’est même pas jalouse. Possessive, ô combien. Je lui appartiens et je le revendique. Je lui laisse le privilège unique, offert à nul autre, d’avoir part sur moi et d’avoir le dernier mot. Elle seule peut m’amadouer et me dominer. Comme une tigresse, une comparaison qui me va bien, qui a appris la confiance, la paix, et la caresse d’une main dont elle n’a rien à craindre et dont elle accepte de suivre les ordres.

Elle est mon cadeau. Et je tente de toutes mes forces d’être le sien… Ainsi, ces mots sont pour elle, et désormais vous savez qui elle est. Vous n’en saurez sans doutes jamais rien de plus, sauf les quelques amis qui la connaissent comme ils me connaissent.  Mais cette nuit, je voulais lui offrir un cadeau.

Le voici.

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Blog artistique d'Axelle "Psychee" Bouet

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