2015 est mort, vive 2016 !

Et pour poursuivre une tradition commencée l’année dernière, voici un montage en forme de rétrospective sur l’année de mon travail de 2015. D’ici quelques jours, j’en ferai un calendrier 2016 qui pourra être acheté dans ma boutique.

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Voici le même fichier JPEG, mais en haute résolution, 1,52 Mo :

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Ce fut une année riche, folle, démente, magnifique et détestable aussi. Une année qui me donne l’impression d’avoir changé d’échelle, une année charnière. Mais aussi une année où j’ai vu le monde transformé très vite, en bien et en mal. Un monde où ce que je suis semble cesser d’être vu comme une honte, voire une tare, mais où gay et trans suscitent d’autant plus la haine de ceux qui auraient voulu que nous n’existions pas. Un monde qui pour lutter contre la terreur et la haine, suscite encore plus de peur et a pris clairement le parti de sacrifier la liberté à une sécurité illusoire. Un monde où des puissants veulent et vont tenter de contrôler ce qui ne se contrôle pas : la multitude et la diversité de la folie humaine. Un monde aussi qui réalise que les modèles hérités du 20ème siècle, capitalistes, politiques, consuméristes et extensifs sans limites sont en train d’arriver à leurs limites ; et que cette limite va nous tuer si on la franchit.

Un monde qui change très vite. Étrangement, il ne change pas tant en mal que cela. Mais le miroir déformant de la haine, de l’horreur et de la peur nous a tous frappés de plein fouet. Je ne fus et de loin pas la dernière à morfler. Mais c’est le prix pour que l’humanité évolue. On évolue pas quand on en prends pas plein la gueule.

Cotés projets personnels abouti, me voici soudainement romancière publiée, avec un petit groupe de fans émerveillés par le monde des Chants de Loss, et les aventures de Lisa, Jawaad, Sonia et toute la bande. Et dans la foulée -je suis cinglée, et j’aurais jamais du vous écouter, vous savez de qui je parle, mais j’ai aucun regrets à l’avoir fait finalement- je suis en passe de devenir auteur de jeu de rôle, avec le projet de sortir Les Chants de Loss, le Jeu de Rôle, au printemps 2016.

Coté professionnel, je n’ai que rarement eu autant de travail… mais on peut mieux faire ! Je ne sais pas comment mais je commence à trouver comment gérer mes impératifs de santé et mon calendrier professionnel. Il s’avère que je suis en retard perpétuel quand même, et que je dois tout de même avouer que certains de mes clients ont une patience d’anges. Autant que je n’en abuse pas et peut-être aussi réaliser que cette patience est une manière de me dire : nous aimons ce que tu fais, nous avons la patience d’attendre pour ce que tu peux créer.

Alors qu’est-ce que je me souhaite pour 2016 ? Ben ne pas être trop en retard pour la sortie du tome 2 de mon roman, qui arrive à sa fin, mais va me demander encore un mois pour le finir puis au moins un autre mois avant de songer à lancer son édition. Il ne sortira qu’en Mars-Avril quand je pensais qu’il sortirait à Noël. Et en parallèle, achever la rédaction du jeu de rôle, qui s’approche aussi de la fin, puis travailler avec le groupe d’illustrateurs qui a répondu à ma demande -et je vous remercie tous ici spécialement- pour sortir les Chants de Loss, le Jeu de Rôle, vers Mais-Juin. Oui, il est lui aussi en retard et je crains qu’il ne le soit encore plus que je le pensais.

Et gagner assez d’argent pour un vrai salaire, qui me permettra de songer à 1) changer d’ordinateur pour cette année car le mien arrive un peu à ses limites et 2) me payer une Cintiq 20 ou 22 pouces. Oui, j’en veux une, encore plus depuis que j’ai reçu en cadeau d’anniversaire la Cintiq 13 pouces avec laquelle je travaille, qui est un engin formidable, mais trop petit pour ma manière de bosser, même si je m’y adapte bien mieux que je le pensais.

Et j’aurais aussi le souhait de tomber moins malade en série que je l’ai fais en 2015, vraiment ! Mais ça, je crains que ce ne soit qu’un vœu pieux et que je doive accepter de faire avec une santé qui en moyenne me fait perdre au moins un trimestre entier de travail par an.

Et ce que je vous souhaite ?… Quelqu’un l’a écrit mieux que moi… alors, place aux mots de Jacque Brel :

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.

Les vœux de Jacques BREL, 1er janvier 1968 (Europe 1)

Et enfin, sachez que je vous aime, vous tous. De tout mon cœur. Et je n’aurais jamais ni assez de mot, ni assez de temps pour vous remercier tous à la hauteur de ce que je vous dois.

 

Les 12 illustrations de l’année 2015 :

Une sélection totalement subjective sur la masse conséquente de la production 2015. J’ai eu du mal à me décider, mais ce sont mes préférées.

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Et la dernière, faite pour le dernier jour de l’année et qui restera inachevée suite à une perte du fichier de travail :

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