Archives pour la catégorie Les copainches

Quelques jours difficiles… et occupés

Je vais en reparler dans la journée, mais ces derniers jours m’ont vu pas mal occupée avec mon travail, mais aussi la promotion des Chants de Loss, le roman et le JDR. Accessoirement, on avance pas très vite avec  des migraines enchainées les unes à la suite des autres.  Mais histoire de vous faire patienter, voici le portait un peu caricatural, et très gentil, de mon grand frère, Stéphane Gallay , qu’il m’a demandé pour en faire son prochain avatar :

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Le monde de la bédé dévoilé par Gä

Gä (Gaël Denhard), est un auteur de bande dessinée, dessinateur de presse, animateur de blogs, et surtout dessinateur humoristique de grand talent à la carrière prolifique et, comme j’aime à le dire « intéressante, y compris au sens chinois du terme ». J’ai eu le plaisir de faire sa connaissance virtuelle il y a peu, ce qui me touche beaucoup.  Et c’est donc avec son accord, et je l’en remercie, que je vous fais partager aujourd’hui ses strips sur l’envers du décor de ce beau monde de la bande dessinée, qu’il a côtoyé plus intimement que beaucoup d’entre nous.

Et des mythes et légendes risques bien de s’effondrer pour vous à la lecture de ces réalités illustrés avec grand art.

Pour lire, cliquez sur l’image, et ensuite sur le petit lien « suivant »  en haut à droite, ou sur la petite flèche latérale juste à coté.

COMMENT ON FAIT LES BéDés?

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Pourquoi j’ai complètement fait foirer ma carrière de dessinateur de bandes-dessinées

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Comment j’ai complètement fait foirer ma carrière de dessinateur de bédés

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Bon je n’ai toujours pas fini mon article prévu sur les tutoriaux et conseils que je voulais vous inviter à découvrir pour vous lancer un peu dans le dessin et l’illustration, de ceux que j’emploie et révise régulièrement moi-même. Mais ça m’a pris une chouille plus de temps que prévu, je vais essayer de finir demain soir.

Très vieilles vieilleries, 2

Après Alias qui a retrouvé dans une archive des vieux machins oubliés ce qui m’a fait plaisir, car je considère important de savoir de quoi on est parti pour voir où on est en train d’aller -et ce, même si ça pique aux yeux- voici Matthias Wiesmann, vieil et grand ami  qui en fouillant ses archives a retrouvé des illustrations que de mémoire peu de gens ont vu et qui illustraient une histoire très intime. Cela a vieilli aussi, mais me touche tout de même beaucoup. Un jour, je pense écrire des nouvelles sur cette histoire et ces personnages qui se passait dans le monde de Tigres Volants d’ailleurs, ce qui serait nettement plus érotique, plus intime et clairement explicite, mais aussi bien moins dur, révoltant et cruel que ce que peut contenir Les Chants de Loss en matière de références.

De mémoire ces dessins s’échelonnent de 1999 à 2001 environ, et on y voit mes premiers -maman mes yeux- essais de colo sur photoshop avec tablette. Ouais, ça a vieilli.

Eowyn Ð HŽsitation

Eowyn - Chanteuse

Eowyn - Rockstar

Eowyn - Métro - Ringstadt (N_B)

Xandra Voiture-Luxe

Ne pas avoir honte de ses vieux trucs…

.. mais quand même, houuu… je me souvenais pas que je dessinais si mal, il y a 20 ans.

Oui, ce que je vais vous montrer, récupéré sur les archives de tonton Alias, des illustrations pour le projet Fils des Etoiles de Tigres Volants, date d’il y a 20 ans.

Nostalgie inside. Époque où accéder à un scanner n’était guère aisé, et où Photoshop en était à la version 3.0. pas CS 3, hein…. 3.0 tout court. D’ailleurs, il m semble que je n’allais commencer à m’en servir que quelques mois plus tard.  Et époque où je ne savais pas dessiner, même si j’étais déjà graphiste et bossais dans la communication visuelle, et que je tenais un crayon depuis déjà dix ans, et plus. Continuer la lecture de Ne pas avoir honte de ses vieux trucs…

Shaan Renaissance, le jeu de rôle

Recu le livre des règles de Shaan-Renaissance. Déjà une fierté, deux illustrations à moi, colorisées par Igor Polouchine s’y trouvent , qui sont des dessins de deux personnages joués par Alysia Lorétan et moi. Et ça fait super plaisir, de voir que pour illustrer le caste des combattants, c’est donc Keynan qui est mis en scène, trop fière ! Je suis ainsi touchée d’être dans les crédits du livre, et les remerciements de l’auteur.

Igor, arrête, je sais plus rentrer dans mes escarpins !

Ensuite…. 30 ans que je fais du jeu de rôle. Ben soyons clairs, c’est le plus beau et superbe livre de règles que j’ai jamais vu, et possédé. 414 pages (oui, un pavé qui pèse son poids), à couverture TRÈS rigide, entièrement en couleurs, illustré avec une abondance exceptionnelle et de qualité, et une mise en page et des graphismes qui me rendent jalouse. Je veux dire, je veux que Les Chants de Loss soit pareil ! Caprice !

Le contenu est à l’avenant, j’ai été impressionnée, bien qu’avec 414 pages je sois loin de l’avoir fini encore. La masse des informations contextuelles pour Shaan y est non seulement énorme, mais qui plus est riche, illustrée, avec un luxe de détails, et d’efforts d’accessibilité. Quasi nulle part, je n’ai vu de double page qui puisse être pénible à la lecture ou la compréhension. Et en plus, fourni avec deux scénarios histoire de vous mettre dans le bain.

C’est une version très modernisée du premier Shaan. Plus simple, elle est aussi plus riche, plus profonde, plus intéressante dans ses choix d’ombres et de lumières quand aux dichotomies apparentes de cet univers où heossiens et humains ne s’entendent pas des masses, et pour cause. C’est un travail très adulte, très profond, qui ravira à mon avis aussi bien le minimaxeur fan d’aventures exotiques, que l’adepte des personnages étranges et des BG riches, tout comme le rôliste théatral pur et dur, ou encore, comme moi, l’amoureux des histoires de héros, de défis, et de failles intimes.

Je ne vais pas entrer dans le détail du système de jeu et des règles. D’abord, parce que vous pouvez le découvrir ici : http://www.shaan-rpg.com/kit-d-initiation/ , ensuite, parce que les règles de jeu, c’est comme les huitres, on aime, ou on aime pas. Le fait est que l’ensemble du livre produit un effet d’immersion remarquable, et toutes les règles semblent couler de source avec le contexte. J’y retrouve les jeux à univers, que ce soit Athanor, Prophecy, Mage l’Ascension, ou encore Légendes des 5 Anneaux. Mais ici, quasi aucunes références directs à nos propres bases culturelles. Bienvenu en Heossie, que vous allez devoir découvrir entièrement comme un explorateur doit cartographier continents et peuples.

Bref… si vous aimez les jeux fast-food, passez votre route. Si la mécanique de jeu reste assez simple, la richesse de l’univers, du contenu, et des concepts à appréhender ferait plutôt penser au long travail minutieux de préparation d’un chateaubriand dans les règles de l’art. On est loin du hamburger-minute.

Si vous aimez les jeux à univers, sautez dessus. Vous ne pourrez pas être décu.

Et enfin, si vous aimez les beaux livres, les beaux objets, et que vous voulez voir un étalon du livre de JDR superbe et réussi…. foncez ! C’est… beau. C’est à peu près ce que je dis à chaque fois que je tourne une page. Limite en ayant peur de l’abimer. Et non, je ne dis pas ça parce qu’Igor est un ami, loin de là !

http://www.shaan-rpg.com/boutique/

 

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Je suis Charlie

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Ça n’a rien d’original, aujourd’hui.

Mais voilà, il y a un peu  plus de 24 heures, les locaux Charlie-Hebdo ont été pris d’assaut par trois cinglés venus se prétendre venger un dieu qui n’existe pas, de l’affront de dessins humoristiques, en tuant tout le monde.

Si jamais leur dieu existe, j’ai du mal à imaginer qu’il ai trouvé dans cet acte barbare et dément le moindre soulagement. Et toujours si jamais leur dieu existe, à mon avis, il était au dessus de quelques petits mickeys moqueur se foutant de sa gueule. Mais surtout, si jamais leur dieu existe, que je sache, c’est le même que celui des chrétiens, et des juifs, ou alors j’aurais mal lu la bible, le coran, la thora, que j’ai bel et bien lu, en effet. Et donc je n’imagine pas ce dieu demander le massacre de gens qui ont commis le crime de dessiner, et de vivre de leurs dessins, et le péché d’avoir un humour acide et moqueur, qu’il fut de bon, ou de mauvais goût.

Je voudrais à ce moment même pouvoir puiser dans les réserves du talent de mon humoriste préféré, Desporges, et avoir la plume aussi acéré et drôle qu’il pouvait l’avoir. Il aurait choisi des mots mortels et assassins pour faire rire, de ces rires qui donnent à penser et rappellent le cynisme du monde, et que le rire est la seule arme face au désespoir : « Que reste-t-il à part le rire, sinon le suicide, poil aux rides ? »

Mais je ne peux pas, je pleure en vous écrivant à cet instant même. 12 personnes ont été tuées hier, par des fous se réclamant d’une idée, et d’un concept que je qualifie de démence hallucinatoire de l’humanité : la religion.

Parmi ces douze morts, 4 personnes que je connaissais bien, que j’ai connus, avec qui j’ai partagé des cafés, des bières, quelques discussions. A peine plus que des inconnus, en somme, des rencontres. Mais des collègues, des dessinateurs, des gens de la presse, de la communication, de l’illustration, qui ont tous, peu ou prou, été des compagnons de nos vies : Cabu, Charb, Wolinsky et Tignous. Pas la peine de vous les présenter, si vous ne les connaissez pas, vous avez passé ces 30 dernières années dans une grotte, ou vous vivez loin de la francophonie.

Mais il y a eu douze morts. Dont Bernard Maris, autre célébrité, économiste anti-libéral et chroniqueur. Et encore six autres. Dont deux policiers morts d’avoir fait leur devoir, et tenté de protéger des innocents.. Tués au nom d’une folie que la majorité de cette planète, bordel croit être une bénédiction ! La religion !

Voilà ce que dénonçait depuis 20 ans, avec humour, mordant, parfois méchanceté, Charlie-Hebdo : que la majorité de cette planète, quoi que vous puissiez croire, quelques soient vos convictions, croit en des concepts hallucinés et bâti uniquement sur du vide, et des mensonges exploités par des manipulateurs, que l’on nomme dieux, religions, vérités révélés, pour justifier tous les crimes, des milliards d’hectolitres de sang versés, les pires atrocités sur l’humain, qu’il fut enfant, femme, ou vieillard. Au nom du VIDE ! AU nom d’une hallucination ! Au nom de dieux qui n’existent pas !

Ho, ils ne dénonçaient pas que cela, en fait, ils dénonçaient allègrement tout ce que je hais : tous les extrémismes, tous les aveuglements, toutes les pensées réduites à des slogans creux pour ne pas réfléchir, et que ce soir de droite, de gauche, tout le monde le fait. Tout le monde a un moment décide d’abandonner son droit et son devoir à la raison, pour écouter, et relayer des slogans. Et tant pis s’ils tuent.

Voilà ce qui a été attaqué et massacré hier : pas 12 hommes. Pas 4 connaissances. Pas une équipe rédactionnelle de journal. Non. Un symbole de l’un des trois mots du dicton de la France : la Liberté.

Celle d’avoir le droit à toute opinion, et de l’exprimer, fut-on le dernier des cons, ou le plus abruti des révisionnistes. Et cette liberté, personne ne se gène à en user. Celle de dire aussi bien qu’on veut brûler du pédé en place public, qu’envoyer aux oubliettes les religions et leurs ouailles. Celle qui dit que nous avons tous le droit de nous exprimer, quelles que soient nos idées, et que nous pouvons les penser et les nourrir librement.  Et que si nous nous sentons insultés par les idées exprimées de l’autre, nous avons le papier, la plume, le crayon, et les estrades pour y répondre, et la Justice comme arbitre !

Nous avons la liberté de TOUT DIRE ! Nous avons le droit de rire de tout !

Hier, trois hommes en ont tués douze, et ce faisant, ils ont tirés sur cette liberté. Et ce faisant, ils ont commis un troisième acte horrible : ils ont non seulement blessé tout un peuple, mais ils ont épouvantés tous les musulmans de France, qui désormais ne vont pas être à la fête.

Il n’y a qu’une seule bonne chose qui ressort de cela… il y a tout un peuple uni dans une seule cohésion devant cette folie. Cela durera, ou pas. Mais si cela dure, l’histoire est bourrée des exemples que le pire des adversaires est celui qui devient solidaire. La France n’a jamais été guère douée pour cela, surtout ces 20 dernières années. Ben là, on vient de lui rendre sa solidarité.

Et voici ma bien modeste contribution de dessinatrice à leur soutien et à tous leurs proches et amis, blessés et en deuil.

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Les commentaires de ce billet seront méchamment filtrés.

Dragon-Mucha. Oui oui, il s’appelle comme ça !

Parce que j’ai décidé, d’abord !

C’est une commande passée par Isabelle Gallay, la douce épouse de Stéphane Gallay, qui adore mes dragons, et voulais un dragon façon Art Nouveau.

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J’ai mis un peu de temps entre le commencement du dessin, et son achèvement. Comme d’autres travaux pas fini, il a subi mon mois et demi de maladies à la con, et donc, le retard en masse qui s’en est suivi. Mais le voici, achevé, avec une petite vidéo qui présente les étapes de sa réalisation.

(et oui, c’est ma PREMIERE vidéo Youtube… qui l’eut cru, je m’y mets)

 

Et non, ce dessin ne sera pas à vendre. Il appartient à isabelle Gallay, je n’en ferai donc qu’un seul et unique tirage poster sauf avis contraire de sa part, et pour son seul et unique bénéfice (plus des tee-shirts, toujours pour son unique bénéfice)

 

Summer of Fail, ou comment ne jamais faire de bande dessinée

J’avais cet article dans mes bidules non publiés sur le blog pour cause de non-fini, et de flemme crasse, concentration de poisson rouge, et faculté à passer du coq à l’âne qui concurrencerait un chaton sous acide.

Mais donc, j’avais bien prévu de participer au défi d’Alias, le Summer of Fail. Continuer la lecture de Summer of Fail, ou comment ne jamais faire de bande dessinée

Shaan renaissance, c’est bien, mangez-en!

 

 

Shaan est un JDR édité pour la première fois il y a 25 ans, avec tout ce que cela comportait d’idées de génie, d’originalité, de vieilles mécaniques de jeu imbitables, et d’erreur de jeunesse.

Et pourtant, c’était génial. 25 ans plus tard, Igor Polouchine remets cela avec des collègues et amis, et nous sort la Renaissance, par souscription. Je ne vais pas vous présenter Shaan, il va le faire mieux que moi, je tiens par contre à dire que franchement, c’est de la bombe, et que pour le prix de la souscription, cela mérite largement l’effort.

La page de présentation de Shaan

Les quelques mots d’Igor sur la naissance de son JDR (lisez. c’est tout une aventure, j’adore!)

 

 

Tigres Volants en Creative Commons

Vala, le jeu de rôle de mon Tonton Alias, auquel j’ai collaboré, et à bien des égards pour moi l’un des meilleurs jeu et univers de SF, est désormais accessible gratuitement et en Creative Commons.

http://www.tigres-volants.org/tigres-volants-3-creative-commons/

 

Et je le dis: JOIE!

SAI Vs Photoshop ou le soucis des vieilles habitudes contre les outils récents

J’aurais aussi pu appeler cela « où comment Axelle se prends la tête pour des prunes », ou encore, simplement: le constat est que si je je fais pas un peu de détails et de glis-glis -dont un minimum syndical de trames- dans mes dessins, ils ne me plaisent pas.

Le soucis est que si changer de mode de travail et de degré de style, j’en ai rien à carrer quand je fais de l’illustration – en général, ça ne se voit pas tellement- c’est une autre paire de manche sur des planches de bédé.

Et commence ici le dilemme (lemme! Ça c’est fait..).

Votre Psychée des familles est en effet emmerdée. Elle a envie de continuer à faire ses pages de manga (allez, assume axelle, ok, bédé et manga, même mot, mais bon, les gens te voient pas faire un album franco-belge), et cela demande un assez gros taff, et de le faire assez vite. Le soucis c’est que j’ai pas un style si rapide que cela. Ok, je vous montre des crayonnés fait en deux heures, je tue. Je vous montre l’encrage 3 heures après, je tue aussi. Mais on en reparle encore 5 à 8 heures plus tard pour la colo.

Et c’est UNE illustration. Mine de rien, là comme ça, de suite, 10 heures minimum pour un dessin, plutot proche de 13, et je n’ai ici pas rajouté les deux trois heures à faire autre chose, ou à perdre du temps pour corriger ici et là. Oui, ca veut dire 15 heures pour une colo pleine page.

Une colo SIMPLE.

Parce, que, par exemple, ça, là, ça m’a pris à vu de pifomêtre 25 heures (et deux ans pour décider de le finir, oui, Isa, je vais me flageller avec des orties fraîches, promis!).

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Et c’est pas le plus long! j’ai eu des colos et dessin à 40-50 heures pas finies!

Genre, que je compte terminer, sauf que j’ai aussi envie de le refaire vu qu’il a des erreurs qui m’agacent, lui, il a dépassé les 50 heures:

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Si vous commencez à voir le soucis, revenons à la bédé -pardon, au manga…. en fait, on s’en fout, parlons de bédé et de temps et méthode de travail, VS qualité de travail et de rendu.

Je disais donc que oui, je dessine vite, mais dessiner vite ne veut ni dire dessiner bien, ni dire réussir du premier coup, ni encrer et coloriser vite. Je me souviens de quelques artistes sur Deviant Art que je maudis pour leur incroyable qualité d’exécution en un temps record (au hasard, Shiniez, par exemple). Mais j’ai pas ce talent. Même la douce et talentueuse Audrey Mollinati, ou encore mon pote Lohran bossent plus vite que moi. Je suis une illustratrice mezzo-moyenne. (ok, je me mettrais moyen moins, mais on m’a dis que je dois pas me dévaloriser).

Et le soucis, c’est que sur des planches de bédé, ça pardonne pas: si on travaille vite, ce sera forcément moins bon. Ce qui ici revient à mon soucis; avoir testé deux outils sur deux planches différentes, un qui me force à être sacrément attentive à mon trait, un autre qui rends les choses (trop) faciles. Il s’avère que j’ai un trait qui apprécie d’être assez fin, qui apprécie d’être détaillé, et qui de toute façon ne me va que si y’a des tit détails et glis-glis partout. Et encore, je me retiens le plus souvent.

Mais en comparant ces deux encrages, on comprends mieux le soucis. Qui peut se résumer à: non, définitivement, je ne peux pas faire des planches torchées en une journée environ:

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La première planche, c’est du photoshop. C’est chiant, c’est long, c’est du trait, très très peu de vectoriel, et donc rien qui aide le pinceau quand on est en train d’encrer. C’est fastidieux, oui.

La seconde, c’est SAI. la planche au crayon était moins détaillée, plus épurée, mais SAI, c’est du trait et tracé vectoriel avec des outils pour créer les pleins et délié, les épaisseurs, etc, en gros, pour torcher le boulot.

Et c’est ce qu’il a l’air, torché. Je pourrai me contenter de ça, et après tout, je n’ai comme objectif que de raconter une histoire et faire cette histoire en images, mais malheureusement, ca rend pas terrible, surtout quand on en arrive à avoir comme fond de la prochaine planche ce genre de dessin, qui ne PEUT pas être chouette sans être traité en mode dessin détaillé et glis-glis partout:

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Je pensais, comme me l’a suggéré Thias et mon Ange, poursuivre mes planches sans retour en arrière. Finalement, je vais refaire un travail fait hier. J’ai adoré, n’en doutez pas, faire un dessin/encrage/colo, en une journée. Mais il s’avère que ce n’est pas payant. Comme ne sera pas payant de me faire torcher le travail par SAI à l’encrage. je vais donc mettre de coté les outils « faciles » quitte à perdre plus de temps, pour me servir de ceux-ci comme j’userai de feutres, plumes et règle.

Le dessin est une histoire de création itérative sans jamais de fin!

Sur ce, au boulot! Et n’hésitez pas à réagir ici ou sur Facebook!

Grr!

Faut vraiment que je mette un forum sur mon blog lui-même, que les habitués puissent venir dire plein de bêtises -et moi aussi!

(je pensais essayer de lier mon forum phpbb 3 existant au blog…. mais moi et les finesses de wordpress et du PHP…)