Critique de Star Wars : The Force Awakens

J’avais dis que je ferai un article pour faire une critique de Star Wars : The Force Awakens, et voici qu’elle tombe le même jour que celle de tonton Alias, hasard de calendrier, mais surtout d’envie. Mais allez lire la sienne, vous allez trouver des points communs.

Est-ce que je vais spoiler ? Non. Quand je critique un film j’en critique le fond, non la forme, donc je n’ai que rarement besoin de raconter des détails de contenu ; mon regard sur les films est celui d’une amoureuse du 7ème art qui a pris des cours de cinéma et s’avère en général bon public. Et quand on prend ce parti là, on a en général pas besoin de s’attaquer à la forme…. sauf quand elle est par trop WTF.

Alors commençons par le plus évident : est-ce que j’ai aimé ? Oui ! Plutôt deux fois qu’une. J.J.Abrams a réussit son contrat avec moi, me fournir deux heures et demi -oui, il est long- de plaisir exotique et spatial dans un univers vu et revu et pourtant assez immense pour vous en donner à revoir, et ma grosse dose de lumière plein les yeux à coup d’héroïsme épique, de décors gigantesques, et de pouvoirs de la Force qui la pète sévère.

C’est un bon film Star Wars. Mais malheureusement, il n’est que cela. Il est seulement bon. Et c’est là qu’on va expliquer ce que j’espérais.

J.J. Abrams est un grand iconoclaste, il alors revoir les sujets des histoires et des thèmes qu’on lui confie au cinéma pour se lâcher avec et en secouer fortement les codes pour les revoir à sa sauce. J’adore cela. Il l’a fait avec brio dans les deux Star Trek, au grand dam des orthodoxes de ma série préférée de héros de SF en pyjamas. Et forcément je voulais et attendais pareil pour Star Wars ! Qu’en ferait-il ? Quels codes allait-il secouer, quelles certitudes du spectateur allaient être chamboulées pour le surprendre profondément ?

Ben en fait… pour Star Wars : Awaken, rien.

Il a essayé. Et ça se voit. Et ça se voit encore plus gros qu’on ne l’a pas du tout laissé faire. J’ai donc vu deux heures et demi réjouissantes d’un film très bon, qui tente d’aligner les petites idées de génies, mais sans que le réalisateur ai jamais le droit de les pousser jusqu’au bout de son cheminement. En gros, deux heures et demi d’éclate, mais avec la frustration palpable de celui qui aurait pu en faire deux heures et demi de génie. Et ça se voit !

Bref, c’est vraiment un superbe spectacle, un bon divertissement, ça vaut la place de ciné que vous allez payer, mais 1) cela ressemble vraiment trop à un reboot complet de la licence, un copié-collé de l’épisode IV, et 2) ça manque sévèrement de génie. Des fans vont adorer, d’autre haïr (et je vous dis pas les fans orthodoxes qui doivent déjà vouer J.J.Abrams et Disney aux enfers) et je pense que pas mal de férus de cinéma vont pas être aussi indulgents que moi sur l’absence de génie et donc d’originalité du film. Maintenant je dirais…. je m’y attendais. Attendez-vous-y.

Et un dernier conseil : allez le voir en VOSTFR. Le doublage français m’a fait mal ; certains acteurs sont vraiment doublés de manière catastrophique.

Alors, pour ceux qui l’ont vu, voici où cela se voit à grand coup de clin d’oeil. Si vous ne voulez rien savoir du film, ne lisez pas : c’est le premier Star Wars qui pousse le cadrage et la mise en scène pour nous faire toucher intimement -pas assez malheureusement- aux émotions des personnages. Qui ose d’ailleurs faire du grand méchant un gars totalement looser et pitoyable, alors que forcément, comme tout grand méchant de Star Wars il a des pouvoirs pour se la péter grave ! Qui mets en scène un héros « qu’est-ce que je fous là ? » rien moins qu’un ex-stormtrooper qui soudain nous fait apparaitre tous ses potes comme autre chose que des sbires en blanc jetables ! Qui s’amuse clairement à badiner pour nous sortir des références et privates jokes aux films IV, V et VI. Qui nous montre une mort de masse (une planète… oui, ça se fait par paquet de planètes à SW, déconnons pas) avec assez d’emphase pour qu’on ait une seconde les doigts qui s’enfoncent dans le fauteuil d’horreur. Une seule seconde… encore une fois, pas assez. Et enfin qui joue avec la Force comme d’une entité, et pas juste d’un mot. Une entité mystique, qui a l’air de clairement avoir ses propres manières de fonctionner et ses propres objectifs, et pas simplement un super pouvoir psi.

Mais on y retrouve aussi -soupiiiire- une planète de désert, un village de trafiquants, une étoile noire, le même canyon pour les super scènes de poursuite kikoo avec les mêmes X-wing et chasseurs TIE, et beaucoup de copier-coller de l’épisode IV. Et ça, pendant la séance de film, et ce même si ça ne gâche pas le plaisir -tout est amené avec pas mal d’originalité, même si cela manque de génie- ça fait un peu chier quand même dans son fauteuil de spectateur….

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