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May the Fourth be with you.

Parce que !

Comme, en ce moment, je me remets lentement d’un tit coup de burn-out je dessine mode calme, en attendant d’avoir retrouvé la pèche pour avancer sur Les Chants de Loss (je vais avoir beaucoup de choses à vous raconter à ce sujet, ce sera pour Vendredi). Donc, ce matin, pour le Star Wars Day, j’ai fais ceci :

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Critique de Star Wars : The Force Awakens

J’avais dis que je ferai un article pour faire une critique de Star Wars : The Force Awakens, et voici qu’elle tombe le même jour que celle de tonton Alias, hasard de calendrier, mais surtout d’envie. Mais allez lire la sienne, vous allez trouver des points communs.

Est-ce que je vais spoiler ? Non. Quand je critique un film j’en critique le fond, non la forme, donc je n’ai que rarement besoin de raconter des détails de contenu ; mon regard sur les films est celui d’une amoureuse du 7ème art qui a pris des cours de cinéma et s’avère en général bon public. Et quand on prend ce parti là, on a en général pas besoin de s’attaquer à la forme…. sauf quand elle est par trop WTF.

Alors commençons par le plus évident : est-ce que j’ai aimé ? Oui ! Plutôt deux fois qu’une. J.J.Abrams a réussit son contrat avec moi, me fournir deux heures et demi -oui, il est long- de plaisir exotique et spatial dans un univers vu et revu et pourtant assez immense pour vous en donner à revoir, et ma grosse dose de lumière plein les yeux à coup d’héroïsme épique, de décors gigantesques, et de pouvoirs de la Force qui la pète sévère.

C’est un bon film Star Wars. Mais malheureusement, il n’est que cela. Il est seulement bon. Et c’est là qu’on va expliquer ce que j’espérais.

J.J. Abrams est un grand iconoclaste, il alors revoir les sujets des histoires et des thèmes qu’on lui confie au cinéma pour se lâcher avec et en secouer fortement les codes pour les revoir à sa sauce. J’adore cela. Il l’a fait avec brio dans les deux Star Trek, au grand dam des orthodoxes de ma série préférée de héros de SF en pyjamas. Et forcément je voulais et attendais pareil pour Star Wars ! Qu’en ferait-il ? Quels codes allait-il secouer, quelles certitudes du spectateur allaient être chamboulées pour le surprendre profondément ?

Ben en fait… pour Star Wars : Awaken, rien.

Il a essayé. Et ça se voit. Et ça se voit encore plus gros qu’on ne l’a pas du tout laissé faire. J’ai donc vu deux heures et demi réjouissantes d’un film très bon, qui tente d’aligner les petites idées de génies, mais sans que le réalisateur ai jamais le droit de les pousser jusqu’au bout de son cheminement. En gros, deux heures et demi d’éclate, mais avec la frustration palpable de celui qui aurait pu en faire deux heures et demi de génie. Et ça se voit !

Bref, c’est vraiment un superbe spectacle, un bon divertissement, ça vaut la place de ciné que vous allez payer, mais 1) cela ressemble vraiment trop à un reboot complet de la licence, un copié-collé de l’épisode IV, et 2) ça manque sévèrement de génie. Des fans vont adorer, d’autre haïr (et je vous dis pas les fans orthodoxes qui doivent déjà vouer J.J.Abrams et Disney aux enfers) et je pense que pas mal de férus de cinéma vont pas être aussi indulgents que moi sur l’absence de génie et donc d’originalité du film. Maintenant je dirais…. je m’y attendais. Attendez-vous-y.

Et un dernier conseil : allez le voir en VOSTFR. Le doublage français m’a fait mal ; certains acteurs sont vraiment doublés de manière catastrophique.

Alors, pour ceux qui l’ont vu, voici où cela se voit à grand coup de clin d’oeil. Si vous ne voulez rien savoir du film, ne lisez pas : c’est le premier Star Wars qui pousse le cadrage et la mise en scène pour nous faire toucher intimement -pas assez malheureusement- aux émotions des personnages. Qui ose d’ailleurs faire du grand méchant un gars totalement looser et pitoyable, alors que forcément, comme tout grand méchant de Star Wars il a des pouvoirs pour se la péter grave ! Qui mets en scène un héros « qu’est-ce que je fous là ? » rien moins qu’un ex-stormtrooper qui soudain nous fait apparaitre tous ses potes comme autre chose que des sbires en blanc jetables ! Qui s’amuse clairement à badiner pour nous sortir des références et privates jokes aux films IV, V et VI. Qui nous montre une mort de masse (une planète… oui, ça se fait par paquet de planètes à SW, déconnons pas) avec assez d’emphase pour qu’on ait une seconde les doigts qui s’enfoncent dans le fauteuil d’horreur. Une seule seconde… encore une fois, pas assez. Et enfin qui joue avec la Force comme d’une entité, et pas juste d’un mot. Une entité mystique, qui a l’air de clairement avoir ses propres manières de fonctionner et ses propres objectifs, et pas simplement un super pouvoir psi.

Mais on y retrouve aussi -soupiiiire- une planète de désert, un village de trafiquants, une étoile noire, le même canyon pour les super scènes de poursuite kikoo avec les mêmes X-wing et chasseurs TIE, et beaucoup de copier-coller de l’épisode IV. Et ça, pendant la séance de film, et ce même si ça ne gâche pas le plaisir -tout est amené avec pas mal d’originalité, même si cela manque de génie- ça fait un peu chier quand même dans son fauteuil de spectateur….

Ne nourrissez pas le troll !

Ok… vous voyez ce concours là, relayé partout et hébergé chez Talenthouse ?
https://www.talenthouse.com/i/design-for-valerian-fr

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Ok… ce concours est une saloperie, une injure, une arnaque. Un outil de baise à grande échelle. Un troll lancé par Luc Besson à toute la face du monde créatif, celui des designers, des artistes, des auteurs, des dessinateurs de bande dessinée, des stylistes, de tout ce que compte le monde de gens qui savent créer des choses avec leurs mimines dans tous les domaines artistiques.

Des gens qui sont dans l’immense majorité des cas sous-payés, mal considérés, qui se démènent pour travailler dans leur branche tout en faisant en général un autre boulot merdatoire pour survivre… s’ils ont, comme tout le monde, la chance d’en avoir trouvé.

Des gens qu’on rémunère au lance-pierre, tout en les traitant de feignasses, qu’on méprise mais dont on a besoin dès qu’il faut des visuels (et regardez autour de vous… lesquels de vos produits n’ont pas, ou ne sont pas des visuels ?) et qu’on jette après usage.  Des gens qui se défendent comment ils peuvent au sein de nombres de collectifs, pour ne pas oser dire le mot syndicat qui fâche tellement en France, pour s’en sortir et un petit peu moins se faire baiser.

Des gens dont je fais partie, dont mes collègues font partie, une bonne partie de mes amis font partie ! Continuer la lecture de Ne nourrissez pas le troll !

Chappie

Donc hier, pelotonnée contre mon Ange, nous avons regardé Chappie, de Neill Blomkamp. Pour qui ne sait pas, je vais faire un résumé, qui va différer méchant de celui d’Allociné, dont je me demande s’ils ont vu le film pour écrire leur résumé.

Dans un futur terriblement proche -la première date citée est 2016, le film se passe en 2017-2019- la criminalité de Johannesburg est devenu ingérable, au point que sa police est la première au monde à s’équiper des « agents », des androïdes robotiques, autonomes et impossibles à pirater, au corps d’alliages de titane secondant la police, fabriqués par une société d’armement qui en tire des bénéfices substantiels. Mais voilà, le génie qui a crée les Agents (Dev Patel) ne l’a pas fait pour la beauté de la guerre, mais pour le rêve de l’homme : créer une machine qui pense, et qui a conscience. Et un des modèles d’ « agent » (« joué » par Sharlto Copley) va devenir le premier robot à penser. La première intelligence artificielle ayant conscience de son existence comme de celle d’un être en vie.

Et on ne peut pas dire que cela va se passer idéalement, ni que ça va plaire à tout le monde, surtout à son principal rival, un autre ingénieur (Hugh Jackman), qui a un problème viscéral (id est religieux ET phobiaque) à l’idée de robots autonomes, et pire, intelligents.

Ceci fait, si quelques geeks ici pensent à Daryl ou encore Johnny 5, oui, ça y ressemble un peu. Et non, ça ne s’en rapproche pourtant pas. Neill Blomkamp a un rapport évident et puissant à la misère urbaine moderne et à la lutte des classes, à la violence en réponse à la violence, le principe de l’escalade. Il n’a pas l’air d’aimer vraiment ce qui est noir ou blanc, et en fait la notion de gentil, méchant, bon et vil est floue dans sa manière de raconter un récit. Si le film se passe à Johannesburg, ce n’est vraiment pas pour rien. S’il a principalement pour décor des endroits qui feraient presque passer les pires getthos en ruine du 93 pour une colonie de vacances champêtres, et des usines aux allures de garages cheap ce n’est pas pour rien non plus. Rien n’est propre dans Chappie. Rien n’est clair, ou lumineux, sauf parfois la beauté du ciel.

Dans Chappie il n’y a qu’une forme de bonté. Et elle vient de là où on l’attendrait le moins.

Donc, je ne vais pas spoiler le film, le but est de vous donner envie de le voir. Je ne vais donc pas vous le raconter, juste vous dire ce que j’en pense.

Et pour résumer : il aurait pu faire mieux. Mais voilà, quasi tous les films sur l’intelligence artificielle sont soit ratés, soit superficiels, à l’exception près de films comme l’Homme Bicentenaire  et mon petit préféré, très peu connu, d’origine espagnole : EVA. Ils parlent tous de robots, et tout de ce qui nous relie à notre humanité, que nous pensons si unique, et qui vis-à-vis de notre génie créatif, ne le sera plus un jour. Mais tous les bons films ont tendus, avec plus ou moins de réussite, vers l’exploration de l’humain à travers le robot.

Chappie n’y échappe pas, mais avec un trait de génie, qui fait pardonner toutes les faiblesses de la mise en scène, et la légèreté parfois dramatique de certains protagonistes – le méchant y est anecdotique et même lassant, par exemple.

Chappie ne parle pas de l’humanité et de la nature de l’humain à travers le robot. Chappie parle de la différence, et a pour thème, au delà de son sujet déjà bien velu, cette notion d’anticipation et de science que l’on appelle la Singularité Technologique. En deux heures de cinéma, on rit, on vibre, on est surpris, on est ému, on s’agace parfois un brin, on explore l’humanité, et pas sous ses aspects les plus propres, loin s’en faut, mais jamais sous ses aspects les plus glauques, parce qu’elle est bien trop nuancée pour ça, mais surtout, on voit venir qu’il va se passer un truc.

On ne peut pas créer une vie artificielle, une intelligence numérique, qui a conscience d’exister, qui peut apprendre, progresser, innover, inventer, sans qu’il se passe quelque chose. Et c’est tout le génie du film que d’y arriver, presque sans qu’on s’y attende ainsi. Mais quand le film s’achève, on ne peut que conclure : c’était évident. Chappie est né, la première création pensante de l’homme est née, son enfant, son héritier. Son héritage. Et forcément, tôt ou tard, il va faire ou créer quelque chose qui dépasse tout ce qu’on aurait pu imaginer, parce qu’il le peut, comme nous pouvions l’avoir crée, et que si une intelligence peut créer quelque chose, qu’elle est motivée à le faire, que ses propres fondements moraux, sa propre perception de l’existence lui impose que ce qu’elle peut faire, elle doit le faire, elle le fera.

Et personne ne peut prévoir ce qu’elle fera, à quoi elle pensera, comment elle révolutionnera nos vies.

Chappie est une forme d’histoire de la vie. Une histoire sur la différence. Un récit sur l’humanité, qui est presque modeste dans son traitement, carrément humble dans son discours, qui est simple, sans prétention, sans grande ambition. Il n’en est que plus réussi.

Alors, vous allez sûrement trouver deux trois choses un peu bancales sur le script, le fond du récit, et surtout sur certains personnages secondaires. J’ai eu le sentiment que Neill Blomkamp se faisait piéger par les seules deux heures de film à consacrer à son histoire. C’est un peu court, il faut donc tout caser, et cela se voit qu’il en a chié et a eu du mal. Mais c’est un petit bijou au final, dans ce monde terriblement réaliste et qui nous ressemble tant.

Je peux enfin dire qu’un film sur l’intelligence artificielle et sur l’la Singularité Technologique est vraiment réussi. J’avoue, j’en suis heureuse, et soulagée.

En attendant mes dessins, les films que j’aime.

Je me suis dis que pendant que je me remets à bosser et dessiner, avec un bras droit qui commence enfin à bien vouloir fonctionner, j’allais pas laisser non plus mon cher blog tout seul.

Alors vu que je me matte en série les excellentes vidéos du Fossoyeur de Films, je me suis dis que j’allais vous faire découvrir ce qui en matière de cinéma, me touche, me nourrit, m’inspire, et a marqué mon boulot ou tout du moins mon imaginaire. Y’a quelques années (enfin, un peu plus d’une décennie, maintenant), j’ai été suivre quelques (bon… ok… beaucoup !) débats-cours de cinéma avec Douchet, à son ciné-club hebdomadaire à la Cinémathèque française. Pour le coup, entre ça et un abonnement cinéma à Paris qui me donnait aussi bien accès à des complexes classiques qu’à des salles diffusants films d’art et autres trucs confidentiels, j’ai vu plein de choses, et avec un certain regard critique (et une furieuse tendance à analyser les techniques du cinéma et de la scénarisation visuelle dans ces films,  déformation professionnelle, toussa).

Ce qui nous donne que mes dix films préférés sont un peu variés…. mais vous risquez d’y trouver quelques thèmes… don un assez évident. Et si en cinéma les gens sont souvent fans des acteurs, moi, ce sont les réalisateurs qui m’importent. Souvent, d’ailleurs, j’ai du mal à me rappeler les noms des grands acteurs de films, quand je connais les noms des réalisateurs un peu par cœur.

Alors non, je ne vais pas vous dire pourquoi je les aime ; à vous de vous poser (ou me poser?) la question. Je vous laisse juste découvrir les dix bandes-annonces de mes dix films préférés dans l’ordre :

1- Dark City

2- Après la Pluie

3- The Crow

4- 2001

5- Aliens

6- Nausicaä de la Vallée du vent

7- Blade Runner

8- Ghost of Mars

9- Le pacte des loups

10- Matrix

 

Et si vous avez frémi à ces 10 trailers…. welcome !

Fanart de Nausicaä et première peinture numérique sans trait.

Avant tout, si vous ne connaissez pas Nausicaä de la Vallée du Vent, je ne vous parle plus tant que vous n’aurez pas au moins été vous renseigner. Ha si si, barrez-vous, tout de suite, je vous connais pas tant que vous n’aurez pas été voir !

Bon, c’est fait ?

Donc…. un fanart de ce personnage de Miyazaki me trottait en tête depuis longtemps, mais j’avais aussi milles autres choses à faire. Mais Audrey Molinatti, amie, collège, et talentueuse illustratrice, m’a lancé un défi, sous forme de boutade, que j’ai relevé : faire un portrait en couleurs, sans traits. Et finalement, j’ai fais bien plus qu’un portrait.

Au passage, je remercie immensément, encore une fois, Jess, Alias, Igor Polouchine, mais aussi mon Ange à mwa, et à Luna (aka aussi Lunart), pour leur aide précieuse et infinie quand à conseils, encouragements, motivations, et, spécialement pour mon Ange, supportage de mes coups de colères et râlages quand mon ordi a décidé de m’agacer les miches vigoureusement.

naus24

 

Comme toujours, cela va devenir une petite habitude pour ce genre de travaux, le film des étapes du dessin depuis le premier coup de crayon. Du premier trait, à l’achèvement, il m’aura pris un peu plus de six heures et demi.

Et à part cela…. Joyeux Noël !!

Transcendance

Pour qui me connait, une de mes fascinations, c’est non l’Intelligence Artificielle (coucou Skynet!), mais ce que l’on nomme la Singularité Technologique. Vous suivrez le lien que j’y ai collé, mais pour résumer, imaginez simplement ce qu’un ordinateur ayant la capacité à innover, pourrait résoudre comme concepts et problèmes scientifiques, dont nous n’avons soit que l’idée sur le papier, soit même pas idée parce qu’on est à peine foutu d’y penser. Résumé : vous avez envie de créer Dieu ? Continuer la lecture de Transcendance

X-men: Days of the Futur Past.

Bon, je viens d’aller voir X-men: Days of the Futur Past.

Faisons simple :

L’ex fan de comics et de x-men since 1980 n’a pas aimé ; la cinéphile n’a pas aimé non plus ; la fan de blockbuster où tout explose dans tous les sens n’a finalement pas tant aimé que ça. Continuer la lecture de X-men: Days of the Futur Past.

Décès de Satoshi Kon – News – AlloCiné

Décès de Satoshi Kon – News – AlloCiné.

Tout est dans le titre. La mort étant la fin du chemin, je ne m’étonne que peu d’une mort. Et si cela me touche, je vais pas en faire un plat. Mais Satoshi Kon, génie de la réalisation de films d’animations meurt à 46 ans d’un cancer. Ca fait trop tôt comparé à ce que cet homme pouvait donner.

Maigre consolation, pour citer Alias: « On peut se consoler en se disant que ça ne lui a pas laissé le temps de faire du médiocre. »

Bye, monsieur Satoshi. J’espère que ton Karma te permettra de donner ton don à une personne qui viendra à son tour nous faire rêver.

Le Prestige

Il y a des trucs qu’on rate parfois, et des années plus tard, on se sent con. Pour certain c’est des tendances de mode, pour d’autre l’occasion unique de se taire, ou de l’ouvrir. Pour moi, c’est des films.

Mais, ô joie, ô miracle, ô grand écran dans le salon, je me rattrape. Bien installé, notre écran peut concurrencer modestement un ciné coté image. Bon, on a pas d’installation sono 5.1, mais je pense que c’est une sorte d’instinct de survie… C’est aussi sur cet écran que les gens jouent à la console, je ne suis pas sûr que je survivrai -ou laisserai mes colocs survivre- à la voix de cruche fière de l’être de Vanilla, l’un des personnages principaux de FF XIII. Elle m’agace tellement que je songe à lancer le mouvement « Kill Vanilla ».

Mais donc, j’avais vaaaguement entendu parler d’un film, comme ça, sorti y’a quelques années, et puis, bon… Jusqu’à ce que Le Yan ne vienne un soir avec le DVD, l’air fier comme Bartabas, et visiblement sûr qu’il allait me faire craquer.

Deux heures et huit minutes plus tard, il eu ce commentaire: merde, première fois que je te vois regarder un film sans ni te lever, ni gigoter, ni parler.

Je me suis faite scotcher. Y’a pas d’autres mots.

Autant le dire, ce film rassemble trois choses essentielles:

Un sujet, un vrai, de ceux qui font la beauté des films d’auteurs, enfin tant que le réalisateur ne se prend pas pour un intellectuel de haute volée. De ce point de vue, on est en plein art. Je vous laisse trouver celui-ci, mais comme tout bon film qui se respecte, on peut deviner le sujet dans les 5 premières minutes…. reste ensuite à le comprendre!

Un thème, qui ici est une rivalité amoureuse/vengeance/c’est moi qui ai la plus grosse, mais poussé à son paroxysme, car entre deux hommes vivant pour mentir, tricher, tromper, voiler le réel… en bref, deux magiciens. Et en plus, c’est au débuts du 20ème siècle.

Et enfin une ambiance… celle d’un monde qui ne connait rien de la science, et n’y est pas préparé, et qui croit encore en la magie… et ici, il y a un adage qui prend tout son sens: « parvenu à un certain point, la technologie n’est plus discernable de la magie ».

Alors si je rajoute que les acteurs sont géniaux / Hugh Jackman, Christian Bale, Michael Caine) et que le réalisateur (Christopher Nolan quoi!) les drive avec un don remarquable, c’est bon, c’est le pompon.

Bref, trouvez-le, louez-le, piratez-le (hein, quoi, c’est interdit?… oui, bha si vous le trouvez pas à l’achat, rhôô^), mais allez voir ce pur bonheur… il est magnifique.

Le Prestige (2006) – AlloCiné.