Les choses vont mieux. Maintenant, je dois, moi, aller mieux
Ok…
J’ai mes antidépresseurs, j’ai mon rendez-vous chez l’ophtalmo (le 4 aout), j’ai du boulot pour un mois et demi, je suis en train de régler mes soucis administratifs, j’ai un nouvel éditeur pour mes romans (je vous en reparlerais vite) et grâce à vous tous, c’est plus la panique financière et je vais pouvoir avoir mes nouvelles lunettes – ce qui sera mieux pour faire le travail que j’ai pour un mois et demi ! Bref, tout va bien. Ou plus précisément, tout s’améliore.
Alors, oui, on n’est qu’à 33% du but visé sur Tipeee pour mes lunettes. Et je sais très bien que mon Tipeee n’atteindra jamais l’objectif des 600€ pour fin Septembre. Je produis rien sur Youtube ou Twitch, je fuis Tik-tok et X, je suis pas vidéaste et je n’ai aucun projet incroyable à vous proposer pour vous motiver. En tout cas, pas pour le moment. Mais on est déjà à 202€, et c’est très bien, et ça représente bel et bien 33% d’ennuis en moins, même si les dons offerts ne sont pas récurrents. Ça me sauve la vie, sérieusement.
(si vous voulez me soutenir sur Tipeee, don récurrent ou occasionnel, c’est par ici )
Et pourtant, je suis ce matin en sale état : au bord des larmes, crise d’angoisse, la peur au ventre et le cerveau noyé en panique. C’est la dépression. Tu règles tes problèmes, tu avances, tu solutionne, mais ton cerveau reste en mode survie, à surproduire du cortisol et sous-produire de la sérotonine et de la dopamine. Les choses s’arrangent, ton intellect le sait, tu en as conscience, mais ton cerveau, lui, il reste bloqué en mode panique à bord.
Et c’est le plus difficile à gérer. Là, pour le reste de la semaine, je n’ai plus vraiment de choses à faire en urgence, plus de sortie prévue, donc, je peux souffler et me détendre, travailler sur mon Artbook, tranquillement. Mais mon cerveau ne prend pas les choses ainsi et en absence d’urgence à gérer, il panique devant ce qu’il confond avec un abime grand ouvert sous ses pieds.
Les antidépresseurs vont mettre une dizaine de jours à agir, voire deux semaines et donc, je dois faire avec mon état actuel et mon cerveau qui fait de la merde et me trolle sans aucune pitié. Mais je suis bien entourée. Et je suis soutenue et aimée et j’en ai conscience. Mention spéciale à Marianne, ma belle-sœur, qui m’aide avec compassion, amour et humour.
Les choses vont mieux. Maintenant, je dois, moi, aller mieux. Ça va demander un peu de patience.

