Rare instant, colorisation: etape II

Mon petit plaisir à mwa, c’est ce dessin, Rare Instant, que je colorise le soir, et actuellement en journée, pour cause de panne légère d’inspiration parce que je ne dors plus assez. La colo jusque ici était assez sommaire (Alias a eu des mots plus dures à ce sujet, mais il avait pas du tout tort), l’étape I est achevée; commence l’étape II: le lifting. C’est à dire l’intégration des différents éléments de la couleur dans un tout. On commence par reprendre les ombres portées, et les lumières spéculaires. Ce qui est proche d’un objet se reflète à cet objet, deux couleurs interagissent toujours entre elle par la lumière, et c’est exactement ce qui procède ici.

C’est, en quelque sorte, un nettoyage. On refait les ombres, à l’aérographe à faible opacité, on pique une couleur, et on la calque sur les autres, on retravaille les contrastes. J’en suis pour le moment à la partie: les sombres. La partie lumières viendra après. Et il y aura une troisième étape, que je serait tentée d’appeler, les gliglis: en gros, la reprise des détails. Très amusante…. très lassante parfois.

 

Premier exemple: la fille de près, en cours:

La même avant:

 

 

Le chaton, vu de près, en cours:

Le même, avant:

 

Le truc le plus dur, c’est malgré tout de ne pas écraser les couleurs, et la fraicheur du style « à la main », que je veux garder ici. C’est pas pour rien que j’ai en effet peint quasi tout avec ma brush fétiche Oil pastel large 63 (et je me souviens plus trop de quel jeu de brushs elle vient, juste que ce fut une découverte de Jess, y’a des années, et que je l’emploie toujours, chuis fétichiste, ou feignasse, ou j’ai pas trouvé mieux).

Là. le travail est donc surtout au pinceau rond net à 4 ou six pixels, pour retracer certains détails, et à l’aérographe à faible opacité, pour passer les couches d’ombres, en prenant à chaque fois la couleur sombre qui domine à tel ombre, et qui se reflète à ses voisins. Bon, le mot refléter n’est pas le plus juste, mais vous m’aurez compris. ha et de temps en temps un coup de doigt pour estomper les bavures de la colorisation, qui jusque là, se faisait avec un calque par élément, et un dossier par sujet.

Comme qui dirait, avec les deux sujets et toutes les couleurs sur un seul calque, maintenant, c’est du travail sans filet, mais un calque porte les ombres aérographe, un autre portera les lumières, et ils rejoindront le calque de la couleur une fois que je jugerai le résultat satisfaisant, pour passer à l’étape III.

Et le fond?… pour le moment, je n’y ai pas touché, mais il va se faire coloriser rapidement, car lui aussi joue sur les lumières et ombre des sujets du premier plan.

(mince, voilà -t-‘y pas que je donne quasi un cours de méthode…)

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