On a fait un sondage sur la population féminine de Participant(e)s de Jeux de Rôle

Cet article va parler de stats, et de la population féminine du groupe de discussions sur le jeu de rôle sur Facebook « Participant(e)s de jeux de rôle ». Donc, si vous ne vous sentez pas concernés et arrêtez votre lecture là, je vais pas vous en vouloir, hein !

Donc, le groupe dont on parle plus haut a été créé en Juillet 2017. Il y a trois ans, j’ai fait un premier sondage pour savoir combien nous avions de femmes parmi les membres pratiquants de jeu de rôle qui répondraient. Et j’en ai donc refais un la semaine dernière. Comme le précédent, ce sondage a été ouvert pendant une semaine, mais il a été plus facile de le rendre plus visible que la fois précédente. Donc, on va commencer par parler des biais :

Premier biais : il y a 4500 membres sur le groupe « Participant(e)s de jeux de rôle », et nous avons eu 735 réponses cette fois ( et 255 la dernière fois, pour environ 2500 membres). Le résultat ne peut donc être factuellement représentatif de la population du groupe, mais avant tout de ses membres actifs qui ont souhaité répondre, sur une durée d’une semaine.

Second biais : l’ancien sondage, il y a trois ans, a été relativement peu suivi, car difficilement mis en avant – entretemps, les outils de facebook ont changé de ce point de vue. Donc, la comparaison entre les deux résultats souffre aussi d’un biais représentatif relatif.

Alors, qu’est-ce que ces résultats et leur comparaison vont nous apprendre, en fait ? Principalement, il ne s’applique pas dans un cadre général, il ne fonctionne que pour le groupe « Participant(e)s de jeux de rôle » et le suivi de la population de ses membres. Il offre donc seulement un instantané à la question : combien de femmes pratiquent le jeu de rôle, et combien y’en-a-til sur ce groupe, qui aient souhaités participer au sondage, comparativement aux hommes qui y ont participé ?

Quand on dit hommes, et femmes, on ne se réfère pas ici au sexe biologique, mais au genre que s’assigne la personne qui répond, ce qui inclue donc des transgenres.

Et comme on est un groupe inclusif, il y avait une troisième catégorie, les « non assigné de genre », un terme un peu vaste pour parler de tous les cas où l’individu ne se reconnait ni homme, ni femme, et ce pour les deux sondages.

Alors, on va rien apprendre de magique, mais bon, comparons !

(pour les chiffres ci-dessous, je vous épargne les fractions, j’ai fais les calculs à la louche, en retirant les résultats non exploitables)

Cette année, nous avons eu 735 participants ;

  • 74,5% d’hommes
  • 22% de femmes
  • 3,4% de non-assignés

Il y a trois ans, nous avons eu 255 participants ;

  • 84,3% d’hommes
  • 14% de femmes
  • A peine 1% de non-assignés

Constat ; en trois ans, le nombre de joueuses participantes a augmenté de plus de 50% et, ça, ça nous ravit. Pareillement, le nombre de personnes non-assignés à participer a plus que triplé.

Personnellement, je ne saurais quoi conclure de ces résultats, mais ils sont encourageants : c’est pas tant qu’il y ait de plus en plus de femmes dans le groupe, ce qui me ravit, que, surtout, le fait qu’elles se déclarent et participent, qu’elles gagnent en visibilité et s’affirment de manière égalitaire. Bon, on est loin de la parité et on ne la recherche pas, mais le but du groupe « Participant(e)s de jeux de rôle » étant d’être un espace safe et inclusif, on se dit qu’on réussit notre objectif. Pas forcément aussi vite qu’on voudrait (je veux dire, dans la modération du groupe, on est entre la parité et une majorité de nanas, quoi !), mais on ne va pas bouder notre plaisir à voir que notre groupe est assez safe pour que les femmes s’y sentent à l’aise, loin des soucis de sexisme actif ou passif très courant sur les groupes de Facebook.

Ceci dit, 22%, ce n’est pas encore assez, en tout cas, pas à mes yeux, pour nos objectifs. Mais bon, on refera le sondage dans deux ans et-sait-on jamais, on approchera des 30% de joueuses dans le sondage ! C’est qu’on a conscience de ce que la population féminine, mais en fait, la variété, tout simplement, peut apporter à la communauté du jeu de rôle, et celle-ci garde encore des traces de son positionnement ancien très masculin et fermé. Cela change, le milieu s’ouvre, mais il n’est pas encore assez ouvert à cette diversité… et aux nanas, en résumé ! Ça vient, doucement, et ça progresse, et ça nous fait très plaisir !

 

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