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Deux poids, deux mesures, ou quand Facebook censure des seins mais jamais des propos et images de haine

Je pensais faire cet article prochainement, à tête reposée et en ayant laissé passer la polémique autour de mon bannissement pour, à priori une illustration avec des seins nus. Je dis à priori, parce qu’en fait, 12 images furent signalés, y compris un encadré avec du texte sans aucun contenu illicite et sans aucune précision sur la décision de bannissement autre que « vous contrevenez aux standards de la communauté bla bla… »

Mais dans la foulée de mon bannissement, 24 heures plus tard, Alysia, ma compagne, se fait bannir elle aussi pour 24 heures. On pourrait dire qu’elle l’a cherché, appliquant à la lettre le contenu des standards de la communauté qui autorisent le nu artistique. C’est techniquement écrit noir sur blanc, c’est dans les faits tourné de telle manière que je n’ai toujours pas saisi en détail ce qu’ils appellent « photos de nus artistiques »  et je n’ai reçu aucune réponse à mes questions… J’en viens à me demander où sont les humains dans ce truc ?

J’explique tout, donc, oui, c’est long à lire… donc passez direct (et évitez alors de commenter sur les réseaux sociaux), soit… bon courage et merci de votre patience !

Ubu-roi

Enfin bref. Alysia a partagé, fâchée et sur un coup de tête, sa propre collection d’œuvres dénudés, illustrations et rendus 3D, paf, bannissement 24 heures etc. On pourrait dire que cela confirme juste que Facebook applique… non que facebook n’applique pas ses règles publiques, mais ses propres codes, sans doutes, comme le mentionne ici Stéphane Gallay et comme me l’a confirmé un ami fort versé dans la technologie des réseaux sociaux, sur la veille de robots chargés d’intervenir statistiquement quand un certain seuil de signalements d’un élément par des membres de Facebook est atteint, et bannir de manière plus ou moins automatique.

L’expérience était intéressante, la leçon apprise – Facebook est mauvais joueur, acariâtre, arbitraire et aussi un peu con – l’affaire aurait pu s’arrêter là.

Ce matin, Alysia est bannie trois jours. Une des photos sur son mur, qui entre dans le cadre de, je cite : « les photos de peintures, sculptures et autres œuvres d’art illustrant des personnages nus » qui sont donc autorisés, et une photo qui n’avait PAS été retiré ni signalée après ses 24 heures de bannissement, lui vaut d’être bannie de nouveau, 3 jours !

Nous sommes en pleine scène de théatre d’Ubu-Roi. Le gag est que la photo incriminée est TOUJOURS sur la page et le mur de mon Ange. Étant la seule photo présentant du nu sur la dizaine de photos signalés, elle est bannie trois jours par la seule photo qui pourrait causer des soucis, qui, elle, n’est pas retiré.

Vous le sentez, mon sarcasme devant une telle absurdité ?

Voici, ci dessous la photo en question, partagé par plusieurs dizaines de personnes, certaines pour sa beauté et sa qualité, d’autres pour me soutenir quand j’ai été bannie pour cela :

scaphandre8

Etait aussi incriminée la version couleur ; pareillement, elle fut énormément partagée pour les mêmes raisons  :

scaphandre-final

Revenons donc à cette fameuse charte des standards de la communauté :

Je sais que vous n’aimez pas en règle général lire des pavés, ni fouiller dans des règlements sans fin, voici donc la copie et les extraits des standards de la communauté, dont la rédaction frise l’incompétence à dessein en matière de clarté. Lisez donc la partie concernant la nudité :

(community standarts  ; je ne peux vous donner la page précise… il n’est pas possible de la linker. Ca serait fait exprès que ce serait parfait)

Nudité :

Les utilisateurs partagent parfois des scènes de nudité dans le cadre de campagnes de sensibilisation ou de projets artistiques. Nous limitons l’affichage de scènes de nudité, car certaines audiences au sein de notre communauté mondiale peuvent être sensibles à ce type de contenu, en particulier de par leur culture ou leur âge. Afin de traiter les utilisateurs de façon juste et de répondre rapidement aux signalements, il est essentiel pour nous de mettre en place des règles que nos équipes internationales peuvent appliquer uniformément et facilement lors des examens de contenus. En conséquence, nos règles peuvent parfois être plus formelles que nous l’aurions souhaité et limiter le contenu partagé à des fins légitimes. Nous cherchons sans cesse à mieux évaluer ce type de contenu et à mieux appliquer nos standards.

Nous supprimons les photographies présentant des organes génitaux ou des fesses entièrement exposées. Nous limitons également certaines images de poitrines féminines si elles montrent le mamelon, mais nous autorisons toujours les photos de femmes qui défendent activement l’allaitement ou qui montrent les cicatrices post-mastectomie de leur poitrine. Nous autorisons également les photos de peintures, sculptures et autres œuvres d’art illustrant des personnages nus. Les restrictions sur l’affichage de nudité et d’activité sexuelle s’appliquent également au contenu créé numériquement, sauf si le contenu est publié à des fins éducatives, humoristiques ou satiriques. Les images illustrant explicitement des rapports sexuels sont interdites. Les descriptions d’actes sexuels qui entrent dans les détails peuvent également être supprimées.

Ici, on entre dans deux phrases l’une après l’autre qui se contredisent dans les faits avec allégresse :

« Nous autorisons également les photos de peintures, sculptures et autres œuvres d’art illustrant des personnages nus. Les restrictions sur l’affichage de nudité et d’activité sexuelle s’appliquent également au contenu créé numériquement, sauf si le contenu est publié à des fins éducatives, humoristiques ou satiriques. »

Il va sans dire que si vous publiez maintenant une photo de femme en train d’allaiter, par exemple une très belle photo d’art, attendez-vous selon les cas à vous faire bannir plus vite qu’un éjaculateur précoce n’en finir avec son histoire courte .  D’autres que moi, il y a seulement quelques semaines, en ont été pour leurs frais, ils ont voulu profiter de ce droit, pour des raisons artistiques ou informatives. Ils l’ont eu dans le popotin sans vaseline.

Mais pour expliquer à quel point ces Standards de la Communauté son absurdes et surtout, démontrent que Facebook applique son propre programme en se contrefichant de l’utilisateur mais aussi de ses propres lois et déclarations , venons-en au fait de sujet concernant le discours incitant à la haine :

Discours incitant à la haine

Facebook supprime tout discours incitant à la haine, ce qui comprend tout contenu qui attaque directement des personnes en raison de :

  • leur race ;
  • leur ethnicité ;
  • leur origine nationale ;
  • leur religion ;
  • leur orientation sexuelle ;
  • leur sexe ou leur identité sexuelle ;
  • leur infirmité ou leur état de santé.

Les organisations et personnes incitant à la haine de ces groupes protégés n’ont pas le droit de présence sur Facebook. Comme pour tous nos autres standards, nous demandons aux membres de notre communauté de nous signaler ce type de contenu.

Les gens peuvent utiliser Facebook pour discuter de certaines idées, institutions ou pratiques. De telles discussions peuvent promouvoir le débat et une meilleure compréhension. Les utilisateurs partagent parfois du contenu contenant les propos haineux d’une autre personne à des fins de sensibilisation ou d’information. Dans ce cas, nous attendons de ces utilisateurs qu’ils indiquent clairement leur intention, afin de nous aider à mieux comprendre pourquoi ils partagent le contenu en question.

Nous autorisons les commentaires humoristiques, satiriques ou sociaux sur ces sujets, et nous pensons que lorsque les gens utilisent leur véritable identité, ils agissent de façon plus responsable au moment d’exprimer ce genre d’opinions. C’est pourquoi nous pouvons demander aux propriétaires de Page d’associer leur nom et leur profil Facebook à tout contenu gênant, même si ce contenu n’enfreint pas nos règles. Comme toujours, nous conseillons vivement aux utilisateurs d’être conscients de leur audience lorsqu’ils partagent ce type de contenu.

Si nous nous efforçons de supprimer tout discours incitant à la haine, nous vous fournissons également des outils vous permettant d’éviter les contenus choquants ou déplaisants. En savoir plus sur les outils proposés pour contrôler ce que vous voyez. Vous pouvez également utiliser Facebook pour prendre la parole et sensibiliser la communauté qui vous entoure. Un contre-argumentaire appuyé par des informations exactes et des opinions variées peut aider à créer un environnement plus sûr et plus respectueux.

Il s’avère que, et là, je fais l’expérience en permanence, tout signalement de discours, d’apologie, d’appel à la haine/violence, basée sur toutes formes de discriminations, émanant d’individus et de groupes n’est pris en compte que dans moins de 5% des cas. Il reste donc 95% de salopards et de leur contenu, expliquant qu’on devrait brûler les trans, éradiquer les pédés et leur famille, battre les femmes et les traiter en pute, laisser les réfugiés crever sur leurs bateaux ou encore lâcher un virus mortel pour massacrer tous les gens de couleur. Je n’invente rien, vous avez ainsi des mots-clefs magnifiques si vous avez du temps à perdre pour visiter la lie de Facebook… cherchez-les aussi en anglais, vous allez rire.

J’avais crée un tag, m’énervant de voir sur ma page des incitations à la haine, y compris, allez, point Godwin, fleurir des croix gammés et des nostalgiques du IIIème Reich, tandis que je voyais des œuvres d’art classique se faire censurer et leurs auteurs bannis parce qu’on y devinait un téton ou un bout de verge :

#LessBloodMoreBoobs.

Quelques semaines après la création de ce tag, toujours employé, et en même temps que quelques plaintes et procès notables de personnes et organisations bannies pour avoir diffusé du contenu culturel classique trop dévêtu, Facebook changeait ses standards et je me faisais une joie qu’enfin, une certaine intelligence et ouverture d’esprit ai gagné un petit combat.

Enfin quand je dis petit… vu la taille du réseau social, c’est plutôt une grande victoire, remarquée par le Monde, par exemple.

C’était du vent. De la promesse qui n’engage que celui qui y croit. Je viens de le voir vérifié plusieurs fois ces dernières semaines, d’entre être le témoin et la victime moi-même. Il faut bien comprendre que le système qui gère le signalement, la censure et le bannissement sur Facebook n’est ni humain, ni le fait d’un robot qui reconnait des scènes de violence, du cul, des seins, des bites ou encore des appels à la haine.

Il ne fonctionne que selon un modèle statistique. Prenons cette image :

grand-tournesol1

Quelques dizaines, à mon avis, de personnes signalent cette image comme choquante, en précisant nu/porno, par exemple, et soudain, l’usager qui l’a posté va recevoir un message  la signalant, elle et d’autres à priori totalement au hasard de cet usager, comme contrevenant aux standards de la communauté, puis être banni 24 heures -la première fois. Il peut faire appel, y’a un joli bouton pour cela. Faut-il encore qu’un humain réponde. Il a très peu de chances de voir son ban annulé avant 24 heures. Qu’en est-il pour plus longtemps ? A priori, même les bans de trois jours ayant suscité une réclamation restent actifs trois jours. Facebook n’en a simplement rien à foutre, même s’il y  a erreur.

On tape d’abord, on pose les question après si éventuellement c’est très grave. Très grave voulant seulement dire que l’usager est assez influent pour causer un vrai grabuge dans le monde journalistique, à priori.

Bien sûr, je voudrais croire, et j’espère, que malgré tout dans ce système totalement automatisé, il y a soit un robot expert, soit un humain, qui avant de taper, vérifie pourquoi on doit taper… En gros, est-ce que cela est légitime ? Mais après témoignages et vérifications, ce n’est pas le cas. Ce qui veut par exemple dire que ça, posté tel quel sur le réseau social sans aucune mise en contexte, ne déclenchera rien, même si 5 ou 10 personnes, la signalent :

dog-fur-12

(et je suis navrée pour mes lecteurs de vous infliger cette image terrible.. j’en avais des bien pires, mais même moi, je me file la nausée)

Maintenant, si ces photos là ne déclenchent que rarement des réactions, les mots et textes incitant à la haine ? Alors là, rions fort et jaune !

Shit-bombing et vengeance de cons

Maintenant que vous savez comment fonctionne ce système, dites-vous bien que des petits malins (du latin malignes : qui aime faire le mal) on de suite compris la mécanique de la bestiole.

Il suffit donc de réunir deux cent connards pour faire tomber assez efficacement une page et son utilisateur, jusqu’à provoquer son bannissement définitif, et même s’il ne partage que des photos de chats et d’orchidées. C’est ce qui est employé massivement par certains groupes pour s’attaquer entre autres aux féministes ayant leur malheur de ne pas leur plaire (je n’oser pas dire exister) et qui sont un peu trop en vue.

Bien sûr, ce système là fonctionne une fois, deux, trois fois et après à force de plaintes et de récriminations contre Facebook, la personne ciblée peut arriver à récupérer son compte, et parfois, fort rarement, les incriminés se font tomber dessus.

Mais il suffit de le savoir, de s’organiser sur des forums extérieurs (JVC en a fait une spécialité), d’ aller sur Facebook avec un beau fake compte, ça se crée aisément,  et de recommencer une prochaine fois ailleurs.  Ces activités font régulièrement le buzz et le scandale, mais rien ne les a ralenti d’un iota… et la preuve… je viens d’y avoir droit et ma compagne aussi. Pourquoi est-elle visée ? Sans doutes parce que mon illustration a été très remarquée, et que le hasard fait que c’est tombé sur elle. Ou parce que c’est bel et bien ma compagne et que des gens ont trouvés drôle de lui faire du mal pour m’en faire !

Sauf enquête en plongeant encore plus dans la lie de Facebook et des divers forums pour scruter les groupes les plus haineux à mon encontre, je ne le saurais jamais. Et j’évite. J’aime dormir tranquille et visiter ces groupes est un bon moyen de se filer des cauchemars sur la misère de la plus stupide et indigente haine humaine. Quand aux (petits à priori) groupes qui haïssent mon existence, malheureusement, je sais qu’ils existent ; plusieurs fois, ce blog , mon compte email, mon site de jeu  de rôle, ont été victimes d’attaques orchestrées « pour rire » (des DDOS). Je remercie la sécurité de mon solide et réactif provider… et ma paranoïa naturelle dès qu’il s’agit de protéger mon travail professionnel.

Conclusion… mais en fait non, je ne conclus pas si aisément

Je suis seule. J’ai aucune influence, pas de moyens, je ne suis ni amie ni copine de Bolloré, ni d’aucun patron de groupe de presse. Je suis une simple connasse d’illustratrice, romancière et créatrices de jeu de rôle qui a un blog et qui essaye de bosser en se contrefoutant en général de tout ce bazar, ça ne m’a jamais empêché de donner mon avis. Je n’ai pas un rond non plus pour aller entamer un procès à Facebook pour le forcer à devoir clarifier sa méthodologie de censure et qu’il arrête ses conneries, et enfin se décide à évoluer au 21° siècle…

Encore que vu la gueule de 2016, l’évolution en question me fasse songer à un rétropédalage dans les années 1950.

Mais… j’avais crée un tag qui a fait plaisir à du monde : LessBloodMoreBoobs. Il va devenir un blog dans les semaines qui suivent, un site communautaire pour créer un groupe et un ensemble de personnes incluant artistes, illustrateurs, créatifs et activistes décidés à convaincre Facebook de revoir encore son propre règlement, mais surtout de l’appliquer, et ne pas faire ce qu’il veut en dépit de tout bon sens  et de tout intelligence, en confiant sa modération à la statistique de la « sagesse populaire » ! Vous le sentez bien, là, mon rire sardonique ?

Ce blog mourra peut-être sans aucun soutien ou résultat, ou pas. Mais j’aurais essayé, et je compte bien essayer méchamment. Ma compagne vient de se faire descendre alors qu’elle est très discrète sur les réseaux sociaux et ne ferait pas de mal à une mouche. On s’en prends aussi à mes amis et contacts. On m’a mise en colère.

Faut pas me mettre en colère.

Achievment unlocked… bande de cons (MAJ avec le règlement FB, vous allez rire)

Donc… je viens de me faire bannir de Facebook pour 24 heures, sauf miracle si ma réclamation est prise en compte, mais j’ai des doutes, je ne suis pas une copine/ennemie à Bolloré.

Ce qui m’ennuie le plus dans ce petit truc mesquin, n’est pas d’être bannie -bon si, ça me gave- mais pourquoi. Pas pour la paire de seins de l’illustration Scaphandre… mais pour 12 illustrations dont UNE contient un élément susceptible de fâcher les coincés du cul de cette entreprise. Ou, si vous préférez, des gens pas content et pisse-froid, fâchés de mon existence -et sans doutes de mes propos- ont signalé massivement mes derniers 15 jours de production artistique dans l’espoir qu’il se passe quelque chose. Ils ont réussi.

Moi qui pensais naïvement que la politique sur les nus artistiques, suite à leur propre règlement (voir plus bas)  de Facebook, avait changé en bien, je l’ai dans l’orifice prévu à cet usage.

Vais-je persister ? J’en ai très envie, mais professionnellement, je ne peux pas me le permettre. Disons que je vais essayer mais… Vais-je me venger en signalant tout ce qui peut être contenus discriminatoires, sanglants, violents, gore ?… non, je le fais de coutume, ça ne va pas changer… je ne fais pas par vengeance, et moins de 5% de ces signalements sont pris en compte. Est-ce stupide de ma part d’insister alors que je viens de me faire bannir 24 heures et que ça peut éventuellement taper plus fort ? Totalement. Je devrais être plus prudente et je le serai… Personnellement, je m’en fous royalement. Mais j’ai une responsabilité professionnelle qui engage d’autres personnes : mes co-autrices qui sont mes amis, mes fans, dont plein d’amis, etc…  Mes éditeurs, aussi.

Au fait, voici le paragraphe concernant la nudité  venant directement du règlement facebook . Lisez bien ; oui, ça veut dire que censurer des oeuvres d’art ne devrait pas arriver, sauf si je dessine des actes sexuels et autre pornos :

Nous supprimons les photographies présentant des organes génitaux ou des fesses entièrement exposées. Nous limitons également certaines images de poitrines féminines si elles montrent le mamelon, mais nous autorisons toujours les photos de femmes qui défendent activement l’allaitement ou qui montrent les cicatrices post-mastectomie de leur poitrine. Nous autorisons également les photos de peintures, sculptures et autres œuvres d’art illustrant des personnages nus. Les restrictions sur l’affichage de nudité et d’activité sexuelle s’appliquent également au contenu créé numériquement, sauf si le contenu est publié à des fins éducatives, humoristiques ou satiriques. Les images illustrant explicitement des rapports sexuels sont interdites. Les descriptions d’actes sexuels qui entrent dans les détails peuvent également être supprimées.

Donc, malgré cela,  je vais devoir censurer mes nus pendant un moment sur Facebook. Cette obligation me fait chier au dernier degré. Quand à me modérer sur mes commentaires contre les extrémistes, les réactionnaires de tout bord, les sexistes et les misogynes, là, pas question même de changer de politique même si je les soupçonne d’avoir réussi ce coup-là. Je suis têtue.

Allez… à demain midi sur facebook !

PS : le croquis que vous voyez plus haut, c’est cela ; inspiration SF et entrainement à des décors urbains :

chantier1

« Rôliste » est dans le dictionnaire !

Vous pouvez maintenant coller le terme dans vos essais et écrits, l’afficher en grand, vous le fader dans une rédaction  de votre choix, le mot rôliste (ne pas oublier le circonflexe) a été admis dans le dictionnaire Larousse, sous l’impulsion de Pierre Rosenthal (et je pense pas mal d’autre gens, mais j’irais te poser la question, coucou toi !). Qu’il en soit remercié, lui et toutes les personnes qui ont participé à ce que ce petit mot soit officiellement reconnu !

Vala, petite news très courte pour un évènement important pour mon loisir préféré.

http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/r%C3%B4liste/186725

Des aquarelles, des lunettes en attente, un interview sur Les Chants de Loss

En ce moment, passer du temps devant mes écrans est un peu -très ?- ardu et ce tant que mes nouvelles lunettes ne seront pas sur mon nez, pour me faciliter la vue et la vie. J’ai donc un peu délaissé les news artistiques sur mon blog, d’autant que je tente de passer le moindre temps disponible à boucler le tome 2 des Chants de Loss entre deux céphalées et migraines oculaires.

Mais il se passe quand même des choses ! Grâce à Stéphanie Roth et son idée de passer nos Dimanches en atelier peinture, je me suis remise à l’aquarelle et au dessin papier. L’avantage est que ça m’explose moins les yeux, et comme il faut patienter pour que cela sèche entre les couches, cela les repose d’autant. C’est donc ce que vous allez découvrir ci-dessous. La série n’est pas finie, d’ailleurs beaucoup de ces illustrations seront mise en vente -les originaux- d’ici peu, et ces aquarelles entreront dans un artbook en préparation. Vous les trouverez en bas de cet article.

Et concernant le roman Les Chants de Loss, donc, cela avance bien, avant-dernier chapitre du tome 2 en cours, et j’espère boucler le tome dans moins de deux semaines… après ce sera corrections et relectures, un autre travail énorme. Et à ce sujet, je viens de répondre à un interview avec Stéphane Dubois, journaliste indépendant dans le domaine de la science-fiction littéraire et artistique, et il gère et modère un groupe facebook francophone très fréquenté : Science-fiction-fantastique qui est le miroir de son blog de chroniques et interviews :http://science-fiction-fantastique.com/

Voici le lien vers mon blog littéraire :

Une interview sur Les Chants de Loss, par Stéphane Dubois

 

Les aquarelles des Chants de Loss :

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Les Originaux de Tigres Volants, aux enchères

(nouvelles enchères : 10/07, 17h30hr)

Je ressors de mes cartons des illustrations et travaux conservés religieusement depuis des années (à ce stade le mot décennie n’est pas galvaudé) que je vous propose d’acquérir. Pourquoi donc maintenant et par là même, pourquoi participer ? Hé bien le but est de financer un truc très utile pour une illustratrice : des lunettes.

Non contente d’être légèrement myope et de porter des lunettes de vue chargées jusqu’ici de soulager mes migraines, je suis presbyte (sans jeux de mots, je vous vois venir), et je vois très mal de près. Ce que compensent donc deux paires de lunettes dont les verres ont fait leur temps –ou mes yeux, je ne sais pas mais dans tous les cas, le problème revient au même. Bref, vous allez non seulement vous faire plaisir, mais faire une bonne action : m’aider à avoir encore des yeux efficaces pour vous ravir et vous émerveiller d’illustrations.

Et ne croyez pas que c’est facile à avouer ! A la base, je voulais lancer cette série d’enchères pour commencer à financer l’achat d’une Cintiq 22 pouces pour mon Nowel. Mais une paire d’yeux fonctionnels me parait plus essentielle et urgente, n’est-ce pas?

Rappel du principe :  Chaque dessin est mis en enchère, au prix de 50€/CHF. Vous pouvez enchérir sur plusieurs des dessins (minimum d’une enchère +1 €/CHF), sans limites sur combien vous pourrez en emporter. Ainsi donc, la ou les plus haute(s)enchère(es) l’emporteront. Choisissez bien cependant ! La page est mise à jour matin et soir pour indiquer les prix des enchères pour chaque illustration. Les enchères dureront jusqu’au Dimanche 10 Juillet 2016. En parallèle, il y aura une autre page d’enchères, d’originaux encrés, de crayons et d’aquarelles, mais à la mise à prix plus élevée, n’étant pas exactement la même qualité de travail.

Les illustrations ci-dessous sont des encres et des crayons sur papier dessin 80 ou 125 grammes, aux formats variables, la plupart en A3, certain dans des formats plus petits, mais tous supérieurs au A4. Ce sont tous des originaux, produits entre 2004 et 2006 pendant le travail de conception puis d’illustration du jeu de rôle Tigres Volants. La plupart d’entre elles illustrent le livre du jeu de rôle Tigres Volants ou ses suppléments, à part quelques modèles refusés ou réalisés à but d’études.

Pour enchérir, il vous suffit de m’écrire à psycheeange@gmail.com, avec votre nom, votre adresse, le numéro du dessin (voir ci-dessous), et votre enchère. La mise aux enchères dure 14  jours. Chaque jour, cet article sera mis à jour avec les enchères proposées, et partagé sur Facebook, Tweeter et Google+ quand il y en aura de nouvelles. A la fin des deux semaines, les gagnants des enchères seront prévenus par email. Le paiement se fait à la fin de la période des enchères, par paypal à cette adresse: psycheeange@gmail.com. En cas de souhait de payer par virement, merci de me contacter. Les dessins seront alors expédiés à votre adresse (n’oubliez pas de la donner au règlement) et vous les recevrez sous colis dans un délai d’environ 2 à 3 semaines.

N’oubliez pas de préciser dans votre email le numéro(s) du(des) dessin(s) sur lequel vous voulez enchérir ! Et merci à tous de participer !

Tigres Volants 1 -55€/CHF

tv-talvarid

Tigres Volants 2 -50€/CHF

moto

Tigres Volants 3 -65€/CHF

tv-eylwen-inithil

Tigres Volants 4 -65€/CHF

tv-highlander

Tigres Volants 5 -51€/CHF

tv-kyoshi

Tigres Volants 6 -150€/CHF

tvoriginal-1

Tigres Volants 7 -50€/CHF

tvoriginal-2

Tigres Volants 8 -51€/CHF

tvoriginal-3

Tigres Volants 9 -55€/CHF

tvoriginal-4

Tigres Volants 10 -60€/CHF

tvoriginal-5

Tigres Volants 11 -50€/CHF

tvoriginal-6

Tigres Volants 12 -55€/CHF

tvoriginal-7

Tigres Volants 13 -70€/CHF

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Tigres Volants 14 -50€/CHF

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Tigres Volants 15 -50€/CHF

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Tigres Volants 16 -51€/CHF

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Tigres Volants 17 -50€/CHF

tvoriginal-12

Tigres Volants 18 -50€/CHF

tvoriginal-13

Tigres Volants 19 -50€/CHF

tvoriginal-14

Tigres Volants 20 -60€/CHF

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Tigres Volants 21 -70€/CHF

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Tigres Volants 22 -70€/CHF

    tv-sword

Less Blood, More boobs, un tag facebook pour militer à moins de censure absurde

Le monde est conduit par deux choses, disait le poète : le sang et le sexe. Mais étrangement, la mort, la violence, les propos les plus menaçants et  haineux, toutes les discriminations les plus meurtrières, ont droit de cité sans contraintes sur la place publique, même si parfois on les condamne publiquement. Mais mettez une photo de charnier en une de magazine, ça passe. La mort peut s’afficher en 4X3. Une jolie paire de seins par contre…

Mais hé, messieurs (et mesdames, je ne vais pas oublier les femme, être un connard faux-cul et réac’ coincé du bulbe n’a pas de genre), le sein, c’est quasi la première chose que vous voyez en ouvrant vos yeux innocents à la gravité du monde qui vous fait naître. C’est la première chose que vos mains, puis vos lèvres touchent. C’est le nombril du monde à l’aube de votre existence, c’est la source de la vie pour nous tous, primates imbéciles nous pensant supérieurs. Ce devrait être une beauté chérie et vénérée, mille fois dessinée, décrite, et admirée.

Et les artistes, depuis la nuit des temps ne s’y trompent pas ! Le sein et par extension le corps de la femme et la femme elle-même, font l’objet de l’admiration du poète, et par là, de tous les artistes qui sont si nombreux, et j’en fais partie, à dire que rien n’est plus beau et plus émouvant et touchant à représenter.

Mais non…  2016, et on le censure partout, on a honte de ce sein et de ce corps, le téton est si mortel qu’il faut le cacher. Il fait donc plus de morts que la photo d’une boucherie humaine prise en live dans un attentat ? Il tue plus de gens que vos étendards de haines affichés sur tous les ponts ? On est-on toujours au XVII° siècle ou Molière, déjà perplexe de cette étrange idée,  faisait dire à Tartuffe :

Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
Par de pareils objets les âmes sont blessées,
Et cela fait venir de coupables pensées.

Facebook dans ce domaine est faux-cul au dernier degré. Se basant sur l’idée que la censure se doit de respecter une morale prétendue universelle, il trouve que les propos haineux et les images de mort sont plus acceptables aux yeux de ses clients, que la beauté féminine dans sa plus pure nature. Dénudez un sein, même pour une image d’allaitement, et vous êtres criminel. Mais vous pouvez parler de tuer les pédés, les juifs ou les musulmans ou qui vous voudrez haïr d’autre, avec photos et drapeaux à l’appui, vous êtes seulement en train de donner votre opinion. Le sang est plus légitime que le sexe. Et pour Facebook, le sexe commence dès un sein nu.

Alors, voilà : je vous propose un tag : #‎LessBloodMoreBoobs‬

Sous ce tag, postez la beauté de la femme, postez des seins nus, comme je le fais en réalisant régulièrement des illustrations dénudés en hommage à la beauté du corps féminin. Parce que si la haine et le sang sont la mort, la beauté féminine et le sein qui nous a tous nourri, c’est la plus belle réponse de vie possible à cette haine qui s’empare de l’espace publique. Parce que cette censure nous renvoie à un puritanisme odieux, cruel, et qui participe de facto à détruire cette victoire humaine renouvelée, qui est d’honorer, admirer et regarder sans pudeur mais avec amour le corps des femmes, qu’elles devraient toutes avoir droit de montrer, alors que de plus en plus, dans le monde, on leur ordonne de le cacher.

Merci à vous tous qui partagerez cet article, et userez de ce tag, cela n’a l’air de rien, mais c’est un petit courage bienvenue en ce moment.

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Manifeste pour une écriture libre dans la lignée des Nuits Debout

Vous le savez je ne fais pas que gribouiller, je bafouille des œuvres littéraires aussi et je tiens notoirement au titre -galvaudé ou pas- de romancière, car j’en suis une et ne compte pas m’arréter, j’aime trop cela.

Dans le sillage de discussions ayant eu lieu dans le cadre de Nuit Debout, Neil Jomunsi a lancé la rédaction d’un Manifeste pour les autrices et les auteurs libres, indépendant-e-s et solidaires. Je m’associe de toute évidence à ce mouvement et ce manifeste, autant -ô joie- que Stellamaris (mon éditeur) en sa double casquette d’éditeur et écrivain lui-même.

Voici donc le texte de ce manifeste, qui est disponible à cette adresse :

Pour une majorité d’entre nous — auteurs et autrices —, le modèle proposé par les industries culturelles ne fonctionne plus. Pire, ce système censé nous protéger n’a fait qu’aggraver la situation. Prenant acte de celle-ci, il est temps de poser les bases d’une alliance et d’inventer des solutions qu’aucune institution, parti, gouvernement ou industrie ne nous apportera. Car sans une refonte complète, ce n’est pas seulement ce système qui court à sa perte : c’est la création tout entière, et avec elle celles et ceux qui la rendent possible.


1. Nous créerons toutes et tous

D’une part, nous ne créons pas à partir d’un néant fantasmé, mais en nous hissant sur les épaules de celles et ceux qui nous ont précédés. Les œuvres d’aujourd’hui existent car d’autres ont créé celles d’hier. Cet héritage, nous en sommes les garants. Il est la véritable source de notre inspiration, et nous reconnaissons ce que nous lui devons. Nous affirmons que la perpétuation de cet héritage passe par la mise en valeur du domaine public, du partage entre individus et des communs.

D’autre part, notre savoir-faire n’est plus quelque chose d’exceptionnel ou d’inaccessible : internet, la démocratisation des outils informatiques, audiovisuels, la circulation du savoir et la mise en commun des savoir-faire font que nombreux sont celles et ceux qui aujourd’hui savent donner naissance à des œuvres, qu’elles soient ou non commercialisées. La création se multiplie autour de nous de façon exponentielle, qu’on s’en réjouisse ou non. Indépendamment du succès, de la respectabilité ou des honneurs, nous considérons chaque créateur et chaque créatrice comme légitime, professionnel·le ou non. Nous tirons notre force du collectif et de nos valeurs communes.

Certains d’entre nous font le choix de faire de la création un métier : nous tentons alors d’en « vivre » dans des conditions impossibles. Nous aimons ce que nous faisons — nous en tirons même une certaine fierté. Pour autant, notre identité de créatrices et de créateurs ne nous affranchit pas des luttes qui animent d’autres corps de métier. Notre combat est celui des ouvriers, des intermittents, des intérimaires et de tous les autres précaires, chômeurs, étudiants, handicapés, personnes âgées et/ou dépendantes. Les aspirations de chacune et de chacun doivent être respectées. Mais quel que soit notre rapport à la création, nous ne nous plaçons pas en-dehors du monde : au contraire, nous y jouons un rôle actif et capital.


2. Nous nous emparerons des moyens de production

Distribution et diffusion sur internet, livre numérique, matériel audiovisuel et informatique toujours plus performant et toujours moins cher, démocratisation de l’impression à la demande nous autorisent désormais à apprivoiser des moyens de production autrefois réservés aux seules industries culturelles. En conséquence, le nombre de créatrices et de créateurs grimpe en flèche. C’est un fait : la pénurie d’œuvres n’existe pas. Notre besoin de légitimation par des structures pyramidales s’amenuise au profit d’une libre diffusion au public, qui devient seul juge. Mais dès lors, nous sommes considérés comme la matière première d’une industrie où la masse publiée seule génère des bénéfices. Comme toute matière première, celle-ci subit les fluctuations du marché, la loi de l’offre et de la demande. La réappropriation des moyens de production, ou au moins leur apprivoisement, nous place en position de force dans un contexte de lutte systémique : le maillon le moins valorisé de la chaîne peut désormais faire valoir son importance, non plus comme élément d’une masse non-identifiable, mais en tant qu’électron libre et capable. Il est de notre devoir de faire nôtres ces outils, d’en apprendre le fonctionnement, d’en évaluer la portée et la pertinence. Si ces outils demeurent aujourd’hui la propriété de grandes firmes (Amazon, Google, etc), nous devrons travailler à créer nos propres structures, à emprunter nos propres chemins, à lutter contre toute forme d’appropriation.


3. Face à la captation du droit d’auteur par les industries culturelles, nous aspirerons à l’affirmation d’un droit des auteurs

Autrices et auteurs professionnel·les sont confronté·es à un dilemme : à tenter de négocier nos contrats, nous risquons tout simplement de ne plus rien signer du tout. Cela nous oblige à accepter des contrats-types iniques dont seule la « tradition » justifie l’usage (cf. les pourcentages inférieurs versés aux autrices et auteurs pour la jeunesse, par exemple). Les accords récents (reddition des comptes, rémunération des interventions et des dédicaces, etc) vont dans le bon sens, mais ne suffisent pas. Nous devons militer pour imposer une durée d’exploitation limitée dans le temps et éventuellement reconductible. Nous devrions pouvoir conserver nos droits numériques si nous nous estimons capables d’en assurer l’exploitation. Nous devrions aussi pouvoir nous réserver les droits de traduction et d’adaptation audiovisuelle. Le droit des auteurs doit être une arme au service des principaux concernés, et non pas se retourner contre eux : car en cédant tous nos privilèges d’exploitation à des sociétés tierces, le droit d’auteur devient un droit d’éditeur ou d’ayants-droit. De la même manière, les droits des autrices/auteurs et ceux des lectrices/lecteurs ne doivent pas être dissous dans un complexe de « droits voisins » de plus en plus illisible. Le droit des bases de données ou le droit des éditeurs tel qu’il est actuellement envisagé au niveau européen légitime les appropriations indues des créations par les industries culturelles et du web. En conséquence, nous aspirons à l’émergence d’un encadrement légal de la durée et de l’exclusivité des contrats d’édition.


4. Nos actions et nos luttes s’appuieront sur des partenaires de confiance

Les sociétés d’édition ne sont pas nos ennemies. En revanche, certaines d’entre elles, indépendamment de leur taille, de leur structure ou de leur réputation, ont été dévoyées pour générer un maximum de profits avec un minimum de risque et de rémunération aux concerné·es, ou plus simplement n’ont pas de considération pour le travail des autrices et auteurs. Des allié·es existent pourtant. Nous devons les trouver et les inclure dans nos combats futurs. Éditeurs bien sur, mais aussi libraires, bibliothécaires, imprimeurs, codeurs, hébergeurs, etc, dans la perspective d’une valeur ajoutée patente et mutuelle. Nous travaillerons de concert, tout en gardant à l’esprit que les conditions de rémunération devront être équitables, respectueuses des créateurs·trices et avoir été négociées dans tous les cas au préalable.


5. Nous reprendrons la main en définissant nous-mêmes les conditions d’usage de nos œuvres

Les licences libres et de libre diffusion (comme les Creative Commons) sont aujourd’hui un moyen efficace de contrôler l’usage qui est fait de nos œuvres et d’en définir contours et limitations. Nous devons nous en emparer et les faire nôtres. Même si dans le cadre d’une exploitation conjointe, nous savons qu’il sera difficile d’imposer l’usage d’une telle licence, il n’est pas interdit d’essayer, d’argumenter, de militer. En nous réappropriant les moyens de production, de diffusion et de distribution, et à la seule condition que notre situation personnelle et financière nous le permette, nous pouvons aussi faire le travail nous-mêmes en nous passant de structure tierce.

Nous pensons que le partage —notamment numérique — des œuvres doit non seulement être possible, mais souhaitable : une diffusion large de la culture doit être notre horizon commun. Nous savons ce que nous devons à l’intelligence collective. À nous de lui rendre ce qu’elle nous a donné et de trouver des modèles économiques en adéquation avec cette éthique. Les lois sur le « libre accès » (open access) récemment introduites dans plusieurs pays européens (et bientôt en France) permettent aux chercheurs de republier leurs œuvres sous certaines conditions, indépendamment des restrictions d’usage imposées par les éditeurs. Des dispositions similaires devraient être envisagées pour l’ensemble des créations, des créatrices et des créateurs, afin de favoriser leur indépendance.


6. Nous définirons un nouvel horizon économique et social

On dit que les autrices et auteurs sont individualistes et incapables de se fédérer, mais qui nous a cantonné·es à ce stéréotype ? La stratégie de l’entre-soi ne fonctionne pas : nos rémunérations ne cessent de baisser, suivant la même courbe que celle de la qualité de notre protection sociale. Cette précarisation doit être stoppée. Les lobbys des industries culturelles dissimulent leurs desseins derrière la défense de nos droits et cette hypocrisie est inacceptable. Rien n’a été fait par eux pour endiguer la dégradation de notre situation. Pourquoi dès lors leur faire confiance pour résoudre des problèmes qu’ils ont contribué à créer ?

Nous devons être les instigateurs de ces changements pour trouver de nouveaux modèles. Notre émancipation économique et sociale pourra prendre plusieurs formes : mise en place de coopératives d’entraide, de formation et de soutien artistique et financier entre créatrices/créateurs, création et/ou utilisation de plateformes de crowdfunding et de mécénat (pour une œuvre seule et/ou pour soutenir un.e artiste sur la durée), d’un statut proche de celui des intermittents ou encore d’une licence créative globale ; militer pour la création d’un revenu de base humaniste, social et inconditionnel (qui ne saurait être voué à ancrer un peu plus les inégalités à travers la suppression des allocations, par exemple). Nous sommes tous des créateurs. Nous participons tous à la richesse de nos sociétés.

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Plus qu’un manifeste, cet appel est un constat qui doit nous exhorter à aller de l’avant. Le monde change, nous changeons avec lui, mais l’imagination est de notre coté. À nous de l’utiliser.

Si vous partagez la vision de ce manifeste, nous vous invitons à vous en emparer, à le republier sur vos blogs, sites, réseaux sociaux, et à le faire connaître. Vous pouvez également participer à sa perpétuelle élaboration ici. Chacun·e est bienvenue.


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Ce texte est placé dans le domaine public vivant via la licence Creative Commons CC0 1.0. Vous pouvez le copier, le modifier, le distribuer et le représenter, même à des fins commerciales, sans avoir besoin de demander l’autorisation.

Je vous donne RDV ce soir à 18 heures, pour me regarder dessiner en direct.

Je vous propose de venir me rejoindre à 18hr sur la page live d’InkEdit, où vous allez me voir dessiner en direct pendant une petite heure environ. C’est un premier essai sur une page web très simple, sans chat direct, donc si vous voulez commenter ou me parler en même temps, il vous faudra passer par mon profil et mur Facebook (et mes IMs, je veillerai au besoin à faire une discussion de groupe à ce moment là). Le but est de s’assurer que cela fonctionne, que c’est valide, que c’est intéressant à regarder et que cela vous plait, en attendant les perfectionnements de la page et de l’outil et sa future implémentation dans un site web.

Voilà je vous attends à 18 heure, avec plaisir ! Et n’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions !

InkEdit, un petit monstre logiciel graphique de dédicaces, by Philippe Majerus

InkEdit est un logiciel actuellement en betatest dont la fonction peut se résumer à : vous ouvrez InkEdit, vous ouvrez une page web et vous dessinez sous les yeux des gens connectés à la page, vous sauvegardez votre dessin, vous le téléchargez dans une page web, et les gens peuvent d’un clic vous voir redessiner le dessin en direct, à la vitesse à laquelle vous l’avez fait ou en replay accéléré, ils peuvent télécharger le dessin en format PNG ou autre, et ils peuvent même l’imprimer en haute qualité.

Oui, en gros, avec ça, je peux faire des dédicaces à distance. En fait, c’est même déjà fait. Et si je vous en parle, ce n’est pas parce que Philippe Majerus est un ami (et il en est un !), mais parce que je suis la testeuse et la conseillère artistique pour l’élaboration de ce petit monstre ! Continuer la lecture de InkEdit, un petit monstre logiciel graphique de dédicaces, by Philippe Majerus

Petit message que je relayerai une ou deux fois avant Noël…

Et j’en profiterai pour faire un panneau moins moche, mais c’est Lundi, un peu dur… Mais bref… j’avais vu passer quelque chose d’équivalent sur Facebook, mais d’une laideur transcendante ; je me suis dit que l’idée était bonne, mais desservie par l’aspect hideux. Alors, hop.

Et le message est simple et évident, je crois qu’il n’y a guère besoin d’épiloguer. Que ce soit dans votre voisinage immédiat ou virtuel, vous connaissez tous ces artisans et petits magasins locaux, ces artistes et créateurs sur le net. Ils se démerdent comme ils peuvent pour vivre, avec comme principal concurrent des enseignes monstres, des Carrefour, des Amazone, des FNAC. Mais vous ne trouverez que rarement, voire jamais, tous ces produits locaux, toutes ces créations d’artisans et d’artistes là-bas. Mais ils sont à coté de chez vous, ou à porté d’un clic de souris. Ils sont partout, ce sont vos voisins, vous en connaissez souvent quelques-uns.

Cette année, pensez-y. Et ça fait de très très chouettes cadeaux, originaux, parfois uniques, que vous ne trouverez nulle part ailleurs. Et vous ferez des heureux !

Téléchargez  ce panneau, partagez-le, diffusez-le, refaites-le détournez-le si ça vous chante et merci de tout cœur !

artisans

Le 1er Septembre, j’achète un livre/ebook francophone de SFFFH*

  • SFFFH : science-fiction/fantastique/fantasy/horreur

sssfh

Pour la seconde année, l’Invasion des Grenouilles, Collectif de promotion des littératures de l’imaginaire francophones, revient avec cet événement auquel j’avais participé l’année dernière. Vous pourrez en apprendre plus sur le projet sur leur page facebook, l’idée est quelque peu dans le titre, en soutient à la riche création francophone dans ce domaine.

Comme je ne peux pas vraiment choisir les prix et promos de mon livre chez mon éditeur, je ne peux pas vraiment faire d’offre spéciale, mais vous pouvez commander le livre et l’ebook du tome 1 ici-même : http://editionsstellamaris.blogspot.ch/2015/03/les-chants-de-loss-livre-1-armanth.html

Et si vous voulez une version dédicacée, sachez que vous pouvez me la commander à cette page, pour le prix de 30 euros (les frais d’envois depuis la Suisse sont un peu plus méchants), avec un dessin dédicacé de la la part de votre serviteur !

 Mais comme j’aurais regretté de ne pas faire quelque chose pour cet événement, voici donc, cadeau, les 10 premiers chapitres du tome 2 du roman, actuellement en cours d’écriture, au format PDF et ebook !

les-chants-de-loss-livre2-Melisaren-chap1-10 : PDF, 1.07 Mo

Les Chants de Loss, livre 2, Mélisaren, chapitres 1-10 :  epub, 707 Ko (pensez à faire : « télécharger la cible du lien sous » )

Et si je vous faisais un minicours de dessin par semaine ?

L’idée est très con…. et me demandera si je fais des vidéos soit un micro moins dégueu que la chose de mon micro-casque ; soit, car je n’aime gère les tutoriaux vidéos, simplement des screenshots, et quelques explicatifs écrits. Mais songeant que même en étant de niveau assez modeste dans mon art et ma profession, j’ai donné et donne encore des cours de dessin, et que ceux-ci finalement, se basent sur quelques matériels pour expliquer comment on s’y prends, suivi du traditionnel questions-réponses et exemples en direct.

Vous n’aurez alors que la partie : matériel de cours. J’ai une vie… surchargée, d’ailleurs, je suis abonnée au retard de la mort perpétuel et aux sueurs froids de la deadline menaçante. Mais cette partie vous permettra de voir comment on trace des volumes, comment on esquisse un corps humain, comment on procède de la création d’un visage, etc… bref, partir des choses les plus élémentaires, pour vous faire découvrir tout ce que je sais et que je peux apprendre du dessin et de l’illustration à autrui, et vous dire quels exercices à faire pour vous entrainer.

Vala… bon, est-ce que je vais avoir le temps, et est-ce que cela va intéresser du monde, on verra bien. mais je prévois de faire un premier essai Mercredi prochain, voir avec quels médias vous montrer u peu comment on bosse, et nous verrons si cela vous plait et si j’arrive à avoir le temps !