Jeux de rĂ´leLes copainchesLossUn dessin par jour

La convention du DĂ© qu’a dents 2015

(les photos sont d’Alysia LorĂ©tan, vous pouvez retrouver celles qu’elle a faite sur la Convention Ă  ce lien)

ForcĂ©ment, une convention de jeu de rĂ´le Ă  Monthey en fin Novembre, avec de la neige qui a tombĂ© dru juste avant, j’ai repris froid. Je veux dire, ce n’est une surprise pour personne, mĂŞme si je râle. Mais donc, parlons de la convention du DĂ© qu’a Dents Ă  Soluna, Ă  Monthey.

C’Ă©tait bien ! J’insiste : BIEN !

Pour une toute petite convention de jeux -de rĂ´le, de stratĂ©gie, de sociĂ©tĂ©, de plateau- il y avait une petite foule pile poile parfaite pour qu’on se sente pas Ă©touffĂ©e par le peuple, et idĂ©alement pour qu’on se sente dans un lieu bourdonnant d’animation. Et il y en avait ! J’avoue avoir eu du mal Ă  faire le tour de toutes les animations, principalement parce que je tenais mon stand Les Chants de Loss durant la journĂ©e. Mais Ă  mon grand plaisir, j’ai vu Alysia aller taper les jetons et les cartons Ă  deux trois jeux de plateau, et il n’y avait personne qui sembla perdu et n’ai pas de quoi s’occuper.

De ce coté là, chapeau bas, messieurs. Ambiance réussie !

CotĂ© rĂ©sultats purement personnels, j’ai aussi Ă©tĂ© surprise des ventes durant la convention : j’ai Ă©coulĂ© plusieurs romans, une tripotĂ©e de posters, et des gens sont encore venus le soir faire des achats pendant que je faisais une partie initiation des Chants de Loss le jeu de rĂ´le. Ce petit rĂ©sultat fort plaisant a d’ailleurs permis de profiter du bar et de la restauration sans se priver, et mĂŞme de descendre le temps de ma journĂ©e et soirĂ©e quatre bières venues de la Brasserie du Griffon, une brasserie locale, qui Ă©taient vachement bonnes !

Pour la partie initiation, je me suis sentie un peu en terrain connu : c’Ă©tait une bonne partie de la bande des Fous venus me rejoindre Ă  la tablĂ©e. Djoul, Le Yan, StĂ© et Claire dĂ©couvraient -ou redĂ©couvraient- le monde de Loss le temps du scĂ©nario le Diamant Rouge, qui va faire l’objet d’une réécriture dĂ©finitive, car il est clairement enthousiasmant pour les joueurs, facile d’accès, et prĂ©sente les aspects gĂ©opolitiques et les mĹ“urs de Loss de manière efficace.

Alors Ă  savoir que le scĂ©nar se joue en gĂ©nĂ©ral en 4-5 heures… avec les Fous, on a commencĂ© un peu après 20 heures, avec la demi-heure classique de prĂ©sentation rapide du système de jeu et des concepts de l’univers, et Ă  3h00 du matin, j’Ă©tais un peu très morte, et on a un tit peu bashĂ© la fin parce que je tenais plus la route. Mais je ne vous raconte pas les crises de rire, les moments tendus, les instants oĂą on a senti derrière les personnages les joueurs s’Ă©nervant contre la manière dont certaines personnalitĂ©s pensent leur regard au monde, aux hommes, aux femmes. Mention spĂ©ciale pour Le Yan qui jouait la femme d’Ă©pĂ©e du groupe et qui Ă  un moment avait de sĂ©rieuses envies de meurtre en rĂ©alisant que les ordinatorii de l’Eglise du Concile Divin sont une parfaite machine gĂ©opolitique Ă  dominer et imposer leur mode de pensĂ©e en Ă©crasant toute forme de doute.

Bref, aussi bien sur le fond (l’univers), que sur la forme (le système de jeu), Les Chants de Loss le jeu de rĂ´le a passĂ© avec succès son crash-test avec ma bande de Fous, chacun ayant fait des conneries improbables et ayant largement profitĂ© du système des archĂ©types et des exploits pour jouer peu ou prou Ă  un moment donnĂ© un rĂ´le majeur. Bravo Ă  eux de l’exploit de n’avoir pas pris une seule blessure de tout le scĂ©nar avec pourtant une scène de combat qui n’Ă©tait pas forcĂ©ment bien partie pour eux !

VoilĂ , ce fut une journĂ©e gĂ©niale, Ă©pique, amicale, chaleureuse et Valaisanne. Oui, ça veut dire de la raclette, des gens qui parfois gueulent fort et une forte consommation d’alcool qui a mis sur le toit deux trois personnes en fin de soirĂ©e. Mais sans que ce soit d’ailleurs vraiment gĂŞnant, tout le monde se tenait fort bien, mĂŞme les bourrĂ©s. Bon, je me serai passĂ© du Disco Ă  donf les amplis Ă  3h00 du matin, mais franchement, ce n’Ă©tait pas rĂ©ellement mĂ©chant. Par contre, cela a sonnĂ© un peu comme la retraite pour moi. Pas que j’aime pas le Disco (encore que le Disco chanson française j’ai du mal), mais je n’aime pas la sono Ă  bloc. Mais bon… 3h00 du matin, de toute manière, j’Ă©tais en Ă©tat de plier les gaules.

On remet ça l’annĂ©e prochaine !

Perles des joueurs durant la partie des Chants de Loss :

Djoul, très pragmatique sur le marchĂ© du travail : « L’esclavage, c’est un peu le Manpower du pauvre. »

StĂ©, dont la langue n’a pas fourchĂ©e, si si : « Tu peux aussi lui faire une clef de couille pour le dĂ©sarmer. »

Oui, il y avait des bières !

decadent2

Mon petit stand Ă  un moment de calme :

decadent4